| A December 2005 Léger Marketing poll gives the answer to an odd paradox: federal political parties are reluctant to declare themselves in favour of a greater role for the private sector in health care though a majority of Canadians are in favour of it. The answer is that, even though 58 percent of Canadians agree with " allow[ing] those who wish to pay for health care in the private sector to have speedier access to this type of care while still maintaining the current free and universal health care system" whereas 37 percent disagree, only 20 percent of Canadians would be more inclined to vote for a federal political party that promised to adopt this policy whereas 25 percent would be less inclined to vote for such a party. | Un sondage Léger Marketing de décembre 2005 répond à un étrange paradoxe: les partis politiques fédéraux sont réticents à se déclarer en faveur d'un plus grand rôle du secteur privé en santé même si une majorité de Canadiens y sont favorables. La réponse est que, bien que 58% des Canadiens soient d'accord qu'on "permette à ceux qui souhaitent payer pour des soins de santé dans le secteur privé d'avoir un accès plus rapide à ces soins, tout en maintenant l'actuel système de santé gratuit et universel" alors que 37% sont en désaccord, seulement 20% des Canadiens auraient plus tendance à voter pour un parti politique fédéral qui promettrait d'adopter cette politique alors que 25% auraient moins tendance à voter pour un tel parti. |
| Last week, a CROP poll found that most Quebecers agreed with the recent Supreme Court ruling in favour of private health insurance. Now, a Pollara poll shows that 55 percent of Canadians agree with the Supreme Court's position whereas 36 percent disagree with it. Moreover, 63 percent of Canadians would be willing to pay out of pocket for themselves or their family to have faster access to medical services that currently have long wait times. | La semaine dernière, un sondage CROP a trouvé que la plupart des Québécois étaient d'accord avec le récent jugement de la Cour suprême en faveur de l'assurance-maladie privée. Maintenant, un sondage Pollara montre que 55% des Canadiens sont en accord avec la position de la Cour suprême alors que 36% sont en désaccord. De plus, 63% des Canadiens seraient prêts à payer de leur poche pour qu'eux-mêmes ou leur famille puissent avoir un accès plus rapide aux services médicaux pour lesquels il y a présentement une longue période d'attente. |
| Quebecers seem to agree with the recent Supreme Court ruling in favour of private health insurance in Québec. Indeed, according to CROP, which conducted the first poll on this issue since the Court issued its ruling, 62 percent of Quebecers believe that the government of Québec should allow "private health insurance while protecting the integrity of the public system" whereas 32 percent believe that it should fight against private health insurance. | Les Québécois semblent en accord avec le récent jugement de la Cour suprême en faveur de l'assurance-maladie privée au Québec. En effet, selon CROP, qui a réalisé le premier sondage sur cette question depuis que la Cour a rendu son jugement, 62% des Québécois croient que le gouvernement du Québec devrait permettre "l'assurance santé privée tout en protégeant l'intégrité du système public" alors que 32% croient qu'il devrait s'opposer à l'assurance-maladie privée. |
The Supreme Court of Canada has just issued a ruling against the prohibition of private health insurance in Québec:
The evidence in this case shows that delays in the public health care system are widespread, and that, in some serious cases, patients die as a result of waiting lists for public health care. The evidence also demonstrates that the prohibition against private health insurance and its consequence of denying people vital health care result in physical and psychological suffering that meets a threshold test of seriousness. We can suppose that Quebecers agree with this ruling: according to a April 2005 Léger Marketing poll, 65 percent of Quebecers would find it accpetable if "the Government were to allow those who wish to pay for healthcare in the private sector to have speedier access to this type of care while still maintaining the current free and universal healthcare system." See also La sphère des idées J.H., Claire Joly and Potent Pew on the same topic. | La Cour suprême du Canada vient de rendre un jugement contre la prohibition de l'assurance maladie privée au Québec:
En l’espèce, la preuve démontre que les délais du système public sont répandus et que, dans des cas graves, des patients meurent en raison de listes d’attente pour la prestation de soins de santé publics. La preuve établit également que la prohibition de souscrire une assurance maladie privée – et le fait que des personnes soient en conséquence de celle-ci privées de soins vitaux – entraîne des souffrances physiques et psychologiques qui satisfont à un critère de sériosité. On peut supposer que les Québécois sont en faveur de cette décision: selon un sondage Léger Marketing d'avril 2005, 65% des Québécois accepteraient que "l'État permette à ceux qui souhaitent payer pour des soins de santé dans le secteur privé d’avoir un accès plus rapide à ces soins, tout en maintenant l’actuel système de santé gratuit et universel." Voir aussi la sphère des idées J.H., Claire Joly et Potent Pew à ce sujet. |
