avril 30, 2004

Allez les bleus

45 Conservative seats in Québec? Well, we cannot say that these are people that don't think big.45 sièges Conservateurs au Québec? Hé bien, on ne peut pas dire que c'est des gens qui ne voient pas grand.
Publié par Laurent à 01:50 PM

avril 29, 2004

Libertarians for the Green Party?

Should libertarians support the Green Party of Canada? This is a suggestion that has been made and here is why I find it dubious.Les libertariens doivent-ils appuyer le parti Vert du Canada? C'est une suggestion qu'on a faite et voici pourquoi je la trouve douteuse. (Désolé pour l'unilinguisme mais c'est trop long à traduire et le parti Vert est de toute façon encore largement ignoré au Québec)
Lire la suite de "Libertarians for the Green Party?"
Publié par Laurent à 09:43 PM

avril 28, 2004

Doubleplusungoodprivatehealthcare alert

Pierre Pettigrew indicates that the federal government is ready to abandon Stalinism in health care.

Of course, when the Conservatives dare to say the same thing, the Liberals accuse them of wanting to destroy Canada.

Pierre Pettigrew indique que le gouvernement fédéral est prêt à abandonner le Stalinisme dans les soins de santé.

Évidemment, quand les Conservateurs osent dire la même chose, les Libéraux les accusent de vouloir détruire le Canada.

Publié par Laurent à 12:33 PM

Nouveau sondage

A new CROP-La Presse poll examines the opinions of Quebecers regarding the federal elections:
The CROP survey for the French-language daily La Presse found support for the Liberals at 39 per cent, while the Bloc was picked by 41 per cent. The Conservatives and NDP each garnered 10 per cent of support in Quebec.
Definitely, elections will be held this spring.
Un nouveau sondage CROP-La Presse examine les intentions de votes au fédéral des Québécois:
Le Bloc québécois aurait ainsi obtenu 41% des voix, une baisse de quatre points par rapport au mois dernier, tandis que Parti libéral aurait récolté 39%, une hausse de quatre. Le Parti conservateur et le NPD auraient dû se contenter de 10% chacun.
Définitivement, les élections sont pour ce printemps.
Publié par Laurent à 11:25 AM

La destruction du Québec se poursuit

The dismantling of the government of Québec goes on:
During the latest elections, the Liberals had nevertheless pledged to reduce the size of government. We learn on this Wednesday morning that the total number of civil servants has gone from about 74,000 in 2003 to 75,800 this year.
Le démantèlement de l'État québécois continue:
Lors des dernières élections, les libéraux s'étaient pourtant engagés à réduire la taille de l'État. On apprend ce mercredi matin que le nombre total de fonctionnaires est passé de quelque 74 000 en 2003 à 75 800 cette année.
Publié par Laurent à 11:04 AM

avril 27, 2004

Séparatisme ethnique

The latest place to feature ethnic separatism is now Great Britain. Local authorities in London have commissioned a new apartment complex for elders that will be for Asians only.C'est maintenant en Grande-Bretagne qu'il y a du séparatisme ethnique. Les autorités locales à Londres ont fait construire un bloc appartement pour personnes âgées qui sera réservé aux Asiatiques.
Publié par Laurent à 08:01 PM

Watch what you say...

Watch what you say in my comments section or I could receive a petition requesting to reveal your identity.

I'm nevertheless proud to see that our judges from Montréal are exporting their petitions as far as California.

(Found via Volokh)

Faites attention à ce que vous dites dans ma section de commentaires ou je pourrais recevoir une mise en demeure demandant de révéler votre identité.

Je suis quand même fier de voir que nos juges montréalais exportent leurs mises en demeure jusqu'en Californie.

(Trouvé via Volokh)

Publié par Laurent à 07:37 PM

avril 26, 2004

Sinking Joe Clark

The best text to read about Joe Clark's broadside against Stephen Harper is the one written by Jack The Canadian.

Joe Clark: the "Conservative" all Liberals have learned to love.

Le meilleur texte à lire sur la sortie de Joe Clark contre Stephen Harper est celui de Jack The Canadian.

Joe Clark: le "Conservateur" que tous les Libéraux ont appris à adorer.

Publié par Laurent à 10:36 AM

avril 25, 2004

Two-tier church-state separation

Here is an excellent article from Colby Cosh bashing the Liberals' anti-Conservative strategy of demonizing evangelical Christians:
Religious interventions in politics are entirely welcome when mainline churches and faith leaders squall about the need for disarmament, or higher health-care spending, or aboriginal self-government, or affirmative action for minorities. Anything that coincides with Liberal priorities -- anything consonant with the power and prestige of the Liberal hegemony -- doesn't set off the church-state warning buzzer.
And he further adds:
I do find it curious, though, that someone who wishes to forbid abortions is deemed to be "imposing his beliefs" on the rest of us, but that someone who taxes us to pay for somebody else's abortions is never accused of it.
Very strange indeed.
Voici un excellent article de Colby Cosh plantant la stratégie anti-Conservateurs des Libéraux qui cherchent à démoniser les Chrétiens évangéliques:
Les interventions religieuses en politique sont tout à fait bienvenues quand les églises et les leaders religieux parlent de la nécessité d'un désarmement, de plus de dépenses en santé, de l'autonomie des amérindiens ou de la discrimination positive pour les minorités. Tout ce qui coïncide avec les priorités Libérales -- tout ce qui rime avec le pouvoir et le prestige de l'hégémonie Libérale -- ne fait pas sonner l'alarme de la séparation entre l'Église et l'État.
Et il ajoute de plus:
Je trouve curieux, cependant, qu'une personne qui veut interdire les avortements est perçue comme "imposant ses croyances" sur le reste d'entre nous, mais que quelqu'un qui nous taxe pour payer les avortements des autres n'en est jamais accusé.
Très étrange en effet.
Publié par Laurent à 06:54 PM

Kinsella 1, Martin 0

Warren Kinsella is more than unhappy with Paul Martin's performance in the last months. Here is one more nail (go to April 23) in Paul Martin's political coffin:
I get it: if you say something that defames Jean Chrétien, you are a "whistleblower," and deserving of full Parliamentary protection. Step right up, tell tales about drug-dealing ad agencies and $10 million for Jacques Villeneuve - and, gratis, we will fire Jean Pelletier for you.

If you produce documentary evidence that is harmful to the interests of a certain company, however, you are no longer a “whistleblower.” You are a liar. So says a senior PMO spokesman who - coincidentally enough - worked at said company.

Get it, now? Bad for Jean= whistleblower. Bad for Paul= liar.

Sounds fair.

Warren Kinsella est plus que mécontent de la performance de Paul Martin lors des derniers mois. Voici un clou de plus (allez au 23 avril) dans le cercueil politique de Paul Martin:

J'ai compris: si vous diffamez Jean Chrétien, vous êtes un "dénonciateur," et vous méritez une pleine protection Parlementaire. Venez vous-en et racontez des histoires à propos d'agences de publicité qui vendent de la drogue et de 10 millions pour Jacques Villeneuve - et, gratis, nous mettrons Jean Pelletier à la porte pour vous.

Mais si vous amenez des preuves documentées qui nuisent aux intérêts d'une certaine compagnie, cependant, vous n'êtes plus un "dénonciateur." Vous êtes un menteur. C'est ce que dit le porte-parole sénior du bureau du premier ministre qui - comme par hasard - a travaillé pour cette compagnie.

Vous comprenez maintenant? Mauvais pour Jean = dénonciateur. Mauvais pour Paul = menteur.

Ça semble juste.

Publié par Laurent à 05:14 PM

avril 24, 2004

Svendification of Canada continues

The Svendification of Canada continues: activists planning to shoplift 'en masse'.La Svendification du Canada se poursuit: des activistes planifient des vols à l'étalage "en masse".
Publié par Laurent à 02:45 PM

A Bloc MP running for the Tories? No.

I wrote some comments on the Shotgun about the decision of the Conservative Party to decline the candidacy of Bloc MP Jocelyne Girard-Bujold.J'ai écrit quelques commentaires sur le Shotgun à propos de la décision du Parti Conservateur de refuser la candidature de la députée bloquiste Jocelyne Girard-Bujold.
Publié par Laurent à 02:21 PM

Les Québécois sont vraiment surtaxés...

We know that Quebecers pay definitely too much taxes when a péquiste is boasting that provincial income tax rates in Québec are lower than American income tax rates (and forgets that we also pay income taxes to the federal government)On sait que les Québécois paient définitivement trop de taxes quand un péquiste se vante que les taux d'imposition provinciaux du Québec sont plus bas que les taux d'imposition des États-Unis (et oublie qu'on paie aussi des impôts au gouvernement fédéral)
Publié par Laurent à 02:12 PM

avril 23, 2004

L'empire néo-écossais

It looks like a taxpayer revolt is brewing up in Nova Scotia.

Meanwhile, the provincial legislature is trying to distract the population by plotting the annexion of some islands in the Caribbeans.

Il semble qu'une révolte des payeurs des taxes soit en train de se dessiner en Nouvelle-Écosse.

Pendant ce temps, la législature provinciale tente de distraire la population en complotant pour l'annexation de quelques îles dans les Caraïbes.

Publié par Laurent à 09:44 PM

Canada-Cola

Something catched my attention in Guité's testimony to the Commons public accounts committee. He told them that "I paid to get visibility and I got it. Is it different from Pepsi or Coke? Not at all." This might have seemed like a simple offhand remark, but there is ample evidence to prove that the Coke-Pepsi branding metaphor shaped the mindset that led to the sponsorship program.

I distinctly remember reading in L'Actualité around the time of the 1995 Referendum about an argument Pierre Pettigrew gave against separatism. He likened Québec separing from Canada to Coca-Cola giving up its well-known and widely recognized brand for a new little known brand. Canada had prestige around the world and Quebecers should not forego it, this was Pettigrew's point. John Manley was more precise when he spoke in the House of Commons less than two weeks before the referendum. He explained that the small and medium Québec telecommunications businesses whom he met in an industry fair in Geneva were "proud to be Canadians. They all support the maple leaf" because "they understand that it is a very valuable trademark on world markets."

