février 23, 2006

Les promesses du PLQ

Last weekend, there was a clash between the Québec Liberal Party's youth wing, who argued that paying down Québec's provincial debt should trump cutting income taxes, and Premier Jean Charest, who says that reimbursing the debt is important but not more important than income tax cuts. But it is not clear it really matters whose point of view prevailed in this internal Liberal Party debate. Given the Liberal government's track record, we can expect neither significant debt reimbursement nor substantial income tax cuts.

The Liberal Party took power with a promise to cut Quebecers' income taxes by 27 percent over five years. This was equivalent to an income tax cut of $1 billion each year. However, the Liberals' first real budget in 2004 contained only a $220 million income tax cut and the Charest government dressed up $780 million of social spending as an income tax cut so it could claim to have kept its promise. This tactic was so transparently dishonest that even the Liberal Party's follow-up committee deplored it in 2004.

In early 2005, it became obvious that the 2005 budget would contain very few income tax cuts when Finance Minister Michel Audet tried to claim that the Liberals had never promised such cuts, despite the fact that these promises could be found black-on-white in the Liberal Party's program and electoral platform. Almost every observer again highlighted the conflictual relationship of the Charest government with the truth.

What would have happened if the Liberal Party's Youth Commission had succeeded in getting the Liberal Party to adopt a resolution declaring debt repayment to take priority over income tax cuts and requiring the government to reimburse a minimum amount each year? The Charest government would probably have made little or no repayment, and would have then played with accounting rules, particularly by modifying the government's reporting entity, in order to pretend it had fulfilled its promise. It would then have retroactively minimized its promises (as has been the case with the Parti Québécois' "zero deficit" promise). If the Liberal government can claim that its explicit promise to cut income taxes is voided because Ontario has increased its own taxes, then why wouldn't it use a similar excuse with respect to debt repayment?

La semaine dernière, il y a eu un affrontement entre l'aile jeunesse du Parti Libéral du Québec, qui plaidaient que le remboursement de la dette provinciale du Québec devrait avoir priorité sur les baisses d'impôts, et le Premier ministre Jean Charest, qui affirmaient que le remboursement de la dette est important, mais pas plus important que les baisses d'impôts. Mais il n'est pas clair que la victoire de l'un ou l'autre point de vue dans ce débat interne du Parti Libéral change quoi ce que soit. Étant donné le bilan du gouvernement Libéral, on peut s'attendre à ce qu'il n'y ait ni de remboursement significatif de la dette ni de baisses d'impôts substantielles.

Le Parti Libéral a pris le pouvoir avec une promesse de baisser les impôts des Québécois de 27% sur une période de cinq ans. C'était équivalent à une baisse d'impôts d'un milliard chaque année. Cependant, le premier véritable budget des Libéraux en 2004 contenait seulement 220 millions en baisse d'impôts et le gouvernement Charest a travesti 780 millions de dépenses sociales en baisses d'impôts afin de pouvoir affirmer qu'il avait tenu sa promesse. Cette tactique était si évidemment malhonnête que même le Comité de suivi du Parti Libéral l'a deplorée en 2004.

Au début 2005, il est devenu évident que le budget 2005 contiendrait très peu de baisses d'impôts lorsque le Ministre des Finance Michel Audet a essayé d'affirmer que les Libéraux n'avaient jamais promis de telles baisses, malgré le fait que ces promesses se trouvent noir sur blanc dans le programme et la plate-forme électorale du Parti Libéral. Presque tous les observateurs ont encore une fois souligné la relation conflictuelle du gouvernement Charest avec la vérité.

Que serait-il arrivé si la Commission jeunesse du Parti Libéral avait réussi à faire adopter par le Parti Libéral une résolution déclarant que la réduction de la dette a priorité sur les baisses d'impôts et exigeant du gouvernement qu'il rembourse un montant minimum à chaque année? Le gouvernement Charest n'aurait probablement fait pas ou peu de remboursements, et il aurait alors joué avec les règles comptables, en particulier en modifiant le périmètre comptable du gouvernement, afin de prétendre avoir rempli sa promesse. Il aurait ensuite rétroactivement minimisé ses promesses (comme ça a été le cas avec la promesse de "déficit zéro" du Parti Québécois). Si le gouvernement Libéral peut affirmer que sa promesse de baisser les impôts n'est plus valide parce que l'Ontario a augmenté ses propres impôts, alors pourquoi ne se servirait-il pas d'une excuse semblable relativement au remboursement de la dette?


Publié par Laurent à février 23, 2006 01:53 PM
Commentaires

Laurent (Lawrence), Your uncle Gilles of Trois-Rivières and your Grand father Marcel of Genève (Suisse) were surprised to realize what you were up to all the time you were spending on internet.

Congratulations for your interesting articles on very serious subjets in two languages and good luck for your possible future as a national columnist.

Écrit par: Gilles & Marcel à février 28, 2006 08:11 PM

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