| Pierre Lemieux explores in an article published in the magazine MD Canada the concept of the Public Health State. | Pierre Lemieux explore dans un article publié dans le magazine MD Canada le concept du Public Health State. |
Environics has a rather interesting poll on health care:
Two-thirds [of Canadians] support private sector delivery of health care, as long as it is publicly financed. One-half think they should have the right to buy private health care out of their own pocket to obtain timely access. | Environics a un sondage plutôt intéressant sur la santé:
Les deux tiers [des Canadiens] sont en faveur que les soins de santé soient fournis par le secteur privé, en autant qu'ils soient financés par le secteur public. La moitié croient qu'ils devraient avoir le droit de payer de leur poche pour obtenir un accès rapide aux soins de santé. |
| The Meatriarchy recalls receiving a call from a NDP volunteer warning him that if the Conservatives won, they would institute a two-tier American-style health care system... | The Meatriarchy se souvient d'avoir reçu un appel d'un militant du NPD l'avertissant que si les Conservateurs gagnaient, ils instaureraient un système de santé américain à deux vitesses... |
| About a month ago, I wrote a post on the Shotgun remarking that Quebecers were more supportive of the idea of allowing those wishing to pay to get faster access to health care in the private sector. A poll commissioned by the Montréal Economic Institute confirms it: 51% of respondents from all over Canada agree with an increased role for the private sector compared with 68% in Québec. The Action Démocratique du Québec, who had already indicated that a relaxing of the Canada Health Act was one of its 5 priorities for the federal campaign, used the opportunity provided by this poll to demand of political parties that they give a greater role to the private sector in health care. The ADQ is particularly calling out the Bloc by asking it "to reassure us and to tell us clearly that its MPs will fight in Ottawa to make Québec's wishes heard on the role of the private sector in health care." This turn of events is something to grin about, since I already pointed out that its leftist leanings had brought the Bloc to run to the defense of the current system. Not only does the Bloc not always defend provincial autonomy against federal encroachments, but sometimes it does not even defend Québec's way of seeing matters. (Yes I know, none of the federal parties have promised to relax the Canada Health Act. But the Bloc is the only one to claim being the spokesgroup of Québec's specific way of seeing matters.) | Il y a environ un mois, j'écrivais un billet sur le Shotgun faisant remarquer que les Québécois appuient plus que le reste du Canada l'idée de permettre à ceux qui souhaitent payer d'obtenir des soins de santé plus rapides dans le secteur privé . Un sondage commandé par l'Institut Économique de Montréal le confirme: 51% des répondants à l'échelle du Canada sont en accord avec une présence accrue du secteur privé par rapport à 68% au Québec. L'ADQ, qui avait déjà indiqué qu'un relâchement de la Loi canadienne sur la santé était l'une de ces 5 priorités pour la campagne fédérale, a profité de la sortie de ce sondage pour demander aux partis fédéraux de faire plus de place au privé en santé. L'ADQ interpelle plus particulièrement le Bloc en lui demandant "de nous rassurer et nous dire clairement que ses députés se battront à Ottawa pour faire entendre la volonté du Québec sur la place du privé en santé." Cette tournure des choses à de quoi faire sourire, étant donné que j'ai signalé que ses penchants gauchistes avaient amenés le Bloc à se porter à la défense du système actuel. Non seulement le Bloc ne défend pas toujours l'autonomie provinciale contre les empiètements fédéraux, mais parfois il ne défend même pas la vision québécoise des choses. (Oui je sais, aucun parti fédéral ne s'est prononcé pour un rêlachement de la Loi canadienne sur la santé. Mais le Bloc est le seul à se proclamer le porte-parole de la vision spécifiquement québécoise des choses.) |
| Chicagoboyz is talking about the American and Canadian health care systems in the context of the debate in the United States about the reimportation of drugs sold in Canada.
Remember that if Americans begin to reimport drugs sold in Canada, the very probable result will be the end of price controls on drugs in Canada. | Chicagoboyz parle des systèmes de santé américain et canadien dans le contexte du débat aux États-Unis sur la réimportation des médicaments vendus au Canada.
Remarquez que si les Américains se mettent à réimporter les médicaments vendus au Canada, il est fort probable que ça soit la fin des contrôles de prix des médicaments au Canada. |
| I have some observations on the Shotgun about Conservatives, Quebecers and their opinions on the role of the private sector in health care. | J'ai quelques observations sur le Shotgun sur les Conservateurs, les Québécois et leurs opinions sur le rôle du secteur privé dans les soins de santé. |
| Pierre Pettigrew indicates that the federal government is ready to abandon Stalinism in health care.
Of course, when the Conservatives dare to say the same thing, the Liberals accuse them of wanting to destroy Canada. | Pierre Pettigrew indique que le gouvernement fédéral est prêt à abandonner le Stalinisme dans les soins de santé.