What was initially a bounded metaphor used only for making the sound point that Canada has name recognition around the world morphed into an almost unlimited metaphor that was supposed to guide in a major way the federal government's national unity policy. If Nick Discepola, Liberal MP for Vaudreuil, boasted on the 30th anniversary of the Canadian flag in 1995 that "businesses spend thousands of dollars to develop a trademark, but Canada has the finest trademark in the world, the Maple Leaf", the federal government soon began to think that maybe it should imitate these businesses. Indeed, the Globe and Mail ran in 1999 an article whose title, "Liberals to promote 'Canada' as a brand", does well to sum up what the sponsorship program was all about.

Jean Pelletier, testifying in front of the public accounts committee, further explained the philosophy behind the sponsorship program: "It's like the battle of Coke and Pepsi. If, suddenly, Coke decides not to put its name everywhere, and Pepsi is everywhere, everybody will go to Pepsi." This is the logic of a Canada-Cola in full glory: that national allegicances can be swayed just as easily as the brand of Cola people drink. But the problem is obvious: if the federal government can succeed in convincing Quebecers to stay in Canada through a mere ad and sponsorship campaign, then what stops separatists from running another ad campaign after that and succeed in convincing Quebecers to secede from Canada? Indeed, the péquiste government did run an ad campaign. And Québec federalists are sure glad it did, because they were so embarrassed by the federal government's silly campaign that the only defense left was to point out that the PQ government did the same thing. The difference, though, is that the government of Québec somehow managed not to have to pay huge commissions and production fees to ad firms. (Indeed, a marketing consultant quoted in Jon Ivison's column says that "she would be fired if she applied the return on investment criteria used by Guité.") A definite advantage of the sponsorship program was that the separatists who took it at its face value and used hyperventilated rhetoric about "colonization" and seeing the mark of the "foreign, imperialist oppressor everywhere" looked even sillier. Which was fortunate though admittedly not the goal pursued by Guité, Pelletier et al.

The problem with soft drink patriotism is its shallowness. Coca-Cola does not raise and deploy armies, levy taxes, sign international treaties, enforce laws and administrate justice. It merely tries to get consumers to pay a buck for a can of carbonated drink. Barry Cooper and David Bercuson criticized a high-ranking Liberal official who said the federal government should take the lead in developing "more symbols, more traditions, and more in the way of clearly identifiable policies to remind [Canadians] of their country and the pride they should take in it." They retorted that:

Symbols convey meanings born of real experiences; they are not logos invented by governments to make people feel good. Traditions, literally, are handed down from generation to generation in a myriad of small ways, through family and local stories, public celebrations of significant collective acts, and so forth; they are not the products of government public-relations campaigns. Any government or political party that conceives its task to be that of telling citizens what they should take pride in has mistaken the purpose of government for that of an ad campaign.
Cooper and Bercuson wrote these words in their 1994 book Derailed as a criticism of Walter Gordon's policy mindset in the early 1960s1, but it is just as much an apt criticism of the sponsorship program.
Quelque chose a retenu mon attention dans le témoignage de Guité devant le comité des comptes publics des Communes. Il leur a dit que "j'ai payé pour avoir de la visibilité et j'en ai eu. Est-ce différent de Coke ou Pepsi? Pas du tout." Ça peut sembler avoir été une simple remarque à brûle-pourpoint, mais il y a assez de preuves pour montrer que la métaphore de la marque de commerce Coke-Pepsi a donné forme à la mentalité qui a mené au programme des commandites.

Je me rappelle très bien avoir lu dans L'Actualité à l'époque du référendum de 1995 un argument que Pierre Pettigrew a donné contre le séparatisme. Il a comparé le Québec se séparant du Canada à Coca-Cola se départissant de sa marque de commerce bien connue et largement reconnue pour une nouvelle marque peu connue. C'était l'argument de Pettigrew, le Canada avait du prestige de par le monde et les Québécois ne devaient pas y renoncer. John Manley a été plus précis quand il s'est adressé à la Chambre des Communes moins de deux semaines avant le référendum. Il a expliqué que les petites et moyennes entreprises du Québec en télécommunications qu'il a rencontrées lors d'une foire à Genève étaient "fiers d'être Canadiens. Ils appuient tous la feuille d'érable" parce que "ils comprennent que la feuille d'érable est une marque de commerce de valeur dans les marchés du monde."

Ce qui était à l'origine une métaphore circonscrite utilisée seulement pour illustrer l'argument raisonnable selon lequel le Canada est bien reconnu dans le monde s'est transformé en une métaphore quasi illimitée qui était censée guider de manière majeure la politique d'unité nationale du gouvernement fédéral. Si Nick Discepola, député Liberal de Vaudreuil, s'est vanté lors du 30e anniversaire du drapeau canadien en 1995 que "les entreprises dépensent des milliers de dollars pour développer leur marque de commerce, le Canada a la plus belle marque de commerce au monde, son unifolié", le gouvernement fédéral s'est bientôt mis à penser que peut-être il pourrait imiter ces entreprises. En effet, le Globe and Mail a publié en 1999 un article dont le titre, "Liberals to promote 'Canada' as a brand" (les Libéraux vont promouvoir le Canada comme une marque), résume bien ce qu'était le programme des commandites.

Jean Pelletier, témoignant devant le comité des comptes publics, a expliqué la philosophie derrière le programme des commandites: "C'est comme la bataille entre Coke et Pepsi. Si, soudainement, Coke décide de ne plus mettre son nom partout, alors Pepsi est partout, et tout le monde ira chez Pepsi." C'est la logique du Canada-Cola dans toute sa splendeur: les allégeances nationales peuvent être gagnées aussi facilement que les gens changent de marque de liqueur. Mais le problème est évident: si le gouvernement fédéral peut réussir à convaincre les Québécois de rester dans le Canada par une simple campagne de publicité et de commandites, alors qu'est-ce qui empêche les séparatistes de faire leur propre campagne de publicité et de commandites et de réussir à convaincre les Québécois de faire sécession du Canada? En effet, le gouvernement péquiste a fait sa campagne de publicité. Et les fédéralistes québécois sont bien contents qu'il l'ait fait, parce qu'ils étaient si embarrassés par la campagne ridicule du gouvernement fédéral que la seule défense qui leur restait était de rappeler que le gouvernement du PQ faisait la même chose. La différence, cependant, est que le gouvernement du Québec a comme par hasard trouvé le moyen de ne pas payer des commissions et frais de production faramineux à des firmes de publicité. (En effet, une consultante en marketing citée dans la chronique de Jon Ivison dit que "elle se ferait mettre à la porte si elle appliquait le critère de rendement sur l'investissement utilisé par Guité.") Un clair avantage du programme des commandites a été que les séparatistes qui l'ont pris au pied de la lettre et qui ont utilisé une rhétorique hyperventilée à propos d'une "colonisation" et de voir partout la marque "de l'oppresseur étranger et impérialiste" ont eu l'air encore plus ridicule. Ce qui était bienvenu mais n'était pas le but que poursuivait Guité, Pelletier et al.

Le problème avec le patriotisme de la boisson gazeuse est sa superficialité. Coca-Cola ne lève pas et ne déploie pas des armées, ne collecte pas des impôts, ne signe pas des traités internationaux, n'applique pas la loi et n'administre pas la justice. Elle essaie seulement que les consommateurs paient une piastre pour une canette de boisson gazeuse. Barry Cooper et David Bercuson ont critiqué un Libéral haut placé qui a dit que le gouvernement fédéral devrait prendre l'initiative de développer "plus de symboles, plus de traditions, et plus de politiques clairement identifiables pour rappeler [aux Canadiens] leur pays et la fierté qu'ils doivent en ressentir." Ils ont répliqué que:

Les symboles ont un sens venant d'expériences réelles; ils ne sont pas des logos inventés par les gouvernements pour que les gens se sentent bien. Les traditions, litéralement, sont passées de génération en génération dans une foule de petites manières, à travers la famille, des histoires locales, des célébrations publiques d'actions collectives significatives et ainsi de suite; elles ne sont pas le produit de campagne de relations publiques du gouvernement. N'importe quel gouvernement ou parti politique qui conçoit sa tâche comment étant celle de dire aux citoyens de quoi ils doivent être fiers a mélangé la finalité du gouvernement avec celle d'une campagne de publicité.
Cooper et Bercuson ont écrit ces mots dans leur livre Derailed, paru en 1994, comme une critique de la mentalité politique de Walter Gordon au début des années 19601, mais c'est tout aussi bien une critique pertinente du programme des commandites.

1. Bercuson, David, et Cooper, Barry (1994) Derailed: The Betrayal of the National Dream. Toronto: Key Porter, p. 105.

Publié par Laurent à 01:39 PM

avril 22, 2004

La destruction du Québec sous nos yeux

According to the hyperventilated rhetoric of Quebec leftists and nationalists, we could believe that the Charest government is currently very busy trying to get a ton of bills to pass: tax cuts, budget cuts, fee increases, governmental agencies abolitions, deregulations, privatizations, restrictions on the privileges of labour unions, etc.

But that's rather what we have: There's little on the menu: calm days in the National Assembly.

Selon la rhétorique hyperventilée des gauchistes et nationalistes québécois, on pourrait croire que le gouvernement Charest serait présentement très occupé a faire passer une tonne de projets de loi dans l'Assemblée Nationale: des baisses d'impôts, des coupures du budgets, des hausses de tarifs, des abolitions d'agences gouvernementales, des dérèglementations, des privatisations, des restrictions sur les privilèges des syndicats, etc.

