| There was a scandal last week when it was confirmed that the Parti Québécois received 96,400$ in disguised contributions from Groupaction from 1995 to 2000. But another scandal is the way sovereignist leaders have handled these revelations.
When former Groupaction president Jean Brault and lobbyist Alain Renaud first testified in April 2005 to the Gomery Commission that Groupaction had given about 100,000$ to the Parti Québécois in order to secure contracts from Québec's Crown corporations, the Parti Québécois, by way of a press release, "formally denie[d] having received any money at all from Groupaction" and it attempted to discredit Alain Renaud by saying his claims were "clearly false" and "part of a decoy strategy" that was "shameful and desperate". Pierre Châteauvert, then executive director of the PQ, declared to the Journal de Montréal that such a thing was impossible because the PQ does not accept checks from corporations. This was pure obfuscation since it was obvious that the claim was not that Groupaction had directly wrote a check to the PQ, but rather that it had funneled the contributions through its employees, who were reimbursed by Groupaction for these contributions. Now that a Commission of inquiry commissioned by Québec's Chief Electoral Officer and headed by Justice Moisan has found in its report that Groupaction indeed contributed, through its employees, 96,400$ to the Parti Québécois and that Parti Québécois officials were aware of these contributions, the initial denials by the Parti Québécois and the attacks on Alain Renaud look less like an honest mistake made in ignorance and more like an attempt to conceal the truth. Recall that Ginette Boivin, who is one of the two PQ officials fingered by the Commission's report, is still responsible for the PQ's financing: the PQ cannot plead organizational amnesia. Instead, the Parti Québécois continues to resort to denials and attacks: despite the evidence presented in the Moisan report, PQ leader André Boisclair claims that there is no evidence that PQ officials approved the contributions and online attacks on the integrity of Justice Moisan by Péquiste activists were so numerous and so fierce that columnist Michel C. Auger was prompted to write a post setting the record straight. Another tactic used by sovereignist leaders is to claim that Groupaction didn't receive any contract from the government of Québec or its Crown corporations. During a press conference held at the National Assembly on April 7, 2005, PQ MNA Stéphane Bédard claimed that Groupaction did "not get any contract with the SAQ nor with the government of Québec while the Parti québécois held power". Last Thursday, Bloc Québécois leader Gilles Duceppe said that "no contract was awarded" to Groupaction. While the PQ, in its press release of last Wednesday, did acknowledge that Groupaction won a publicity contract from Télé-Québec in 1997, it still omits to mention the fact that Groupaction also won the main publicity contract of the Société des Alcools du Québec in 1995 under a PQ government (though it mentions that the contract ended in 1998). How come virtually no one called Parti Québécois officials on their contradictions and obfuscations? How come Gilles Duceppe's words, "no contract was awarded", can be printed in large letters at the top of a page in La Presse and not face any public rebuttal, despite the obvious falseness of these words? | Il y a eu un scandale la semaine dernière lorsqu'il a été confirmé que le Parti Québécois a reçu 96 400$ en contributions déguisées de Groupaction de 1995 à 2000. Mais la manière dont les leaders souverainistes ont géré ces révélations constitue un autre scandale.