Évidemment, quand les Conservateurs osent dire la même chose, les Libéraux les accusent de vouloir détruire le Canada. |
| A Saskatchewan Indian band is planning to open up a private MRI on its reserve, where provincial prohibitions on private MRIs do not apply. Of course, the provincial NDP government is all up in arms about this prospect. Perish the thought that Indian bands could contribute something highly useful to society in a Saskatchewan where waiting lists for MRI scanning go up to 22 months. Their proper place seems to be as casino operators. Normand Laberge, president of the Canadian Association of Radiologists, frets about the prospect of the Band building a full-fledged private hospital even though no such plans are on the table. He adds that this has the potential of "literally killing the public health care system", but does not explain what is so desirable about a system that can be single-handedly destroyed by a single private hospital. In Saskatchewan, you can take money out of your pocket to pay for alcohol, porno films, SUVs, sport tickets, pottery, lawnmowers or cellular phones. But taking money out of your pocket to pay for your own health care, to pay for a MRI scan? Verboten!
(Found via Polspy) | Une bande amérindienne de Saskatchewan planifie Indian d'ouvrir une résonance magnétique privée sur sa réserve, où les prohibitions provinciales sur les RM privées ne s'appliquent pas. Évidemment, le gouvernement provincial NPD est pris de panique face à cette possibilité. Que surtout personne ne pense que les bandes amérindiennes puissent fournir quelque chose d'hautement utile à la société dans une Saskatchewan où les listes d'attentes pour des scans de RM sont de 22 mois. Il semble qu'ils ne soient à leur place qu'en opérant des casinos. Normand Laberge, président de l'Association canadienne des radiologistes, s'inquiète que la bande bâtisse un hôpital privé au complet même si aucun plan de la sorte n'est sur la table. Il ajoute que cela a le potentiel de "litéralement tuer le système de santé public", mais n'explique pas ce qui est si désirable dans un système qui peut détruit par un seul hôpital. En Saskatchewan, vous pouvez sortir l'argent de votre poche pour payer de l'alcool, des films porno, des VUSs, des tickets de sports, de la poterie, des tondeuses ou des téléphones cellulaires. Mais sortir de l'argent de votre poche pour payer des soins pour votre propre santé, payer pour scan de RM? Verboten!
(Trouvé via Polspy) |
A vice never comes alone. The Duke University Medical Center has documented the existing link between tabagism and alcoholism:
"Epidemiological, clinical, and laboratory evidence clearly indicate a behavioral link between cigarette smoking and alcohol use," Rose said. "The combined use of cigarettes and alcohol presents health risks over and above the risks posed by smoking alone, and thus constitutes a serious public health problem which deserves additional research attention. In particular, understanding the pharmacological basis of the interaction between alcohol and nicotine could lead to the development of effective strategies for treating the drugs' dual use."Some very interesting research. However, I'm wondering what anti-tobacco Jihadists will do when they learn this news. Some of them have already declared a Holy War against cigarettes (they demand an outright ban on cigarettes), so we can expect that, now that such a link has been established between tobacco and alcohol, we won't have to wait too long before they launch a fatwa against alcohol. They certainly will not be alone in this quest, Radley Balko has documented how a neoprohibitionist movement is gradually mounting an attack on alcohol consumption. Here is how the Criminal Code probably will be amended during the next years: the word "marijuana" is replaced by "tobacco" and vice-versa. | Un vice ne vient jamais seul. Le centre de recherche médical de l'Université Duke a documenté le lien qui existe entre le tabagisme et l'alcoolisme:
"Des preuves épidémiologiques, cliniques et expérimentales indiquent clairement un lien comportemental entre la consommation de cigarettes et d'alcool", a dit Rose. "L'usage combiné des cigarettes et de l'alcool pose des risques de santé plus élevé que ceux posés par les cigarettes seules, et constitue ainsi un problème sérieux de santé publique qui mérite qu'on y fasse plus de recherche. En particulier, comprendre la base pharmacologique de l'interaction entre l'alcool et la nicotine pourrait amener au développement de stratégies efficaces pour traiter l'usage combiné de ces drouges."Une étude très intéressante. Cependant, je me demande ce que les jihadistes anti-tabac vont faire quand ils vont apprendre cette nouvelle. Certains d'entre eux ont déjà déclaré une Guerre Sainte contre la cigarette (ils réclament l'interdiction pure et simple des cigarettes), alors on peut s'attendre que, maintenant qu'un tel lien est établi entre le tabac et l'alcool, on n'aura pas à attendre très longtemps avant qu'ils lancent une fatwa contre l'alcool. Ils ne seront certainement pas seul dans cette quête, Radley Balko a documenté comment un mouvement néoprohibitionniste s'attaque graduellement à la consommation d'alcool. Voici comment le code criminel risque d'être amendé dans les prochaines années: le mot "marijuana" est remplacé par "tabac" et vice versa. |
| Do not fear, this is not the latest blunder of Stephen Harper. This is rather an interesting speech delivered in 2001 by Alain Dubuc, then editorialist of La Presse, on the ills of the Canadian and Quebec nationalisms.