Mais c'est plutôt ça qu'on a: Peu d'action au menu: jours calmes à l'Assemblée nationale.

Publié par Laurent à 05:51 PM

The health care police

A Saskatchewan Indian band is planning to open up a private MRI on its reserve, where provincial prohibitions on private MRIs do not apply. Of course, the provincial NDP government is all up in arms about this prospect. Perish the thought that Indian bands could contribute something highly useful to society in a Saskatchewan where waiting lists for MRI scanning go up to 22 months. Their proper place seems to be as casino operators. Normand Laberge, president of the Canadian Association of Radiologists, frets about the prospect of the Band building a full-fledged private hospital even though no such plans are on the table. He adds that this has the potential of "literally killing the public health care system", but does not explain what is so desirable about a system that can be single-handedly destroyed by a single private hospital. In Saskatchewan, you can take money out of your pocket to pay for alcohol, porno films, SUVs, sport tickets, pottery, lawnmowers or cellular phones. But taking money out of your pocket to pay for your own health care, to pay for a MRI scan? Verboten!

(Found via Polspy)

Une bande amérindienne de Saskatchewan planifie Indian d'ouvrir une résonance magnétique privée sur sa réserve, où les prohibitions provinciales sur les RM privées ne s'appliquent pas. Évidemment, le gouvernement provincial NPD est pris de panique face à cette possibilité. Que surtout personne ne pense que les bandes amérindiennes puissent fournir quelque chose d'hautement utile à la société dans une Saskatchewan où les listes d'attentes pour des scans de RM sont de 22 mois. Il semble qu'ils ne soient à leur place qu'en opérant des casinos. Normand Laberge, président de l'Association canadienne des radiologistes, s'inquiète que la bande bâtisse un hôpital privé au complet même si aucun plan de la sorte n'est sur la table. Il ajoute que cela a le potentiel de "litéralement tuer le système de santé public", mais n'explique pas ce qui est si désirable dans un système qui peut détruit par un seul hôpital. En Saskatchewan, vous pouvez sortir l'argent de votre poche pour payer de l'alcool, des films porno, des VUSs, des tickets de sports, de la poterie, des tondeuses ou des téléphones cellulaires. Mais sortir de l'argent de votre poche pour payer des soins pour votre propre santé, payer pour scan de RM? Verboten!

(Trouvé via Polspy)

Publié par Laurent à 04:29 PM

The tyranny of too many mustards to choose from

An interesting article from Radley Balko where he notes that critics against capitalism are becoming increasingly shallow.Un article intéressant de Radley Balko où il remarque que les critiques contre le capitalisme deviennent de plus en plus superficielles.
Publié par Laurent à 02:20 PM

Ottawa = Omertà

CBC News has some nuggets coming out of Guité's testimony. First, here is the excuse Guité found to explain why money was funneled to Crown corporations through ad firms:
He had to channel money to VIA Rail and the RCMP through advertising firms, which took large commissions, because federal processes for passing on money were too cumbersome to allow quick and effective action.
Oh, I see, these damn rules again. I'd be quite surprised if the rules prohibited him from passing on money directly from Public Works to the RCMP or Via Rail but somehow allowed him to do it indirectly through Groupaction or Everest. And anyway, isn't it a happy coincidence that the only solution that could be found to this problem was one where large commissions were cut to Liberal-friendly firms? Some people are just so lucky.

And then, here is what Public Works minister David Dingwall told him upon first meeting him and loving Guité's discretion about the Mulroney government:

"You won't rat on them, you won't rat on us," Dingwall said, according to the retired bureaucrat.
Great, it looks like the federal public service under the Liberals became a mafia, complete with omerta and all.

UPDATE 17h30: And then:

Paul Martin's office, when he was finance minister, tried to exert influence over which advertising agencies received contracts in the sponsorship program, a parliamentary committee heard Thursday.

Chuck Guité, the former bureaucrat at the centre of the sponsorship storm, told the public accounts committee looking into the sponsorship scandal that Mr. Martin's office called on more than one occasion to ask that particular agencies to be added to a list to be considered for the program.

Guité added:

Mr Guité declared that a minister's office should never contact the civil servants that hand out contracts.
CBC News a quelques perles trouvées dans le témoignage de Guité. Premièrement, voici l'excuse que Guité a trouvé pour expliquer pourquoi de l'argent a été transféré aux sociétés de la Couronne par le biais des firmes de publicité:
Il devait faire passer l'argent à VIA Rail et à la GRC par le biais des firmes de publicité, qui ont pris de larges commissions, parce que les procédés fédéraux pour faire passer l'argent étaient trop lourds pour permettre une action rapide et efficace.
Ah, je vois, encore ces maudites règles. Je serais bien surpris si ces règles l'empêchaient de faire passer l'argent directement des Travaux Publics à la GRC ou Via Rail mais comme par hasard lui permettaient de le faire indirectement par le biais de Groupaction ou de Everest. Et de toute façon, n'est-ce pas une coïncidence heureuse que la seule solution qui a pu être trouvée à ce problème en était une où de larges commissions étaient versées à des firmes proches des Libéraux? Certaines personnes sont simplement si chanceuses.

Et ensuite, voici ce que le ministre des Travaux Publics David Dingwall lui a dit lors qu'il l'a rencontré pour la première fois et a adoré la discrétion de Guité sur le gouvernement Mulroney:

"Tu ne parles pas contre eux, tu ne parleras pas contre nous," a dit Dingwall, selon le bureaucrate à la retraite.
Fantastique, il semble que la fonction publique fédérale sous les Libéraux soit devenue une mafia, incluant l'omertà et tout le reste.

MISE À JOUR 17h30: Et ensuite:

Lors d'un témoignage très attendu jeudi à Ottawa, l'ancien responsable du controversé programme des commandites, Charles Guité, a confirmé qu'il y a bel et bien eu des interventions politiques, y compris de la part du bureau de Paul Martin au moment où il dirigeait le ministère des Finances.

[...] Charles Guité a répondu que M. Martin n'était pas intervenu personnellement, mais son personnel politique, oui, et à plusieurs reprises, en faveur de la firme de consultants Earnscliffe.

Guité a ajouté:

M. Guité a déclaré que jamais un bureau de ministre ne devrait faire des contacts avec les fonctionnaires qui émettent des contrats.
Publié par Laurent à 01:59 PM

avril 21, 2004

Big Government through treaties?

A federal government has (at least in theory) limited powers. It also has the power of signing and ratifying international treaties. What happens if it ratifies a treaty about jurisdictions that fall outside of its powers? Does this treaty confer on it the power to act by itself to implement the treaty or does it have to ask its provinces/States/cantons to do it?

Eugene Volokh explains that in the United States, the answer is that the power to ratify treaties is an independent source of power. This is thus, in theory, a mean by much the federal government can accumulate all the powers it seeks to the detriment of the States (unless it violates Bill of Rights) To the contrary, in Canada, the federal government does not get new powers when it ratifies a treaty; if it ratifies a treaty on health care, education or culture, the provinces are responsible for implementing it and they can even go as far as refusing to implement it. These two texts (here and here) from Le Devoir examines this question, and also the fact that it can make sense to get provinces involved in international negociations that fall in their jurisdictions - or even let them conclude their own ententes as long as these ententes are about topics that fall in their own jurisdictions.

Un gouvernement fédéral a (du moins en théorie) des pouvoirs limités. Il a aussi le pouvoir de conclure des traités internationaux. Qu'arrive-t-il si il conclut un traité touchant des juridictions qui sont hors de ses pouvoirs? Est-ce que ce traité lui confère le pouvoir d'agir lui-même pour le mettre en oeuvre ou est-ce qu'il doit demander à ses provinces/États/cantons de le faire?

Eugene Volokh explique qu'aux États-Unis la réponse est que le pouvoir de conclure des traités est une source de pouvoir indépendante. C'est donc, en théorie, un moyen par lequel le gouvernement fédéral peut accumuler tous les pouvoirs qu'il veut au dépens des États (en autant que ça ne viole pas le Bill of Rights) Au contraire, au Canada, le gouvernement fédéral n'obtient pas de nouveaux pouvoirs lorsqu'il conclut un traité; si il conclut un traité sur la santé, l'éducation ou à la culture, ce sont les provinces qui sont responsables de l'appliquer et qui peuvent, à la limite, refuser de l'appliquer. Ces deux textes (ici et ici) du Devoir examinent cette question, ainsi que le fait qu'il peut être sensé d'impliquer les provinces dans les négociations internationales qui touchent à leurs juridictions - ou même qu'elles concluent leurs propres ententes en autant que ces ententes touchent à des sujets qui sont dans leur juridiction.

Publié par Laurent à 10:39 PM

Des plans? C'est pour les autres

Bob from Let It Bleed talks about the vexations of Dalton McGuinty in Ontario, who seems to govern without any plan nor fundamental principle to guide him and is found whirling in the winds of public opinion. At least, Jean Charest has a plan. But for the time being, he is not following it in a very convincing manner, like when he tries to explain that new social programs such as family allowances are in fact tax cuts.

Meanwhile, Paul Martin is desperately looking for something concrete to govern on. The Liberal Party is currently conducting a poll to know if Ontarians would be more inclined to vote Liberal if Paul Martin called a referendum on Senate reform if the provinces cannot reach an agreement. With 'ifs', we could put Paris in a bottle.

Bob de Let It Bleed parle des déboires de Dalton McGuinty en Ontario, qui semble gouverner sans aucun plan ni aucun principe fondamental pour le guider et se fait balloter par les vents de l'opinion publique. Au moins, Jean Charest a un plan. Mais de ce temps-ci, il ne le suit pas de manière très convaincante, comme quand il essaie d'expliquer que des nouveaux programmes sociaux d'allocations familiales sont en fait des baisses d'impôts.

