juin 03, 2006

Made-in-Canada terrorism

Last Monday, Jack Hooper, operations director of the Canadian Security Intelligence Service, testified to the Senate Committee on national security and defence that Canada is facing the "emergence of homegrown, second- and third-generation terrorists" inspired by Al-Qaida. Hooper described Canada's homegrown terrorists by pointing out that "these are people [...] in most instances who are Canadian citizens" and that "[m]ost of them are very young; [a] lot of them were born here; [a] lot of them who were not born here emigrated to Canada with their parents at a very young age." He also told the committee that "all of the circumstances that led to the London transit bombings [...] are resident here and now in Canada".

Last night, a police sweep led to the arrests of twelve adults and five minors who, according to the RCMP, "were planning to commit a series of terrorist attacks against solely Canadian targets in southern Ontario" and who, according to the CSIS "are Canadian residents from a variety of backgrounds [who] [f]or various reasons [...] appear to have become adherents of a violent ideology inspired by Al Qaida". (The RCMP published the list of the twelve adults arrested.) The press reports that some of the arrested persons were also born in Canada and are Canadian citizens.

When the United Kingdom and France had trouble in 2005 with their Muslim minorities, composed in large part of second- and third-generation immigrants, many Canadian analysts argued that Canada avoided such events thanks to the magic of Canadian multiculturalism. But as Allan Gregg pointed out in an article for the March 2006 edition of Walrus Magazine, no such analysis could be complete without taking into account the fact that the United Kingdom and France began accepting non-traditional immigration after the Second World War while Canada waited until the 1970s to do so in significant numbers. Thus, "second-generation immigrants represent only 14 percent of Canada's current visible-minority population" and sociology professor Jeffrey Reitz, after having described integration problems among the second generation, argued that "lack of conflict in the present may not be a good predictor of the future". The rise of homegrown terrorist cells is certainly not a good sign.

Lundi dernier, Jack Hooper, directeur des opérations du Service canadien du renseignement de sécurité, a déclaré au Comité sénatorial sur la sécurité nationale et la défense que le Canada fait face à "l'émergence de terroristes en sol canadien de deuxième et troisième génération" inspirés par Al-Qaïda. Hooper a décrit ces terroristes en sol canadien en signalant qu'"il s'agit dans la plupart des cas de citoyens canadiens" et que "[l]a plupart sont très jeunes; [p]lusieurs sont nés ici; [p]lusieurs d'entre eux qui ne sont pas nés ici ont immigré à un très jeune âge avec leurs parents." Il a aussi déclaré au comité que "les éléments qui ont mené aux attentats du métro de Londres [...] sont présents ici en ce moment au Canada".

La nuit dernière, une rafle policière a mené à l'arrestation de douze adultes et cinq mineurs qui, selon la GRC, "planifiaient une série d’attentats terroristes contre des cibles canadiennes dans le sud de l’Ontario" et qui, selon le SCRS "sont des résidents canadiens d’origines diverses [qui], [p]our plusieurs raisons [...] semblent avoir choisi une idéologie violente inspirée par Al-Qaïda". (La GRC a publié la liste des douze adultes arrêtés.) La presse rapporte que certaines des personnes arrêtées sont aussi nées au Canada et sont des citoyens canadiens.

Lorsque le Royaume-Uni et la France ont eu des problèmes en 2005 avec leurs minorités musulmanes, composées en grande partie d'immigrants de deuxième et troisième génération, plusieurs analystes canadiens ont affirmé que le Canada avait été épargné par de tels évènements grâce à la magie du multiculturalisme canadien. Mais comme l'a souligné Allan Gregg dans un article publié dans l'édition de mars 2006 du Walrus Magazine, une telle analyse ne saurait être complète si elle ne prend pas en compte le fait que le Royaume-Uni et la France ont commencé à accueillir une immigration non-traditionnelle dès la fin de la deuxième guerre mondiale alors que le Canada a attendu jusqu'aux années 1970 pour le faire en quantité significative. Ainsi, "les immigrants de deuxième génération ne représentent que 14% de la population canadienne de minorité visible" et le professeur de sociologie Jeffrey Reitz, après avoir décrit les problèmes d'intégration de la deuxième génération, a affirmé qu'"une absence de conflit dans le présent pourrait ne pas être un bon indicateur du futur". La montée des cellules terroristes en sol canadien n'est certainement pas un bon signe.


Publié par Laurent à juin 3, 2006 05:45 PM | TrackBack
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