He begins by noting the ills of Quebec nationalism: Our nationalism, for a long time a survival tool, was largely inspired by the numerous defeats that marked the tribulations of the French in America over the centuries, from the Plains of Abraham to Meech Lake. Its heroes are often losers: Montcalm, Dollard des Ormeaux, de Lorimier, Riel, the Patriotes, or even René Lévesque, who founded the Parti québécois but lost his referendum.He also notes to what extent the sacred cows and "traditions" of the Quebec and Canadian nationalism are recent: Of course, there are characteristics of the Canadian identity that are deeply rooted, a history relatively free of violence, for instance; a capacity for coexistence among different cultures.An important pillar of Canadian nationalism (which ironically finds its equivalent answer in Quebec nationalism) is the welfare state. However, this brings up pitfalls: The trap does not lie in these admirable policies, but in what they've generated in the collective unconscious. They have served to shape the Canadian identity because they help distinguish Canada from its threatening neighbour.Another pitfall of this nationalism is to sometimes verge on one-think and intolerance: Another perverse effect, a much more disquieting one, is the development in Canada of an ideological orthodoxy. In Québec there are pressures that discourage intellectuals from straying from sovereigntist dogma without running the risk of exclusion and mistrust. I know something about this. The same process is at work in Canada, on another basis, that of the Canadian social model. It is difficult to be a true Canadian without espousing the centre-left values that underlie our welfare state.Of course, one-think leads to a one-party system: This leads to another perverse effect that is beginning to appear in the Canadian political landscape. The ideological corridor is narrow to the point where only one political party can still embody the untouchable and unassailable values that define Canada, and that is the Liberal Party of Canada. So much so that Canada is gradually making its way towards a new situation, that of a single-party parliamentary regime.A very interesting speech that is still relevant today. | N'ayez crainte, il ne s'agit pas de la dernière gaffe de Stephen Harper. C'est plutôt un discours intéressant prononcé en 2001 par Alain Dubuc, alors éditorialiste de La Presse, sur les problèmes des nationalismes québécois et canadien.
Il commence par noter les problèmes du nationalisme québécois: Notre nationalisme, longtemps un outil de survivance, s'est largement inspiré des nombreuses défaites qui ont marqué les tribulations des Français d'Amérique au fil des siècles, des Plaines d'Abraham au Lac Meech. Ses héros sont souvent des vaincus, Montcalm, Dollard des Ormeaux, de Lorimier, Riel, les Patriotes ou même René Lévesque, qui a fondé le Parti québécois mais perdu son référendum.Il note aussi à quel point les vaches sacrées et les "traditions" des nationalismes québécois et canadien sont récentes: Bien des traits de l'identité canadienne sont profondément enracinés, par exemple une histoire relativement exempte de violence, une capacité de coexistence entre cultures différentes, une tradition de neutralité.Un pilier important du nationalisme canadien (qui trouve ironiquement son équivalent identique dans le nationalisme québécois) est l'État-Providence. Cependant, cela comporte des pièges: Le piège n'est pas dans ces politiques, admirables, mais dans ce qu'elles ont engendré dans l'inconscient collectif. Elles ont permis une plus grande justice sociale, mais elles ont aussi servi à façonner l'identité canadienne parce qu'elles contribuaient à distinguer le Canada de son voisin menaçant.Un autre piège de ce nationalisme est aussi de verser dans la pensée unique et l'intolérance: Un autre effet pervers, bien plus préoccupant, c'est le développement au Canada d'une pensée unique. Au Québec, il existe des pressions qui découragent les intellectuels de s'écarter du dogme souverainiste sans risquer l'exclusion et la méfiance. J'en sais quelque chose. Le même processus est à l'oeuvre au Canada, sur une autre base, celle du modèle social canadien. Il est difficile d'être un grand Canadien sans épouser les valeurs de centre-gauche qui sous-tendent notre welfare state.Évidemment, la pensée unique amène le parti unique: Cela mène à un autre effet pervers qui semble commencer à se manifester dans le paysage politique canadien. Le couloir idéologique est à ce point étroit que nous sommes au stade où un seul parti politique peut encore incarner des valeurs intouchables et inattaquables qui définissent le Canada, et c'est le Parti libéral du Canada. Tant et si bien que le Canada risque de se diriger doucement vers une nouvelle forme de démocratie, celle d'un régime parlementaire à parti unique.Un discours très intéressant et toujours d'actualité. |
| We all know this story. Peter Mackay and the Progressive Conservatives demanded that the leader of the new Conservative Party be elected by giving an equal weight to every riding. The result is that 10,000 members from Quebec covering 75 ridings have a weight almost three times that of 100,000 members from Alberta covering 28 ridings. (Segacs's World I Know says that Conservatives from Quebec now have a God-complex)