Pendant ce temps, Paul Martin cherche frénétiquement quelque chose de concret pour gouverner. Le Parti Libéral est présentement en train d'effectuer un sondage pour savoir si les Ontariens seraient plus enclins à voter Libéral si Paul Martin faisait un référendum sur la réforme du Sénat si les provinces n'arrivent pas à s'entendre. Avec des "si", on mettrait Paris en bouteille.

Publié par Laurent à 07:20 PM

avril 20, 2004

La guerre de la porno

In the United States, the Welfare State and some religious conservative organizations are teaming up to launch a new war against pornography and obscenity. Here are the first salvos: the health authorities of California are now requiring the wearing of condoms during the filming of porno movies, the Department of Justice plans to be harsher on pornographers in its enforcement of laws against obscenity and, in the wake of the Janet Jackson affair, Congress has increased the penalties against broadcasters that feature "obscene" content, with a much enlarged definition of the concept of obscenity (Now saying it's fucking brilliant will be obscene)

Meanwhile, Perry de Havilland explains how, among others, pornography can be an efficient weapon in the war against Islamofascism.

Aux États-Unis, l'État-Providence et certaines organisations religieuses conservatrices se mettent en équipe pour commencer une nouvelle guerre contre la pornographie et l'obscénité. Voici les premières salves: les autorités sanitaires de Californie exigent maintenant le port du condom lors du tournage de films porno, le département de la Justice prévoit être plus sévère envers les pornographes dans son application des lois contre l'obscénité et, dans la foulée de l'affaire Janet Jackson, le Congrès a augmenté les pénalités contre les télédiffuseurs qui diffusent du contenu "obscène", avec une définition très élargie du concept d'obscénité. (Maintenant dire it's fucking brilliant sera obscene)

Pendant ce temps, Perry de Havilland explique comment, entre autres, la porno peut être une arme efficace dans la guerre contre l'Islamofascisme.

Publié par Laurent à 08:16 PM

Andrew on Svend (no, that's not what you think)

Andrew Coyne summarizes the Svend Robinson affair. It seems to me that Svent is quietly heading toward on an early retirement.Andrew Coyne résume l'affaire Svend Robinson. J'ai l'impression que Svend s'en va bien tranquillement vers la voie d'évitement.
Publié par Laurent à 06:26 PM

avril 19, 2004

"L'UFP est une arnaque payée par les Libéraux"

Some people have such an imagination... Yet another federalist plot to doublecross Quebecers! The leftist provincial party UFP is a scam paid for by the Liberals to divide the sovereignist vote.Ça prend de l'imagination... Encore un autre complot fédéraliste pour fourrer les Québécois! Le parti provincial gauchiste UFP est une arnaque payée par les Libéraux pour diviser le vote souverainiste.
Publié par Laurent à 10:03 PM

Stephen Harper et le Québec

Chantal Hébert has an excellent article on Stephen Harper and Québec in Le Devoir. Here is the main outline:
In Canada's recent history, the number of federal politicians from outside Québec who have took the time of developing antennas for Québec can be counted on the fingers of a single hand.

[...] Until very recently, nobody would have thought that Stephen Harper could one day fit in the miniscule category of those who took the time to do their homework on Québec. Everything in his political career path was set against a minimal learning of Québec realities.

[...][But he seems] to have well understood the outrage felt in Québec in the wake of the sponsorship affair. In Laval, many people nodded when he asked how come the Liberals could have thought that they would convert Québec to federalism by sending them flags and placards.

[...] But still, his openings are not simply in the domain of an esthetic makeup. The vision of federalism that he defends is clearly closer to what [Charest's] Liberals dream about in their Quebec City offices than Paul Martin's vision. An Harper government, as claimed by the man himself, would be careful to make sure Ottawa focuses on its own responsibilities rather than on those of the provinces. If Jean Charest is looking for a serious interlocutor about fiscal imbalance in Ottawa, he would be more likely to find one in the office of the Leader of the Oppisition than in the Prime Minister's.

For a good number of Quebecers, there are many reasons not to vote for Stephen Harper. [...] But among [these reasons], there should not be the argument that the party under Harper is anti-Québec.

Chantal Hébert a un excellent article sur Stephen Harper et le Québec dans Le Devoir. En voici les grandes lignes:

Dans l'histoire récente du Canada, le nombre de politiciens fédéraux de l'extérieur du Québec qui ont pris la peine de développer des antennes québécoises se comptent sur les doigts d'une seule main.

[...] Jusqu'à tout récemment, personne n'aurait pensé qu'on pourrait un jour ranger Stephen Harper dans la minuscule catégorie de ceux qui ont pris le temps de faire leurs classes sur le Québec. Tout dans son parcours militait contre un apprentissage minimal des réalités québécoises.

[...][Mais il semble] avoir bien saisi l'outrage ressenti au Québec dans la foulée de l'affaire des commandites. À Laval, bien des gens ont opiné du bonnet quand il s'est demandé comment les Libéraux avaient pu penser qu'ils convertiraient le Québec au fédéralisme à coups de drapeaux et de placards.

[...] Pour autant, ses ouvertures ne tiennent pas strictement de la chirurgie esthétique. La vision du fédéralisme qu'il défend est nettement plus proche de celle dont on rêve dans les officines libérales [de Charest] à Québec que celle de Paul Martin. Un gouvernement Harper, affirme le principal intéressé, veillerait à ce qu'Ottawa se concentre sur ses propres responsabilités plutôt que sur celles des provinces. Si Jean Charest cherche un interlocuteur sérieux sur le déséquilibre fiscal à Ottawa, il aurait plus de chances d'en trouver un dans le bureau du chef de l'opposition officielle que dans celui du premier ministre.

Pour bon nombre de Québécois, il y a beaucoup de raisons de ne pas voter pour Stephen Harper. [...] Mais parmi [ces raisons], il ne devrait pas y avoir l'argument que le parti sous Stephen Harper est anti-Québec.

Publié par Laurent à 03:27 PM

Une défense du régime parlementaire britannique

Just as we are currently talking about reforming the electoral system in Québec, François-Simon Labelle offers a defense of the British parliamentary system.

I am skeptical about these attempts at reforming the electoral system. They seem to often be underpined by the naive idea that if only we could find the right way to apportion seats, if only we could find the right alembic to distill "the popular will", then all our problems would be solved. (And I can well vent on this, the party I prefer, the ADQ, is the most disadvantaged by the current system)

Alors qu'on parle de réformer le mode de scrutin au Québec, François-Simon Labelle offre une défense du régime parlementaire britannique.

Je suis sceptique face à ces tentatives de réformer le scrutin. Elles me semblent souvent reposer sur l'idée naïve que si seulement on pouvait trouver la bonne façon de répartir les sièges, si seulement on pouvait trouver le bon alambic pour distiller "la volonté du peuple", alors tous nos problèmes seraient réglés. (Et je peux bien parler, le parti que je préfère, l'ADQ, est le plus désavantagé par le système actuel)

Publié par Laurent à 02:57 PM

"A pleasantly authoritarian country"

Two articles describe the attacks weathered by freedom of speech and religious liberty in Canada. They talk of course about Bill C-250, but the problem reaches much farther than this simple bill.

Mario Roy, in discussing the new Quebec legislation on psychological harassment in the workplace and the federal government's plan to launch a campaign against racism, says:

In both cases, we see an unfolding logic according to which all human deviances must be rectified by the brute force of the Law or the actions of an heavy and dilapidatory State.

To this logic corresponds a mechanism (victimization-revendication-mediatization-pressure-legislation) which proved its efficacity during the last decades. An insidious mechanism of which we are not aware anymore that he leads to an Eden - or a Glory Night - in which the State will be responsible for the totality of the behavior of each human being toward all the others.1

In the same vein, David Bernstein (author of You Can't Say That) explains why we should defend freedom of speech for all and even for bigots, or more accurately why we should not grant to the State the power of stifling their freedom of speech.
Deux articles décrivent les attaques que subissent la liberté d'expression et liberté de religion au Canada. Ils parlent bien sûr du projet de loi C-250, mais le problème va bien plus loin que ce simple projet de loi.

Mario Roy, lorsqu'il discute les nouvelles législations québécoises sur le harcèlement psychologique au travail et le plan de lutte contre le racisme du gouvernement fédéral, affirme:

Dans les deux cas, on voit agir une logique selon laquelle toutes les déviances humaines doivent être rectifiées par la force brute de la loi ou par l'action d'un État lourd et dilapidateur.

À cette logique, correspond un mécanisme (victimisation-revendication-médiatisation-pression-législation) qui a prouvé son efficacité au fil des décennies. Un mécanisme insidieux dont on ne remarque plus qu'il conduit vers un Éden - ou un Grand Soir - où l'État aura pris en charge la totalité des comportements de chaque être humain envers tous les autres.1

Dans la même veine, David Bernstein (auteur de You Can't Say That) explique pourquoi on devrait défendre la liberté d'expression pour tous et même pour les bigots, ou plus précisément pourquoi on ne devrait pas donner à l'État le pouvoir de suffoquer leur liberté d'expression.

1. Roy, Mario (2004) "Dura lex, sed lex." La Presse, 17 avril 2004, A27.

Publié par Laurent à 12:12 PM

avril 18, 2004

We used to stand on guard for thee...

Marni Soupcoff reminds us on TechCentralStation that not only the Canadian army is in a poor state, but Canadian authorities are also badly prepared to tackle a major disaster.

Meanwhile, Paul Martin recycles a string of military spending announcements made under the Jean Chrétien government and try to have us believe that this is new spending.

Marni Soupcoff rappelle sur TechCentralStation que ce n'est pas seulement l'armée canadienne qui est piètre état, les autorités canadiennes sont aussi mal préparées pour faire face à un désastre majeur.

Pendant ce temps, Paul Martin recycle une série d'annonces de dépenses militaires faites sous le gouvernement de Jean Chrétien et essaie de nous faire accroire que ce sont des nouvelles dépenses.