Lorsque l'ex-président de Groupaction et le lobbyiste Alain Renaud ont d'abord témoigné en avril 2005 à la Commission Gomery que Groupaction avait donné environ 100 000$ au Parti Québécois afin d'obtenir des contrats des sociétés d'État québécoises, le Parti Québécois, par voie de communiqué, a "ni[é] formellement avoir reçu quelque montant que ce soit de Groupaction" et il a tenté de discréditer Alain Renaud en plaidant que ses affirmations étaient "clairement fausses" et faisaient "partie d'une stratégie de diversion" qui était "éhontée et désespérée". Pierre Châteauvert, alors directeur général du PQ, a declaré au Journal de Montréal qu'une telle chose était impossible puisque le PQ n'accepte pas les chèques des compagnies. C'était de la pure obfuscation puisqu'il était évident que l'affirmation n'était pas que Groupaction ait directement fait un chèque au PQ, mais plutôt qu'elle ait fait transité les contributions par ses employés, qui ont été remboursés par Groupaction pour ces contributions. Maintenant qu'une Commission d'enquête créée par le Directeur général des élections du Québec et dirigée par le juge Moisan a trouvé dans son rapport que Groupaction a bel et bien contribué, via ses employés, 96 400$ au Parti Québécois et que les responsables du Parti Québécois étaient au courant de ces contributions, le déni initial du Parti Québécois et les attaques contre Alain Renaud ressemblent moins à un erreur honnête faite dans l'ignorance et plus à une tentative de cacher la vérité. Gardez en tête que Ginette Boivin, qui est une des deux responsables du PQ pointées du doigt dans le rapport de la Commission, est toujours responsable du financement au PQ: le PQ ne peut pas plaider l'amnésie organisationnelle. À la place, le Parti Québécois continue d'avoir recours au déni et aux attaques: malgré les preuves présentées dans le rapport Moisan, le chef du PQ André Boisclair affirme que rien ne démontre que les responsables du PQ ont approuvé les contributions et les attaques sur le Web contre l'intégrité du juge Moisan par des militants Péquistes ont été si nombreuses et si féroces que le chroniqueur Michel C. Auger s'est senti obligé d'écrire un billet pour rétablir les faits. Une autre tactique utilisée par les leaders souverainistes est d'affirmer que Groupaction n'a reçu aucun contrat du gouvernement du Québec ou de ses sociétés d'État. Durant une conférence de presse tenue à l'Assemblée nationale le 7 avril 2005, le député Péquiste Stéphane Bédard a affirmé que Groupaction n'a "pas obtenu de contrat, ni avec la SAQ, ni avec le gouvernement du Québec, pendant que [le PQ était] au pouvoir". Jeudi dernier, le chef du Bloc Québécois Gilles Duceppe a dit qu'"il n'y a aucun contrat qui a été donné" à Groupaction. Alors que le PQ, dans son communiqué de mercredi dernier, a reconnu que Groupaction a obtenu un contrat de publicité de Télé-Québec en 1997, il a néanmoins omis de mentionner le fait que Groupaction a aussi obtenu le contenu principal de publicité de la Société des Alcools du Québec en 1995 sous un gouvernement Péquiste (bien qu'il mentionne que le contrat a pris fin en 1998). Comment se fait-il que virtuellement personne n'ait confronté les responsables du Parti Québécois par rapport à leurs contradictions et à leurs obfuscations? Comment se fait-il que les mots de Gilles Duceppe, "aucun contrat n'a été donné", puissent être imprimés en grosses lettres dans le haut d'une page de La Presse et ne faire face à aucune réfutation publique, malgré l'évidente fausseté de ces mots? |
Le PQ n'a pas de chances aux prochaines élections. Boisclair étant le principal problème des péquistes. Ce scandale vient en quelque sorte clouer le cercueil. À mon avis. Bien sûr.
Écrit par: brem à juin 28, 2006 08:14 AMOn ne doit pas être surpris que ce scandale soit étouffé par les médias. La quasi-totalité des soit-disants "journalistes" du Québec sont des séparatistes-nationalistes-socialistes.
On n'a qu'a se souvenir de Oxygène9, les cocktails de levées de fonds du Bloc avec la participation de ministres du PQ, du traitement de la question de la provenance de la cocaine de Boisclair.
Écrit par: Alain à juin 28, 2006 10:12 AMJe crois que tous les partis politiques fonctionnent en poussant les règles à la limite. Ce qui distingue le PQ, c'est qu'eux se sont donné une espèce d'auréole de vertue et ont toujours réagi en vierges offensées quand leurs adversaires osaient enfreindre une règle. Maintenant que la preuve est sortie qu'ils sont des simples êtres comme les autres, leur monopole de la vertue est disparu pour toujours.
Écrit par: David Lépine à juin 28, 2006 01:49 PM