It is obvious this gives to each of the three leadership candidates a big incentive to court Quebec Conservatives. Harper and Clement charged more or less subtly Belinda Stronach with using her money to turbocharge her campaign in Quebec. However, I think it is rather that Belinda is closer to Quebecers on some hot issues. For example, it is known Belinda spectacularly declared herself in favour of gay marriage, going as far as saying that marriage is a human right for gays. Nobody will be surprised to learn that Quebecers are more supportive of gay marriage than the rest of Canada: In favour of gay marriage:It is also known that Belinda Stronach is in favour of a greater role for the private sector in health care and says that the Canada Health Act must not be a straitjacket. As surprising as it might seem, Quebecers are more supportive of private health care than the rest of Canada: In response to rising health care costs, support for allowing private services for those who can afford them has risen dramatically in Quebec. In a single year, it jumped 11% to reach 49%. The same figure for the rest of Canada is 33%, a modest 2% increase over 2001. Thus, while there was only a seven-point difference on the issue between Quebecers and other Canadians a year ago, there is now a 16-point gap.In conclusion, it seems that Quebec Conservatives are as a group more fiscally than socially conservative. Neither Clement nor Harper seem to hold an especially so-con agenda, but Belinda is succeeding in Quebec because she gives the clearest impression of wanting to ditch hard-right social conservatism. | On connaît tous l'histoire. Peter Mackay et les Progressistes-Conservateurs ont exigé que le chef du nouveau Parti Conservateur soit choisi en donnant une voix égale à chaque comté. Le résultat est que les 10 000 membres québécois répartis sur 75 comtés ont une voix presque trois fois plus important que les 100 000 membres albertains répartis sur 28 comtés. (Segacs's World I Know dit que les Conservateurs québécois ont maintenant un complexe divin)
Il est évident que ça donne aux 3 candidats à la chefferie un grand incitatif à tenter de séduire les Conservateurs québécois. Harper et Clement ont accusé plus ou moins subtilement Belinda Stronach de se servir de son argent pour mousser sa campagne au Québec. Cependant, je pense plutôt c'est que Belinda est plus près des Québécois sur certains dossiers chauds. Par exemple, on sait que Belinda s'est prononcé de manière spectaculaire en faveur du mariage gai, allant même jusqu'à dire que le mariage est un droit humain pour les gais. Personne sera surpris d'apprendre que les Québécois sont plus en faveur du mariage que le reste du Canada: En faveur du mariage gai:On sait aussi que Belinda Stronach est en faveur d'un plus grand rôle du secteur privé dans les soins de santé et dit que la Loi canadienne sur la santé ne doit pas être une camisole de force. Aussi surprenant que ça puisse paraître, les Québécois sont plus favorables au privé dans les soins de santé que le reste du Canada: En ce qui concerne le problème de la hausse des coûts de la santé, les appuis à la prestation de services par le secteur privé aux personnes ayant les moyens de payer ont nettement augmenté au Québec. Ils atteignent maintenant 49 %, un bond de 11 % en un an. À l'extérieur du Québec, en revanche, ces appuis sont de 33 %, soit seulement 2 % de plus qu'en 2001.En conclusion, il semble que les Conservateurs québécois sont globalement plus fiscalement que socialement conservateur. Ni Clement, ni Harper ne semblent avoir un agenca spécialement socio-conservateur, mais Belinda réussit bien au Québec précisément parce qu'elle donne l'impression la plus nette de vouloir délaisser le conservatisme social pur et dur. |
| Congratulations to Denys Arcand who just won an Oscar for his film Les Invasions Barbares.
This film features a dying socialist professor who is headed for a death without dignity in the very overcrowded public health care system of Quebec. He avoids this fate only thanks to the intervention of his rich son Sébastien, an investment banker, who bribes the hospital's adminstration and labor union to get special treatment for his father and who brings him in an American hospital to get a scan, etc. I could philosophize for a long time on this, but the three following commentators already did it very well. Amanda Oliver, in TechCentralStation: This movie made waves in Canada with its exposure of a failing healthcare system -- but it has a much broader message for us. It's not anti-union or anti-healthcare practitioner, but anti-coercion. It makes a stand for liberty. It celebrates the human face of free enterprise, capitalism with a heart. It's up to us to carve our own destiny. Socialist ideas make powerful and appealing rhetoric -- but once implemented, they strip people of their dignity and individual rights. Gilles Guénette, in Le Québécois Libre: Subtly, Les invasions feature one of the strongest male character ever in the cinema of Quebec. Sébastien is completely the opposite of his father. He is conservative, responsible, full of principles and convictions, loyal, faithful in love and in the end rather sympathetic. Far from spending most of his time laying around in the streets of Le Plateau - be honest: that's exceptional in Québécois cinematography! - he has a career, is balanced psychologically and seems at peace with himself. André Gosselin, in Les Affaires: In his film, Arcand shows us a person can be capitalist, globalist, individualist, open to new technologies and classically liberal (both in its economic and political sense) while being generous, sensitive, humanist and responsible. That's the most beautiful lesson of this film. UPDATE 2004-03-04: See also Brian Micklethwait's review at Samizdata. | Félicitations à Denys Arcand qui vient de gagner un oscar pour son film Les Invasions Barbares.
