Here is how the announcement of a child-care program by the federal government was described:
[T]he Prime Minister [of Canada] committed to allocating funds to child-care services in Canada. The federal strategy plans for the creation of 200,000 new child-care spaces and a $5.4 billion injection. This certainly sounds familiar and could have been written in 2004 or 2005. But the year when this happened is in fact 1986 and the Prime Minister was Brian Mulroney! But what is more interesting is how Québec reacted to the federal plan. This plan was on the table at about the same time of the negotiation of the Meech Lake Accord. This Accord contained a clause giving provinces the right to opt out with compensation from new shared-cost programs established by the federal government in areas of exclusive provincial jurisdiction. At the time, Québec Premier Robert Bourassa demonstrated the relevance of this clause by pointing out that Québec could use it to opt out from the federal child-care program and instead spend the money on family allowances. Bourassa thus declared in May 1987: Let's take the example of [the] child-care [program]. We want to be able to choose. We want to be able to allocate these funds in order to have a more dynamic family policy in parallel sectors.1 Le Devoir similarly reported that "rather than stick to the national child-care program proposed by the federal government, Québec could devote the same sums toward the development of a family policy seeking to encourage fertility."2 Thus, it is quite ironic to see that about 20 years later Québec and the federal government have switched places, with the federal government seeking to introduce a new universal family allowance and with Québec being the only province with a system of highly subsidized child-care. | Voici comment l'annonce d'un programme de garderies par le gouvernement fédéral a été décrite:
[L]e premier ministre [du Canada] s'engage à débloquer des sommes d'argent pour les services de garde au pays. La stratégie fédérale prévoit la création de 200 000 nouvelles places dans les garderies et l’injection de 5,4 milliards de dollars. Ça sonne certainement familier et ça pourrait avoir été écrit en 2004 ou 2005. Mais l'année où cela s'est produit est en fait 1986 et le Premier ministre était Brian Mulroney! Mais ce qui est plus intéressant est la réaction du Québec au plan fédéral. Ce plan se trouvait sur le table environ au moment de la négociation de l'Accord du lac Meech. Cet Accord contenait une disposition donnant aux provinces le droit de se retirer, avec une juste compensation, de tout nouveau programme à coûts partagés établi par le gouvernement fédéral dans un secteur de compétence exclusive provinciale. À l'époque, le Premier ministre du Québec Robert Bourassa a démontré la pertinence de cette disposition en indiquant que le Québec pourrait l'utiliser pour se retirer du programme fédéral de garderies et pour plutôt affecter cet argent à des allocations familiales. Bourassa a ainsi déclaré en mai 1987: Prenons le cas des garderies [...] On veut pouvoir choisir. On veut pouvoir affecter ces sommes pour avoir une politique familiale plus dynamique dans des secteurs parallèles.1 Le Devoir a rapporté de manière similaire que "plutôt que de s'en tenir au programme national de garderies projeté par le fédéral, le Québec pourrait consacrer les mêmes sommes à la réalisation d'une politique familiale visant notamment à favoriser la natalité."2 Ainsi, il est plutôt ironique de constater qu'environ 20 ans plus tard, le Québec a changé de place avec le fédéral, le gouvernement fédéral cherchant à introduire une nouvelle allocation familiale universelle et le Québec étant la seule province à avoir un système de garderies fortement subventionnées. |
| 1. Girard, Normand. "Les 'objectifs nationaux' pourraient couler l'accord de principe du lac Meech." Le Journal de Montréal, 25 mai 1987 in Le Québec et le lac Meech: Un dossier du Devoir, Montréal: Guérin Littérature, 1987, pp. 329-331. 2. O'Neill, Pierre. "'Très, très confiant'." La Presse, 25 mai 1987 in Ibid., pp. 402-405. | |