Publié par Laurent à 08:36 PM

Picsou

That's rather original: Freegoat shows why Scrooge McDuck is a classical liberal hero.C'est plutôt original: Freegoat démontre pourquoi Picsou est un héros libéral classique.
Publié par Laurent à 08:17 PM

Canadian values

Sean at Polspy points out Liberal Party's strategy in the upcoming elections: claim that Stephen Harper is "anti-Canadian" and paint the Paul Martin Liberals as the saviours of Canadian values. That takes me by surprise. I had no idea that Canadian values included waste, mismanagement, embezzlement, theft, fraud, lies, misrepresentations, corruption, cronyism and patronage. I had no idea that being a true Canadian meant being unable to recall properly one of Canada's highest feat of arms. I had no idea that a real Canadian patriot shunned the Canadian flag in favour of the flag of Bahamas on his ships.

Of course, beating up on the hapless Paul Martin is too easy. But this kind of nonsense is spouted off too often to let him have a free pass. The truth is that the social programs and medicare that are supposed to form the soul of Canada are only about 40 years old. As Alain Dubuc had pointed out, how was it then possible to be Canadian 40 or more years ago? Indeed, the truth is that Canada has in her history often enjoyed more individual freedom and less collectivism than the United States. Wilfrid Laurier, the godfather of the Liberal Party of Canada, who was Prime Minister from 1896 to 1911, was well known to laud individual freedom and private enterprise with a vigour that would have made Ronald Reagan proud. He defended the sending of Canadian troops in distant lands during the Boer War by pointing out the Uitlanders were overtaxed and denied proper political representation.1 But in Paul Martin's mind, Wilfrid Laurier would have been labeled a "neoconservative" and thus not a real Canadian, and neither would have been those who gave him four consecutive majorities. The noted economist and humourist Stephen Leacock was worried in 1924 that Canada was "moving towards socialism" and getting "nearer and nearer through the mist to the edge of the abyss over which our civilization may be precipitated to its final catastrophe". When he spoke these words, spending by all levels of government in Canada totalled a mere 10.8% of GNP.2 This is another anti-Canadian in the mind of Paul Martin. When, in the midst of the Great Depression, R.B. Bennett launched a New Deal for Canada inspired on Roosevelt's US New Deal, the initial reaction of W.L. Mackenzie King was that he could not decide whether the Bennett New Deal was "Hitlerism, Fascism or Communism".3 In 1943, Bruce Hutchison took pride in the fact that "Canadians can probably claim the distinction of being the most rugged surviving individualists".4 I could go on and quote Ernest Manning, Mike Harris, Mario Dumont or - God help us - Stephen Harper, but team Paul Martin, in its infinite wisdom, has decided to excommunicate them all from "true Canadianism".

But what about ordinary citizens? How many "anti-Canadians" can we find there for Paul Martin and David Herle to launch a fatwa against? In a 1992 survey, 71% of Canadians agreed that "in a fair economic system, people with more ability should earn more", 73% agreed that "competitiveness leads to better performance" and 61% agreed that "the profit system teaches the value of hard work".5 When asked "who do you feel best serves your personal economic interests - business, government of unions?", Quebecers favored business to government by 67% versus 21% while English Canadians did so by 52% versus 20%.6 An early 1990s survey found that 63% of Canadians agreed that "while equal opportunity to succeed is important for all Canadians, it's not really the government's job to guarantee it".7. Also, only 34% of Canadians favoured "the maintenance of 'distinct cultures and ways' " among immigrants.8 I guess Paul Martin is going to feel lonely with all these people expressing "unCanadian" views and so few "real Canadians". Even on the sacred cow of sacred cows, Canadian medicare, "anti-Canadians" are surprisingly numerous. A 2003 survey found that 33% of English Canadians supported "allowing private [health care] services for those who can afford them" while 49% of Quebecers did so. I look forward to Paul Martin coming here in Quebec to explain why this makes us any less Canadian than, for example, the Ontarians.

Sean de Polspy signale la stratégie du Parti Libéral pour les élections qui s'en viennent: affirmer que Stephen Harper est "anti-Canadien" et décrire les Libéraux de Paul Martin comme les sauveurs des valeurs canadiennes. Ça me prend par surprise. Je ne me doutais pas que les valeurs canadiennes incluaient le gaspillage, la mauvaise gestion, le détournement de fonds, le vol, la fraude, les mensonges, les fausses représentations, la corruption, le copinage et le patronage. Je ne me doutais pas qu'être un vrai Canadien signifiait être incapable de se souvenir correctement d'un des plus hauts faits d'armes du Canada. Je ne me doutais pas qu'un vrai patriote canadien boudait le drapeau canadien en faveur du drapeau des Bahamas pour ses bateaux.

Évidemment, il est trop facile de taper sur Paul Martin. Mais ce genre de non-sens est regurgité trop souvent pour qu'on le laisse passer. La vérité est que les programmes sociaux et le système de santé qui sont censés former l'âme du Canada n'ont qu'environ 40 ans. Comme l'a souligné Alain Dubuc, comment était-il alors possible d'être Canadien il y a 40 ans ou plus? En effet, la vérité est que le Canada a souvent dans son histoire bénéficié de plus de liberté individuelle et de moins de collectivisme que les États-Unis. Wilfrid Laurier, le parrain du Parti Libéral du Canada, qui a été premier ministre de 1896 à 1911, était bien connu pour louanger la liberté individuelle et l'entreprise privée avec un vigueur qui aurait rendu fier Ronald Reagan. Il a défendu l'envoi de troupes canadiennes dans des territoires lointains lors de la guerre des Boers en soulignant que les Uitlanders étaient surtaxés et qu'on leur niait une juste représentation politique.1 Mais dans l'esprit de Paul Martin, Wilfrid Laurier aurait été désigné comme un "néoconservateur" et donc pas un vrai Canadien, tout comme l'aurient été ceux qui lui ont donné quatre majorités consécutives. Le célèbre économiste et humoriste Stephen Leacock s'inquiétait en 1924 que le Canada "se dirigeait vers le socialisme" et s'en allait "de plus en plus près à travers le brouillard vers le bord de l'abysse dans laquelle notre civilisation pourrait être précipitée vers sa catastrophe finale". Quand il a prononcé ces paroles, les dépenses de tous les niveaux de gouvernement au Canada arrivaient à un total de seulement 10,8% du PNB.2 C'est un autre anti-Canadien pour Paul Martin. Quand, en pleine Grande Dépression, R.B. Bennett a lancé son New Deal pour le Canada inspiré du New Deal américain de Roosevelt, la première réaction de W.L. Mackenzie King était qu'il ne pouvait pas décider si le New Deal de Bennett était "de l'hitlérisme, du fascisme ou du communisme".3 En 1943, Bruce Hutchison était fier du fait que "les Canadiens peuvent probablement affirmer être les plus endurcis parmi ce qu'il reste d'individualistes".4 Je pourrais continuer et citer Ernest Manning, Mike Harris, Mario Dumont ou - que Dieu nous aide - Stephen Harper, mais l'équipe Paul Martin, dans sa sagesse infinie, a décidé de tous les excommunier du "vrai Canadiennisme".

Mais qu'en est-il des citoyens ordinaires? Combien "d'anti-Canadiens" peut-on trouver pour que Paul Martin et David Herle lancent une fatwa contre eux? Dans un sondage de 1992, 71% des Canadiens étaient d'accord que "dans un système économique juste, les gens qui ont plus d'habiletés devraient gagner plus", 73% étaient d'accord que "la compétitivité amène une meilleure performance" et 61% étaient d'accord que "le système du profit enseigne la valeur de travailler fort".5 Quand on leur demande "qui pensez-vous sert le mieux vos intérêts économiques personnels - les entreprises, le gouvernement ou les syndicats?", les Québécois favorisent les entreprises au gouvernement par 67% contre 21% et les Canadiens Anglais font de même par 52% contre 20%.6 Un sondage du début des années 1990 a trouvé que 63% des Canadiens étaient d'accord que "bien que l'égalité des chances pour réussir est importante pour tous les Canadiens, ce n'est pas vraiment l'affaire du gouvernement de le garantir".7. Aussi, seulement 34% des Canadiens favorisaient "la maintenance de 'cultures et habitudes distinctes' " parmi les immigrants.8 Je suppose que Paul Martin va se sentir seul avec tous ces gens qui expriment des idées "non-Canadiennes" et si peu de "vrais Canadiens". Même sur la vache sacrée des vaches sacrées, les "anti-Canadiens" sont surprenamment nombreux. Un sondage de 2003 a trouvé que 33% des Canadiens Anglais étaient pour qu'on permette "la prestation de services [de santé] par le secteur privé aux personnes ayant les moyens de payer" alors que 49% des Québécois l'étaient. J'ai hâte que Paul Martin vienne ici au Québec pour expliquer pourquoi ceci nous rend moins Canadiens que, par exemple, les Ontariens.

1. Canada. Parliament. House of Commons (1900) Debates of the House of Commons of the Dominion of Canada. 8th Parliament, 5th Session. Ottawa: S.E. Dawson, p. 1844.

2. Watson, William G. (1998) Globalization and the Meaning of Canadian Life. Toronto: University of Toronto Press, p. 107.

3. ibid., p. 115.

4. ibid., p. 109.

5. Fletcher, Joseph (1992) Canadian Attitudes toward Competitiveness and Entrepreneurship. Ottawa: Department of Industry, Science and Technology.

6. Perlin, George (1997) "The Constraints of Public Opinion: Diverging or Converging Paths?", table 3.A7 in Banting, Keith, Hoberg, George and Simeon, Richard, eds. (1997) Degrees of Freedom: Canada and the United States in a Changing World. Montréal: McGill-Queen's University Press, pp. 71-149.

7. Reitz, Jeffrey G. and Breton, Raymond (1994) The Illusion of Difference: Realities of Ethnicity in Canada and the United States. Toronto: C.D. Howe Institute, p. 85.