Ce film met en scène un professeur socialiste mourant qui se dirige vers une fin sans dignité dans le très surchargé système de santé public québécois. Il y échappe seulement grâce à l'intervention de son riche fils courtier, Sébastien, qui soudoie les administrateurs et le syndicat d'un hôpital québécois pour obtenir un traitement de faveur pour son père et qui l'amène dans un hôpital américain pour un scan, etc. Je pourrais philosopher longtemps là-dessus, mais les trois commentateurs suivants l'ont déjà très bien fait. Amanda Oliver, pour TechCentralStation: Ce film a fait des vagues au Canada pour avoir exposé un système de santé en piètre état -- mais il nous offre un message bien plus large. Il n'est pas anti-syndicat ou anti-professionnel de la santé, mais anti-coercition. C'est un plaidoyer pour la liberté. Il célèbre le côté humain de la libre entreprise, le capitalisme avec un coeur. C'est à nous de tailler notre propre destinée. Les idéaux socialistes produisent une rhétorique puissante et séduisante -- mais une fois qu'ils sont mis en pratique, ils enlèvent aux gens leur dignité et leurs droits individuels. Gilles Guénette, pour Le Québécois Libre: Mine de rien, Les invasions mettent en scène l'un des plus forts personnages masculins que le cinéma québécois nous ait donné. Sébastien est tout le contraire de son père. Il est conservateur, responsable, plein de principes, de convictions, loyal, fidèle en amour et somme toute assez sympathique. Loin de passer le clair de son temps à flâner dans les rues du Plateau – avouez que c'est exceptionnel dans la cinématographie québécoise! –, il a une carrière, est psychologiquement équilibré et semble en paix avec lui-même. André Gosselin, pour Les Affaires: Dans son film, Arcand nous montre qu’on peut être capitaliste, mondialiste, individualiste, ouvert aux technologies et libéral (au sens économique et politique), tout en étant généreux, sensible, humaniste et responsable. Voilà la plus belle leçon de ce film. MISE À JOUR 2004-03-04: Voir aussi la critique de Brian Micklethwait sur Samizdata. |
Les partisans d'un système de santé à la soviétique sont désemparés: Claude Castonguay, le père de l'assurance-maladie publique, reprend son plaidoyer en faveur du privé:
Il a rappelé qu'un comité du Sénat, présidé par le sénateur Kirby, avait conclu que les gouvernements ne pouvaient plus maintenir inchangé un système public incapable de satisfaire en temps utile la demande pour des soins médicalement nécessaires et, en même temps, empêcher les Canadiens de se procurer des soins auprès d'instances privées.Au Québec, vous êtes libre de flamber votre argent au casino ou dans des billets de loterie (en fait, les annonces de la société d'État Loto-Québec vous encouragent à le faire). Mais si vous voulez utiliser votre argent pour vous payer une chirurgie sans file d'attente, le dogme de l'égalitarisme vous interdit de le faire: il ne faudrait que quelqu'un puisse avoir des meilleurs soins de santé qu'un autre. Tout le monde doit bénéficier du meme niveau douteux de service.M. Castonguay estime que le gouvernement devrait s'inspirer de l'avenue empruntée par divers pays de l'Union européenne, dont la France, qui "face à la montée des coûts et à la lourdeur du système public ont ouvert la porte à des systèmes privés et ont vu une augmentation de l'offre de soins".
Un médecin britannique, le Dr. John Harris, vient d'atteindre un nouveau sommet dans le relativisme culturel. Lorsque des militants anti-avortement lui ont demandé de comparer le statut moral d'un embryon versus celui d'un nouveau-né, il a répondu qu'il ne pensait pas que "l'infanticide était toujours injustifiable" et il a rajouté que "la pratique de l'infanticide est très répandue et acceptée dans la plupart des pays".
Ben oui, quel argument fantastique! Des paysans en Chine noient leurs petites filles dans les rizières. Pourquoi on peut pas faire pareil?!?!??
Comme on dit: "Ayez l'esprit ouvert, mais pas tellement ouvert que votre cervelle vous sort par les oreilles".
