| Parti Québécois leader André Boisclair commented Québec's 2006-2007 budget by saying that it is "useless to talk about paying down the debt as long as the fiscal imbalance is not resolved." This comment illustrates a too common attitude in Québec which is to find excuses to not do anything to tackle the fiscal, economic and demographic challenges facing Québec.
This is why it is refreshing to hear people arguing that, while it would be preferable that the fiscal imbalance be solved, Québec should take its responsibilites even in the absence of such a settlement. Indeed, they reject the idea that a fiscal imbalance of at most $3 billion should paralyze a government with a $58 billion budget and a province with a $265 billion GDP. Thus, the manifesto For a clear-eyed vision of Québec, signed among others by former Premier Lucien Bouchard, denounced those who "believe — and attempt to have the public believe — that there are easy solutions to these problems, for example, 'correcting the fiscal imbalance'." The manifesto further argued that a settlement of the fiscal imbalance would only partially resolve the problem of Québec's public finances and that "[t]o think otherwise is to dream in technicolour or to be inept at arithmetic." Desjardins' study on Québec's public finances points out that "[r]esolving the fiscal imbalance would not be enough to correct Québec’s situation. Rather, we need to question ourselves as soon as possible." The study adds that, while the fiscal imbalance is a real problem, it "must not obscure Québec’s accountability for the state of its own public finances" and the study laments that the fiscal imbalance "has also been used as an excuse to avoid dealing with Québec’s fiscal problems. Which is why there is now an urgent need to solve the problem." Indeed, the fiscal imbalance cannot explain why Québec has currently so much debts. The fiscal imbalance appeared in the mid-1990s, but the Desjardins study points out that "three quarters of the debt [...] stems from the deficits posted starting in the early 70s" and has been used to "pay for the cost of running the State, i.e., current operating expenses." Pierre Langlois, an economist who has been an advisor to Bernard Landry and Pauline Marois at Québec's Ministère des Finances, has a more precise chronology and points to the "runaway deficits" that were posted by Québec governments from 1975 to 1994. | Le chef du Parti Québécois André Boisclair a commenté le budget 2006-2007 du Québec en affirmant qu'il est "inutile de parler de remboursement de la dette tant que la question du déséquilibre fiscal n'aura pas été réglée." Ce commentaire illustre une attitude trop présente au Québec qui est de trouver des excuses pour l'immobilisme vis-à-vis des problèmes fiscaux, économiques et démographiques auxquels fait face le Québec.
C'est pourquoi il est rafraîchissant d'entendre des gens plaider que, bien qu'il serait préférable que le déséquilibre fiscal soit réglé, le Québec devrait prendre ses responsabilités même en l'absence d'un tel règlement. En effet, ils rejettent l'idée selon laquelle un déséquilibre fiscal d'au plus 3 milliards devrait paralyser un gouvernement qui a un budget de 58 milliards et une province avec un PIB de 265 milliards. Ainsi, le manifeste Pour un Québec lucide, signé entre autres par l'ex-Premier ministre Lucien Bouchard, a dénoncé ceux qui "croient et tentent de faire croire à la population qu'il existe des solutions faciles à ces problèmes, par exemple 'régler le déséquilibre fiscal'." Le manifeste a aussi plaidé qu'un règlement du déséquilibre fiscal ne résoudrait que partiellement le problème des finances publiques québécoises et que "[p]enser autrement, c'est rêver en couleurs ou ne pas savoir compter." L'étude de Desjardins sur les finances publiques québécoises signale qu'"un règlement sur le plan du déséquilibre fiscal ne constitue pas une condition suffisante pour redresser la situation du Québec. Il faut plutôt se remettre en cause le plus rapidement possible." L'étude ajoute que, bien que le déséquilibre fiscal soit un réel problème, il "ne doit pas masquer la responsabilisation du Québec vis-à-vis de l'état de ses finances publiques" et l'étude déplore que le déséquilibre fiscal "a également servi de prétexte pour éviter de faire face aux problèmes du redressement fiscal du Québec." En effet, le déséquilibre fiscal ne peut pas expliquer pourquoi le Québec a présentement tant de dettes. Le déséquilibre fiscal est apparu au milieu des années 1990, mais l'étude de Desjardins souligne que "les trois quarts de cette dette [...] découlent des déficits enregistrés à partir du début des années 70" et ont servi à "payer des dépenses de fonctionnement de l’État, c’est-à-dire les dépenses d’opération courantes." Pierre Langlois, un économiste qui a été conseiller auprès de Bernard Landry et Pauline Marois au Ministère des Finances du Québec, a une chronologie plus précise et pointe du doigt les "déficits galopants" affichés par les gouvernements du Québec de 1975 à 1994. |
Laurent:
Mais que propsose-t-on? Personallement, je voudrais voir une allégement des réglements et une abolition de la paparesse innécessaire. A Singapour beaucoup des transactions comme incorporation, ou paiment des cotisation de la pension se font par moyens éléctroniques. Pourquoi n'applique-t-on pas quelque chose de similaire?
La question la plus frustrante: pourquoi le Québec demontre tellment d'immobilsime. De quoi on a peur?
xavier
Écrit par: xavier à avril 3, 2006 10:20 PM