8. Ibid., p. 28.

Publié par Laurent à 04:44 PM

avril 17, 2004

C'est le gouvernement du Québec qui est responsable de <insérez ici>

The Parti Québécois leader [Bernard Landry] said that it is the Quebec government that is responsible for municipal borders and not the citizens.
Of course, and no matter what Bernard Landry thinks, it is only because the government of Quebec led by Jean Charest decided to allow referendums on demergers, under terms dictated by the government of Quebec, that municipalities could be demerged. If the federal government would impose on sovereignty referendums merely a tenth of the conditions that the provincial government is currently imposing on demergers, Landry would be the first to scream that Canada is a prison.

But all this is very revealing of the péquiste mindset: it is the government of Quebec that is responsible, or should be responsible, for everything. For so many péquistes, the fundamental principle of their political philosophy is not self-determination but the maximization of the powers of the gouvernement of Québec. Everything flows from it: the will to separate Québec from Canada, the strange belief according to which "the federal government does not have the right to levy income taxes", the lack of respect shown to local and municipal institutions (and I'm not talking only about municipal mergers), the denouncing of the Charter of rights and freedoms which tramples on "our" rights by protecting individual rights, the distrust toward everything in the private sector, the so-called modèle québécois which is based on the three pillars of interventionism, the Welfare State and regulations and the demands for "a project of society" that always translate into more governmental interventions.

Le chef de l'opposition [Bernard Landry] a rappelé c'était le gouvernement du Québec qui était responsable des frontières municipales et non les citoyens.
Évidemment, et n'en déplaise à Bernard Landry, c'est seulement parce que le gouvernement du Québec dirigé par Jean Charest a décidé de permettre des référendums sur les défusions, dont les conditions sont dictées par le gouvernement du Québec, que des villes pourront être défusionnées. S'il fallait que le gouvernement fédéral n'impose qu'un dixième des conditions aux référendums sur la souveraineté que le gouvernement provincial impose présentement aux référendums sur les défusion, Landry serait le premier à hurler que le Canada est une prison.

Mais tout ceci est très révélateur de la mentalité péquiste: c'est le gouvernement du Québec qui est responsable, ou qui devrait être responsable, de tout. Pour tant de péquistes, le principe fondamental de leur philosophie politique n'est pas l'autodétermination mais la maximisation des pouvoirs du gouvernement du Québec. Tout en découle: la volonté de séparer le Québec du Canada, la croyance étrange selon lequel "le gouvernement fédéral n'a pas le droit de lever un impôt sur le revenu", le manque de respect témoigné aux institutions locales et municipales (et je ne parle pas seulement des fusions municipales), la dénonciation de la Charte des droits et libertés qui brime "nos" droits en protégeant les droits individuels, la méfiance envers tout ce qui est privé, le soi-disant modèle québécois qui repose sur les trois piliers de l'interventionnisme, l'État-Providence et la réglementation et les demandes pour "un projet de société" qui se traduisent toujours par plus d'interventions gouvernementales.

Publié par Laurent à 05:24 PM

L'Ayatollah Al-Sistani anime "sexe et confidences"

Who says that Arab Muslims are medievalists? N.Z.Bear remarks that the opinions of the Iraqi Ayatollah Al-Sistani on sex are surprisingly modern. Indeed, he believes by and large that oral sex and anal sex are acceptable for a couple if both the man and the woman consent. This is relatively progressive because, first, this puts the emphasis on the consent of the woman and, second, this respects the diversity of sexual practices among couples. These are views that are not that far from those of Western clergies.

Then, let us not forget the Iraqi that called for democracy, whiskey and sexy.

Qui dit que les Musulmans arabes sont des médiévalistes? Le N.Z.Bear remarque les opinions de l'ayatollah irakien Al-Sistani sur le sexe sont surprenamment modernes. En effet, il croit en gros que l'amour oral et l'amour anal sont acceptables pour un couple à condition que l'homme et la femme y consentent. Ce qui est relativement progressiste parce que, premièrement, ça met l'emphase sur le consentement de la femme et, deuxièmement, ça respecte la diversité des pratiques sexuelles chez les couples. Ce sont des vues qui ne sont pas si loin des clergés occidentaux.

Et n'oublions pas l'Irakien qui demandait de la démocratie, du whisky et du sexy.

Publié par Laurent à 03:57 PM

Quand McGuinty donne l'exemple à Charest

The Ontario Liberal government of Dalton McGuinty, who has been elected to replace the Mike Harris and Ernie Eves "neoliberals" , will scrap caps on electricity fees and will institute a new hybrid pricing scheme based on productions costs and market prices, under the supervision of a governmental agency. We could even talk of "public-private partnerships".

Some observers are skeptical, but I find it interesting that in Ontario this kind of initiative is judged centrist and moderate. In Québec, Jean Charest was judged "radical" and "very right-wing" when he dared to scrap the demagogic freeze on electricity fees that the Parti Québécois had instituted on the eve of the 1998 elections. (And let's not even think about making real changes)

Le gouvernment Libéral ontarien de Dalton McGuinty, qui a été élu pour remplacer les "néolibéraux" de Mike Harris et Ernie Eves, va éliminer les gels sur les tarifs d'électricité et instaurer une nouvelle grille de tarifs hybride basée sur les coûts de production et les prix du marché, sous supervision d'une agence gouvernementale. On pourrait même parler de "partenariats public-privé".

Certains observateurs sont sceptiques, mais je trouve intéressant qu'en Ontario ce genre d'initiatives est jugé centriste et modéré. Au Québec, Jean Charest a été jugé "radical" et "tres à droite" pour avoir osé éliminer le gel des tarifs démagogique que le Parti Québécois avait instauré à la veille des élections de 1998. (Et ne pensons même pas à faire de vrais changements)

Publié par Laurent à 03:13 PM

Saskatchewan

There is on FreeDominion an interesting discussion thread on Saskatchewan. This is a good illustration of the perverse effects of a too heavy taxation and regulation, of equalization and of wanting to be different for the sake of difference ("just say no to Alberta envy!")Il y a sur FreeDominion un fil de discussion intéressant sur la Saskatchewan. Ça illustre bien les effets pervers d'une taxation et réglementation trop lourdes, de la péréquation et de vouloir faire différent pour faire différent ("disons non à l'envie albertaine!")
Publié par Laurent à 10:34 AM

avril 16, 2004

1944-06-06

Paul Martin was shocked to learn that the Canadian armed forces have mistakenly invaded Norway 60 years ago.

"I knew nothing," said the prime minister. "I was kept out of the loop. I saw news reports, heard rumours, but I never dreamt that any of this was going on."

"If I had known about it, I would have been able to stop it," Martin said.

Paul Martin added that he was "mad as hell" and he vowed to get to the bottom of this. Three separate inquiries have been launched.

Martin promised he is "personally and profoundly committed to rapid and permanent changes in the way maps are looked at in Ottawa."

Paul Martin a été scandalisé d'apprendre que les forces armées canadiennes ont par erreur envahi la Norvège il y a 60 ans.

"Je ne savais rien de tout cela," a dit le premier ministre. "Je n'étais pas dans le secret des dieux. Il y avait des rumeurs, il y avait des articles de journaux, mais je ne m'étais jamais imaginé que rien de tout ceci n'avait lieu."

"Si j'avais été au courant, j'aurais été capable d'y mettre un terme," a dit Martin.

Paul Martin a ajouté qu'il était "furieux" et il a juré d'aller au fond du scandale. Trois enquêtes séparées ont été déclenchées.

Martin a promis qu'il est "personnellement et profondément décidé à transformer rapidement et à jamais la façon dont on regarde les cartes à Ottawa."

Publié par Laurent à 08:03 PM

Pas social-démocrate, socialiste

Forget all the politically correct crap about social democracy, Jack Layton prefers to describe himself as a socialist.Oubliez toutes ces niaiseries politiquement correctes à propos de la sociale-démocratie, Jack Layton préfère se décrire comme un socialiste.
Publié par Laurent à 07:15 PM

Le parti du hockey

That's how politics really works in Canada. Don explains on BlogsCanada that the Conservatives are the party of hockey.C'est comme ça que la politique fonctionne vraiment au Canada. Don explique sur BlogsCanada que les Conservateurs sont le parti du hockey.
Publié par Laurent à 04:56 PM

avril 15, 2004

Paul Martin == Mikhaïl Gorbatchev?

At least that's what Andrew Coyne claims in his latest column:
The best comparison I can make is with Mikhail Gorbachev: a decent man, but one who, whatever his reformist leanings, remained trapped within the ideology he was born into. He knew something was wrong, even had a vague idea of changing the system, but he could not imagine how another system might work or fully grasp what was required.
In the same spirit, I had compared Paul Martin with Paul Sauvé, the one who succeeded to Maurice Duplessis after his death.
Du moins c'est ce qu'affirme Andrew Coyne dans sa dernière chronique:
La meilleure comparaison que je peux faire est avec Mikhaïl Gorbachev: un homme décent, mais qui, peu importe ses penchants réformistes, est resté prisonnier de l'idéologie dans laquelle il est né. Il savait que quelque chose ne tournait pas rond, avait de vagues idées pour changer le système, mais ne pouvait pas imaginer comment un autre système pourrait fonctionner ou pleinement saisir ce qui en serait nécessaire.
Dans le même esprit, j'avais comparé Paul Martin à Paul Sauvé, celui qui a succédé à Maurice Duplessis après sa mort.
Publié par Laurent à 11:25 PM

Svend Robinson == Claude Charron?