Scott Adams, le créateur de Dilbert, a déjà dit que "l'humanité serait perdue le jour où il deviendrait plus cher de draguer que d'utiliser la réalité virtuelle" pour simuler une relation sexuelle. On va dans cette direction. Les poupées gonflables sont de plus en plus réalistes, même très réalistes. Comme le note Godless sur Gene Expression, il devrait être possible d'ici quelques années d'équiper ces poupées de micromoteurs, de senseurs, d'intelligence artificielle, de simulateurs de mouvements, de modules de conversation... et même de gérer des surfaces humides et auto-nettoyantes!
Notre société a déjà largement séparé le sexe de la procréation. Les Canadiens français ont déjà eu des taux de natalité si élevés que Mackenzie King a hésité à introduire les allocations familiales fédérales en 1943. Selon son adjoint Jack Pickersgill, il considérait que ces allocations, vu les différences entre le taux de natalité du Canada français et du Canada anglais, constitueraient une grave menace pour l'unité nationale; seule la conscription semblait être une plus grande menace. Mackenzie King n'aurait plus ce genre de problèmes aujourd'hui. Le taux de fécondité des femmes québécoises a chuté de 4 au début des années 1950 à moins de 1,5 aujourd'hui. Cela signifie qu'une femme québécoise moyenne n'aura que 1,5 enfants en moyenne, ce qui est bien inférieur aux 2,1 qui sont nécessaires pour assurer le renouvellement des générations. On ne sera alors pas surpris d'apprendre que la pyramide des âges devient dangereusement inversée. Il y a environ deux fois moins de personnes qui sont nées en 2000 qu'en 1960. Les conséquences sont évidentes. Le Québec verra son poids démographique dans le Canada diminuer, de même que sa proportion de députés à la Chambre des Communes et son influence politique diminueront. De plus, lorsque que ceux qui sont nés en 1960 prendront leur retraite, ils ne pourront que difficilement compter sur les générations futures pour maintenir leur niveau de vie et avoir accès à des soins de santé. Cette séparation entre le sexe et la procréation peut être illustrée de manière encore plus spectaculaire par les statistiques sur l'avortement: pour 100 naissances au Québec, il y aura 40 avortements et une femme québécoise se fera avorter en moyenne 0,6 fois dans sa vie.
La séparation s'est aussi faite entre le sexe et l'engagement. Tout le monde est au courant du déclin du mariage partout en Occident. Mais les statistiques québécoises sont encore plus révélatrices. 51,4% des mariages finiront en divorce. À peine 1 mariage sur 1000 des mariages célébrés en 1964 s'étaient terminés par un divorce à l'intérieur de 5 ans par rapport à 11,5% de ceux célébrés en 1997. 4% des mariages célébrés en 1964 se sont terminés par un divorce à l'intérieur de 10 ans contre 25% pour ceux célébrés en 1990. C'est encore plus spectaculaire lorsqu'on considère à quel point peu de gens se marient. Au début des années 1950, virtuellement tout le monde se mariait, alors qu'aujourd'hui à peine 30% des gens se marient.
Le développement et le raffinement des poupées gonflables s'inscrit dans un processus encore plus poussé qui achèvera la séparation entre le sexe et l'amour. Avec la prolifération des "one night stand" et des "fuck friends", avec la légalisation probable de la prostitution, avec l'arrivée d'implants bioélectriques permettant de produire un orgasme, la tendance semble irrésistible. Un à un, les fils que la nature et la culture avaient utilisés pour faire du sexe une force génératrice et civilisatrice auront été rompus.
Et si ce n'était pas une fatalité? Après tout, la possibilité de choisir une vie de débaûche sans contact humain, sans engagement ou sans responsabilité parentale n'implique pas qu'il faut choisir ce style de vie, pas plus que l'existence d'une falaise n'implique qu'il faut sauter en bas de cette falaise. Cela démontre l'importance de bien valoriser les valeurs familiales et de les transmettre à nos enfants. Il faut que les gens voient avec respect des institutions comme la famille et le mariage. Qu'ils voient les responsibilités et l'engagement non comme une corvée mais comme un défi. Qu'ils voient un enfant non comme un fardeau mais comme une bénédiction. Finalement, il faut garder en mémoire les paroles de Edmund Burke: la société n'est pas qu'un contrat liant ceux qui vivent, la société est un contrat liant ceux qui ont vécu, ceux qui vivent et ceux qui vivront.
Quel mauvais timing! À peu près une semaine après que j'aie exprimé de l'admiration pour le Pape, voilà que le Guardian nous apprend que l'Église Catholique répand une propagande ridicule sur les condoms.
