| It is well known that the principle of judo is to use the strength and momentum of your opponent against him. We saw last week two dramatic examples of judo in a figurative sense.
During the second overtime of the soccer World Cup final match, Italian defender Marco Materazzi apparently threw some insults worthy of junior high school yard taunts to star French offensive midfielder Zinedine Zidane. It is not rare for sports players to resort to these kind of tactics in order to make their opponents lose their focus and concentration. But Zidane's reaction went beyond that. He hit Materazzi with a magnificient headbutt and was expelled from the match, leaving his team to play the final stretch short of its best player. While Materazzi's stature has not been increased by this incident, Zidane's strength and his overwillingness to use it clearly backfired on him and on his team. There was another example of overreaction last week on Québec's political scene. In answer to an interviewer on international francophone television station TV5 who stated that Québec had the means to become independent, Québec Premier Jean Charest said that while it would be feasible, it wouldn't be in Quebecers' interest. This was a quite typical Québec federalist argument. But PQ leaders such as André Boisclair and Bernard Landry cherry-picked Charest's words that independence would be feasible and they spent the week declaring their triumph and doing victory dances. In doing so, they fell in Charest's trap, no matter whether he had set it up intentionally or not. By making Charest's words the issue, they gave him a stage from which he could repeat his complete words and precise them, and Charest used it to make the very obvious point that not all feasible things are desirable. Furthermore, Boisclair's reaction ruined the Parti Québécois' pre-electoral strategy, which had been to quietly de-emphasize sovereignty. Parti Québécois strategists realized that the heydays of the Gomery Commission were over and that sovereignty was now a losing electoral issue for the PQ. Indeed, by May-June 2006, it was the Liberals who were talking the most often about sovereignty, never missing an occasion to accuse the PQ of being obsessed with sovereignty and referendums. So you can see how happy Charest and the Liberals were to be able to vindicate their claims last week. | Il est bien connu que le principe du judo est d'utiliser la force et les mouvements de son adversaire contre lui. On a vu la semaine dernière deux exemples frappants de judo au sens figuré.
Au cours de la deuxième prolongation du match de finale de Coupe de monde de soccer, le défenseur italien Marco Materazzi a apparemment lancé quelques insultes dignes d'une cour d'école au milieu offensif français Zinedine Zidane. Il n'est pas rare que des joueurs sportifs aient recours à de telles tactiques afin de déconcentrer leurs adversaires. Mais la réaction de Zidane est allée plus loin. Il a frappé Materazzi avec un magnifique coup de tête et a été expulsé du match, laissant son équipe jouer le reste de la finale sans son meilleur joueur. Bien que Materazzi ne sorte pas grandi de cet incident, la force de Zidane et sa trop grande volonté à en user se sont clairement retournés contre lui et son équipe. Il y a eu un autre exemple de réaction exagérée la semaine dernière sur la scène politique québécoise. En réponse à un intervieweur de la station de télévision francophone internationale TV5 qui a affirmé que le Québec avait les moyens de devenir indépendant, le Premier ministre du Québec Jean Charest a dit que bien que ce serait faisable, ce ne serait pas dans l'intérêt des Québécois. C'était un argument typique des fédéralistes québécois. Mais les chefs du PQ tels qu'André Boisclair et Bernard Landry n'ont retenu que les mots de Charest sur la faisabilité de l'indépendance et ont passé la semaine à déclarer leur triomphe et à faire des danses de la victoire. Ce faisant, ils sont tombés dans le piège de Charest, peu importe qu'il l'ait tendu par exprès ou non. En faisant des paroles de Charest un enjeu, ils lui ont donné un podium du haut duquel il pourrait répéter et préciser l'ensemble de ses paroles, et Charest en a profité pour présenter l'argument très évident que ce qui est faisable n'est pas nécessairement souhaitable. De plus, la réaction de Boisclair a bousillé la stratégie pré-électorale du Parti Québécois, qui était de tranquillement enlever l'emphase sur la souveraineté. Les stratèges du Parti Québécois avaient réalisé que les "beaux jours" de la Commission Gomery étaient terminés et que la souveraineté était maintenant un enjeu électoral perdant pour le PQ. En effet, en mai et juin 2006, c'étaient les Libéraux qui parlaient le plus souvent de souveraineté, ne ratant jamais une occasion d'accuser le PQ d'être obsédé par la souveraineté et les référendums. On voit maintenant à quel point Charest et les Libéraux sont contents d'avoir pu voir leurs affirmations confirmées la semaine dernière. |
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