The NDP MP Svend Robinson is temporarily retiring from political life after having stolen a jewel ring (he later contacted the police)

This oddly reminds me of the shoplift committed in an Eaton in 1982 by Claude Charron, then a minister in the provincial government. Claude Charron, like Svend Robinson, is homosexual and had been subjected to a lot of pressure the preceding year by being implicated in a (later disproved) pornography scandal where it was alleged he was filming pornographic videos with young teen boys in his MNA office (at the time, homosexuality was still regularly perceived as being associated with pedophilia) After the shoplift, Claude Charron resigned from his ministerial functions and then quit politics some months later. Anyway, I'm wondering if Svend will also write his own book.

C0llision has more informations and comments on the Svend affair.

UPDATE 2004-04-16: Avary reminds us that another NDP MP, Lorne Nystrom, was caught red-handed in 1990 in a shoplift. Draw your own conclusions.

There is even more Svend at Colby Cosh, The Meatriarchy and the Blog Québécois.

Le député néo-démocrate Svend Robinson se retire temporairement de la vie politique après avoir volé un bijou (il s'est livré à la police par la suite)

Ça me rappelle étrangement le vol à l'étalage commis en 1982 dans un Eaton par Claude Charron, alors ministre dans le gouvernement provincial. Claude Charron, comme Svend Robinson, est homosexuel et il avait subi beaucoup de pression l'année précédente en étant impliqué dans un scandale pornographique (par la suite réfuté) où on prétendait qu'il tournait des films pornographiques avec de jeunes adolescents dans son bureau de député (à l'époque, l'homosexualité était régulièrement perçue comme étant associée à la pédophilie) Après le vol à l'étalage, Claude Charron a démissionné de ses fonctions ministérielles pour quitter la politique quelques mois plus tard. Enfin, je me demande si Svend aussi va écrire son livre.

C0llision a plus d'informations et de commentaires sur l'affaire Svend.

MISE À JOUR 2004-04-16: Avary rappelle qu'un autre député du NPD, Lorne Nystrom, s'était fait prendre en 1990 la main dans le sac pour un vol à l'étalage. Tirez vos propres conclusions.

Il y a aussi encore plus de Svend chez Colby Cosh, The Meatriarchy et le Blog Québécois.

Publié par Laurent à 11:09 PM

Free Jim Elve!

The lawyers of the government of Canada have just sent a letter requesting that Jim Elve de cease and desist in using elements similar to those of the government of Canada in his blog directory BlogsCanada.

This is as ridiculous as the request that was made to Paul Martin Time.ca to have them cease and desist in using elements similar to those of Paul Martin's site. Don't these people have any sense of humour, especially since it is obvious in both cases that this is a parody and not the real site. Even if the government had good points as a legal case, our resources are limited and I don't see why the government should spend them in useless legal battles.

See also James Bow for a more detailed analysis.

UPDATE 20h15: Sean at Polspy dares the lawyers of the federal government to come and get him.

UPDATE 2004-04-16: The government of Canada creates news for itself to report: this story landed in the news of the week in its Internet guide.

UPDATE 2004-04-17: Jay Currie examines the legal aspects of this case.

Les avocats du gouvernement du Canada viennent dans d'envoyer une lettre demandant à Jim Elve de cesser d'utiliser des éléments semblables à ceux du gouvernement du Canada dans son répertoire de blogs BlogsCanada.

C'est aussi ridicule que la requête qui avait faite à Paul Martin Time.ca de cesser d'utiliser des éléments semblables à ceux du site de Paul Martin. Ces gens n'ont-ils aucun sens de l'humour, surtout que dans les deux cas c'est évident que c'est une parodie et non pas le site réel. Même si le gouvernement avait des bons arguments sur le plan légal, nos ressources sont limitées et je ne vois pas pourquoi le gouvernement devrait les dépenser en batailles légales inutiles.

Voir aussi James Bow pour une analyse plus détaillée.

MISE À JOUR 20h15: Sean de Polspy met au défi les avocats du gouvernement fédéral de venir le chercher.

MISE À JOUR 2004-04-16: Le gouvernement du Canada se crée des nouvelles à rapporter: cette histoire se retrouve dans les nouvelles de la semaine de son guide Internet.

MISE À JOUR 2004-04-17: Jay Currie examine les aspects légaux de cette affaire.

Publié par Laurent à 02:32 PM

avril 14, 2004

Paul Martin == David Peterson?

Paul Martin has already been compared to the former Ontario premier Ernie Eves. Roy MacGregor from the Globe and Mail now compares him to another Ontario premier: David Peterson, who seemed to be headed for an easy majority in the 1990 elections and who finally got beat by the NDP.

According to a commenter named Jim on Andrew Coyne's blog, Paul Martin has surrounded himself with David Peterson's team: "needlessly losing elections since 1990". Of course, we know that Paul Martin has also surrounded himself with former supporters of John Turner (Paul Martin himself is one) It is maybe prophetic to see that in February, just before Sheila Fraser presented her report on the sponsorship scandal, David Peterson and John Turner came for the first time since a long time to assist to a Speech from the Throne, this time delivered in the name of their friend Paul Martin

On a déjà comparé Paul Martin à l'ex-premier ministre ontarien Ernie Eves. Roy MacGregor du Globe and Mail compare maintenant Paul Martin à un autre premier ministre ontarien: David Peterson, qui semblait se diriger vers une majorité facile aux élections de 1990 et qui s'est finalement fait battre par le NPD.

Selon un certain Jim qui commente un message d'Andrew Coyne, Paul Martin s'est entouré de l'équipe de David Peterson: "nous perdons inutilement des élections depuis 1990". Évidemment on sait que Paul Martin s'est aussi entouré d'ex-partisans de John Turner (Paul Martin lui-même en est un) C'est peut-être prophétique de voir qu'en février, juste avant que Sheila Fraser dépose son rapport sur le scandale des commandites, David Peterson et John Turner sont venus pour la première fois depuis longtemps assister à un discours du Trône, cette fois donné au nom de leur ami Paul Martin.

Publié par Laurent à 10:40 PM

Ça, c'est chien

Here is how to punish those who speed: when a radar detects that someone is driving too fast, it quickly turns the traffic light from green to yellow to red in his face.Voilà comment punir ceux qui font de la vitesse: lorsqu'un radar détecte que quelqu'un conduit trop vite, il change rapidement la lumière du vert au jaune au rouge dans sa face.
Publié par Laurent à 09:42 PM

Les médias en ligne se remplument

The National Post has just started a new blog. I wonder how it will go on from there. For now, there are still no permalinks, which reduces the utility of this blog.

I see that Le Soleil is also beginning to put its columns and op-eds online (well, for now there are only two of these online) This February 19, 2004 op-ed by Alain Dubuc is very interesting (I would say that Alain Dubuc is always interesting) He examines how and why Quebec's standard of living remains lower than those of its neighbours.

Le National Post vient de démarrer un nouveau blog. Je me demande bien comment ça va évoluer. Pour l'instant, il n'y a toujours pas de permaliens, ce qui réduit l'utilité de ce blog.

Je vois que Le Soleil commence aussi à mettre ses chroniques et éditoriaux en ligne (enfin, pour l'instant il n'y en a que deux en ligne) Cet éditorial du 19 février 2004 par Alain Dubuc est très intéressant (je dirais qu'Alain Dubuc est toujours intéressant) Il examine comment et pourquoi le niveau de vie du Québec reste plus bas que celui de ses voisins.

Publié par Laurent à 09:33 PM

Mario Dumont 1, Jean Charest 0

Mario Dumont summarizes in one sentence my preceding post on Jean Charest:
The voters elected a Liberal prime minister, who became a Conservative prime minister at the beginning of his term, and then during this spring became a péquiste, with consultations and a budget that sounds like th PQ.
Mario Dumont résume en une phrase mon précédent message sur Jean Charest:
Les électeurs ont élu un premier ministre libéral, qui est devenu en début de mandat un premier ministre conservateur, puis, ce printemps, qui est redevenu un péquiste, avec des consultations, puis un budget qui 'sonne' comme le PQ.
Publié par Laurent à 04:20 PM

Jean Charest: une lavette

Today is the first anniversary of the day Jean Charest's Liberals came to power in Quebec. Everybody is now aware of the large unpopularity that surrounds this government. Many explanations have been proposed to explain this unpopularity: the Right claims that the "whining and blackmailing of labor unions and leftists" succeeded in the end in turning the population against the government; the Left claims that it is "the neoliberal measures of the Charest government" that are unpopular. None of these explanations hold water. The reality is that the Liberal government and Jean Charest brought their own problems on themselves by being unable to manage correctly the political aspects of the application of their program.

It is highly dubious that the "whining of labor unions" made them gain the support of the population. In fact "barbarism", rather than "whining", would be a more appropriate term. Whether it is dumping pig manure at the home of municipal representatives, vandalizing the offices of MNAs and brutalizing their political staffers, blocking roads and ports or vandalizing the garages of the STM (Montreal public transit), these are certainly not this kind of tactics that pushed the population to rally to the struggle of labor unions. Even during the climax of the labor union "demonstrations", during the "labor union pertubation day" on December 11, 2003, Jean Charest still could count on considerable popular support. Indeed, a CROP-La Presse poll conducted between December 5 and December 17, 2003 revealed that Charest got 39% of the voting block, head to head with the PQ, while the ADQ got a support of 20%. The slump in support for Jean Charest came after this period, starting in January 2004. It is very interesting to note that, during this period, labor unions remained oddly quiet. "Labor union whining" did not succeed in making Charest fall; the fall came when that whining was remarkably absent.

In hindsight, it seems that a turning point was the decision of the Charest government to use Parliamentary closure to pass its bills, including a bill modifying section 45 on outsourcing, before the end of the year. Jacques Dupuis, House leader of the gouvernment, pointed to the "urgency of the situation". But everyone knew that there was no urgency. The Liberals simply looked completely ridiculous and simply seemed to panic when facing labor union agitation, uselessly resorting to authoritarian procedures. The Charest government should have simply let Parliamentary debates follow their normal course and taken its time. What would have been the problem if it had been necessary to wait until January or February 2004 for the adoption of the bills? If labor unions had wanted to continue with their dubious tactics, supporters of Charest's measures would then have had something concrete to remind them daily why they should rally around Charest.