Ainsi, selon le Cardinal Trujillo, les condoms n'offriraient aucune protection contre le HIV et le SIDA parce que le latex condoms contient des pores qui sont 450 plus gros que le virus du HIV. Il y a un consensus scientifique et médical quasi-universel, couvrant l'OMS, les associations médicales et les ministères de la santé de tous les pays occidentaux, pour dire que les condoms offrent une protection adéquate contre le SIDA et notre bon Cardinal s'imagine qu'ils sont tous dans le champ et qu'il détient la vérité! Heureusement, on sait depuis Galilée qu'il ne faut pas se fier à l'Église dans le domaine scientifique.
Déjà sur le point théorique, l'affirmation du Cardinal ne tient pas la route. Le virus du HIV est 50 (pas 450) plus petit que les pores contenus dans le latex. Et après? Le virus du HIV ne se déplace pas de lui-même, dans le vide. Ça lui prend un milieu pour se déplacer, notamment le sperme. Or, les condoms offrent une barrière imperméable à l'air, à l'eau et donc évidemment au sperme, donc le HIV ne passe pas. Si vous vous imaginez que le virus pourrait se séparer du sperme pour passer à travers des pores: oubliez ça. La tension de surface du sperme est largement assez grande pour empêcher qu'un tel phénomène soit énergétiquement possible. En fait, une molécule d'eau est infiniment plus petite que le virus du HIV et pourtant la molécule d'eau ne traverse pas les pores. Pourquoi? Toujours la même explication. La tension de surface de l'eau rend ce phénomène énergétiquement impossible.
De plus, les condoms ont été soumis à des tests pratiques rigoureux. On a injecté une solution contenant du HIV dans un condom, on y a inséré un outil en forme de pénis et on l'a vigoureusement frotté dans à l'intérieur d'un tube contenant un culture de bactéries. Le résultat: le HIV n'a pas infecté la culture. On a aussi effectué des analyses épidémiologiques sur des couples comportant un partenaire séropositif et un autre séronégatif. Le résultat: l'usage du condom réduit dramatiquement le taux de transmission.
Bref, sans grande surprise, notre Cardinal est mieux de ne pas changer de carrière: il ne ferait pas long feu en science.
De répandre une telle propagande minable et démagogique est bien sûr extrêmement immoral et dangereux quand on sait à quel point le SIDA ravage l'Afrique. L'Église s'imagine peut-être qu'elle va faire peur aux gens et que ceux-ci ne feront plus l'amour, ou du moins restreindront grandement leurs pratiques sexuelles. Un scénario beaucoup plus réaliste est que les gens continueront à faire l'amour, mais n'utiliseront pas de condoms, ce qui est désastreux dans le contexte actuel de l'Afrique.
Finalement, c'est même d'un point de vue de théologique que cette campagne est outrageuse. Si d'avoir une vie sexuelle réservée est moral et est une vertu en soi, alors l'Église doit souhaiter que les gens adhèrent à un tel style de vie parce qu'ils croient que c'est moral et vertueux, non pas parce que l'Église a mené une campagne de peur démagogique contre les condoms. Si je ne saute pas en bas d'une falaise parce que j'ai peur de m'écraser, est-ce que ça fait de moi une personne vertueuse?
Mais si je sautais en bas d'une falaise précisément parce que j'ai peur de m'écraser, ça ferait surtout de moi une personne mal informée ou stupide. C'est précisément ce que l'Église tente de faire avec des dizaines de millions de ses fidèles.
Une traduction anglaise de cet article a été créée le 13 octobre 2003. Vous pouvez la trouver ici.
C'est du moins ce que prétendent avoir développé les chercheurs du Anzac Research Institute, selon cet article de Radio-Canada. Il semblerait de plus que ce contraceptif ne comporte aucun effet secondaire.
Ça semble presque trop beau pour être vrai. Ça fait longtemps qu'on attend d'avoir un tel contraceptif masculin qui soit une alternative fiable au condom. Le problème avec les contraceptifs féminins, comme la pilule ou le diaphragme, sont précsiément que c'est la femme qui est en contrôle de cette contraception. Donc, si elle ne se protège pas correctement, volontairement ou par négligence, et qu'elle tombe enceinte de vous, elle peut vous forcer à payer une pension alimentaire à cet enfant ou à assumer un rôle de père, donc vous pouvez vous retrouver responsable d'une erreur ou d'une tromperie de votre blonde!
Au moins avec un contraceptif masuclin, si vous devez payer une pension alimentaire, ce ne sera que parce que vous assumerez la responsabilité de votre faute. De plus, si votre blonde tombe enceinte et qu'elle ne veut pas d'enfant ou qu'elle refuse cette responsabilité, il lui restera toujours la possibilité d'avoir recours à l'avortement. Pour des raisons biologiques évidentes, les hommes ne peuvent jamais avoir recours à cette option et c'est pourquoi il est préférable que les contraceptifs soient masculins.