The problem is not either that Charest's "neoliberal measures" are unpopular. This article by Benoit Aubin for l'Actualité indicates that:

Jean Charest's entourage rang the alarm bell in January, after a poll by Léger Marketing [...] showed that more than 60% of Quebecers were unhappy with the gouvernment.
Still, this same poll indicated that 50% of Quebecers were favourable to the re-engineering of the State (to reduce its size, budget and scope) while only 38% were unfavourable toward it. Even 30% of péquistes approved the re-engineering. This seems to be the second panic crisis of the Charest team: instead of focusing on its main objective that remains popular, the Charest government decided to sweep it under the rug and to instead start a big leftward turn. We saw the result of this leftward turn in the budget presented in March that the press described as a "good péquiste budget". The best example is the totally Orwellian idea the Charest government had in instating family allowances and claiming these family allowances are an income tax cut (which is completely ridiculous, most of the families that will receive these family allowances pay little or no income taxes) Real income tax cuts only total $220 million instead of the promised billion. In the most recent poll documenting the large unpopularity of the Charest government, the first grievance of the population against Charest is that he didn't make enough cuts in income taxes:
A strong majority of 72% of voters answered that the paltry income tax cuts -- moved back to 2005 -- announced in the Séguin budget last month did not meet their expectations.
Charest could have imagined that a more left-wing orientation would have allowed him to gain some support from the Left. This is a completely illusory hope. Since Yves Séguin said in June 2003 that "rather than asking what the state can do for us, we should ask ourselves what we can do without it", the Liberals simply burned their bridges with the Left. Any attempt to portray themselves as "social democrats" will be interpreted as pandering, demagoguery or worse. Michel Desprès, Minister of Labor, announced in January 2004 that the minimum wage would increase by 30 cents during the next two years (by way of comparaison, it took four years to the PQ to raise the minimum wage from 6,90$ to 7,20$ between 1998 and 2002) Leftists did not react by applauding this measure; they reacted by denouncing the fact that Michel Desprès took the pain of reassuring businesses that this increase would not threaten their competitivity. Still, this formulation had nothing special: it is easy to imagine it could have been used by the preceding péquiste government.

In fact, we only have to look at the problems the PQ faces with its left wing to realize that it is completely futile for Charest to try pleasing the Left and that his re-engineering or changes to the Labour Code are absolutely not radical. Robert Bourassa, Jacques Parizeau, Lucien Bouchard and Bernard Landry have all tried to reform the Labour Code. Bernard Landry himself declared in 2000 that section 45 of the Labour Code on outsourcing harmed the economy of Quebec and the FTQ thus drawn its fire on him. The Liberals have also said repeatedly (exhibit A, B, C, D, E and F) before the elections that they would modify section 45 to make outsourcing easier. In the beginning of 2003, the Left was decrying the comments of Joseph Facal, then President of the Treasury Board under the Landry government, against "the miserabilist poverty lobby". The PQ then moved its discourse more to the left, but to no avail: there are still talks about forming a new left-wing party separate from the Parti Québécois. If the PQ is not left-wing enough for them, then Jean Charest will never be left enough for them. The Charest government can well try to appease the FRAPRU or the FFQ by throwing them a bone, but they will not receive anything in return except for a good word or two plus a laundry list of demands.

Jean Charest's strategy begins to strangely look like the strategy of his former boss, Brian Mulroney. Brian Mulroney came to power as if he were Canada's answer to Ronald Reagan and Margaret Thatcher. But after the protests that followed an attempt to partially deindex old age pensions, the Mulroney government moved left and did not try anymore to make a deep "re-engineering" of the State. The difference is that Mulroney was a charismatic leader and that he still succeeded in keeping its right wing in the Progressive Conservative Party (at least, until it blew up in the 1993 elections) Jean Charest, we now know it, cruelly lacks charisma. Unable to seduce the Left, abandoning the Right: is the Liberal Party of Quebec headed toward disaster? Their only consolation is that the PQ seems to be as divided as they are and that the ADQ still lacks organization.

Aujourd'hui, c'est le premier anniversaire de l'arrivée au pouvoir des Libéraux de Jean Charest à Québec. Tout le monde est maintenant au courant de la grande impopularité qui entoure ce gouvernement. On a proposé plusieurs explications pour expliquer cette impopularité: la droite prétend que c'est "le braillage et le chantage des syndicats et des gauchistes" qui a fini par tourner la population contre le gouvernement; la gauche prétend que ce sont "les mesures néolibérales du gouvernement Charest" qui sont impopulaires. Aucune de ces explications ne tient la route. La réalité est que le gouvernement Libéral et Jean Charest ont amené leur propre malheur en étant incapable de gérer correctement les aspects politiques de l'application de leur programme.

Il est fortement douteux que le "braillage des syndicats" leur ait fait gagner l'appui de la population. En fait, "barbarisme" plutôt que "braillage" serait un terme plus approprié. Que ce soit de déverser du purin au domicile d'élus municipaux, de vandaliser les bureaux des députés provinciaux et de brutaliser leurs attachés politiques, de bloquer des routes et les ports ou de vandaliser les garages de la STM, ce ne sont sûrement pas ce genre de tactiques utilisées lors de l'automne 2003 qui ont attiré la population à se rallier la population à la lutte des syndicats. Même au plus fort des "manifestations" syndicales, lors de la "journée de pertubation syndicale" du 11 décembre 2003, Jean Charest bénéficiait toujours d'un appui populaire considérable. En effet, un sondage CROP-La Presse réalisé entre le 5 et le 17 décembre 2003 révélait que Charest obtenait 39% des intentions de vote, à égalité avec le PQ, alors que l'ADQ obtenait 20% des appuis. La dégringolade de l'appui à Jean Charest est venue après cette période, à partir de janvier 2004. Il est très intéressant de constater que pendant cette période les syndicats se sont tenus bizarrement tranquilles. Le "braillage syndical" n'a pas réussi à faire chuter Charest; la chute est venue au moment où ce braillage était remarquablement absent.

En rétrospective, il semble qu'un point tournant ait été la décision du gouvernement Charest d'utiliser un bâillon parlementaire pour faire passer ses projets de lois, dont le projet de loi modifiant l'article 45 sur la sous-traitance, avant la fin de l'année. Jacques Dupuis, le leader parlementaire du gouvernement, a évoqué "l'urgence de la situation". Mais tout le monde savait qu'il n'y avait aucune urgence. Les Libéraux ont eu l'air complètement ridicule et ont simplement semblé paniquer face à l'agitation des syndicats, ayant inutilement recours à des procédés autoritaires. Le gouvernement Charest aurait tout simplement dû laisser les débats parlementaires suivre leur cours normal et prendre son temps. Qu'est-ce que ça aurait réellement fait si il avait fallu attendre jusqu'en janvier ou février 2004 pour que les projets de loi soient adoptés? Si les syndicats avaient voulu continuer avec leurs tactiques douteuses, les partisans des mesures de Charest auraient alors eu quelque chose de concret pour leur rappeler quotidiennement pourquoi ils devraient se rallier autour de Charest.

Le problème n'est pas non plus que les "mesures néolibérales" de Charest sont impopulaires. Cet article de Benoit Aubin pour l'Actualité indique que:

L’entourage de Jean Charest a tiré la sonnette d’alarme en janvier, après qu’un sondage de Léger Marketing [...] eut montré que plus de 60% des gens étaient mécontents du gouvernement.
Pourtant, ce même sondage indiquait que 50% des Québécois étaient favorables à la réingénierie de l'État (la réduction de sa taille, de son budget et de son rôle) alors que seulement 38% y étaient défavorables. Même 30% des péquistes approuvent la réingénierie. Ça semble être la deuxième crise de panique de l'équipe Charest: aulieu de se centrer sur son objectif principal qui reste populaire, le gouvernement Charest a décidé de le mettre en sourdine et de plutôt amorcer un grand virage à gauche. On a vu le résultat de ce virage à gauche lors du budget déposé en mars que la presse a qualifié de "bon budget péquiste". Le meilleur example est l'idée tout à fait orwellienne du gouvernement Charest d'instaurer des allocations familiales et de prétendre que ces allocations familiales sont une baisse d'impôt (ce qui est complètement ridicule, la plupart des familles qui recevront ces allocations paient peu ou pas d'impôts) Les véritables baisses d'impôts ne se chiffrent qu'à 220 millions aulieu du milliard promis. Dans le sondage le plus récent qui documente la grande impopularité du gouvernement Charest, le premier grief de la population envers Charest est qu'il n'a pas suffisamment baissé les impôts:
Une forte majorité de 72 % des électeurs ont répondu que la maigre baisse d’impôts -- reportée à 2005 -- annoncée dans le budget Séguin, le mois dernier, ne répond pas à leurs attentes.
Charest aurait pu s'imaginer que sa nouvelle orientation plus à gauche lui permettrait de gagner des appuis à gauche. C'est un espoir complètement illusoire. Depuis qu'Yves Séguin a déclaré en juin 2003 "plutôt que de nous demander ce que l’État peut faire pour nous, demandons-nous ce que nous pouvons faire sans lui", les Libéraux ont tout simplement coupé les ponts avec la gauche. Chacune de leurs tentatives pour se montrer "social-démocrates" sera interprétée comme étant du clientélisme, de la démagogie ou pire. Michel Desprès, le ministre du Travail, a annoncé en janvier 2004 que le salaire minimum augmentrait de 30 cents sur les deux prochaines années (en comparaison, il a fallu quatre ans au PQ pour faire monter le salaire minimum de 6,90$ à 7,20$ entre 1998 et 2002) Les gauchistes n'ont pas réagi en applaudissant cette mes