| The Conservatives are still on the rise in Québec. An Ipsos-Reid poll shows the Conservative Party at 21 percent in Québec, compared with 43 percent for the Bloc Québécois and 24 percent for the Liberals. SES Research puts the Conservatives at 28 percent in Québec, whereas the Bloc have 45 percent and the Liberals 19 percent. A Strategic Counsel poll gives 23 percent to the Conservative Party in Québec, versus 48 percent for the Bloc and 18 percent for the Liberals. The Conservative rise is mostly happening outside Montréal: according to the same poll, the Conservatives are at 30 percent in the rest of Québec, compared with 47 percent for the Bloc and 12 percent for the Liberals.
The election campaign is not over yet, but the Conservatives will very likely get a much better score in Québec than they did in 2004, quite possibly becoming the party preferred by francophone federalists. In March 2004, I gave the following advice to the Conservatives: I think this is how [as a decentralist alternative to centralization and separation] the Conservative Party should promote itself in Quebec. The conventional wisdom in Quebec would label the Bloc Québécois as center-left, the Liberal Party as centrist and the Conservative Party as right-wing, thus showing Conservatives as 'extremists'. By instead emphasizing federalism - the relations between the federal and provincial governements - the Conservatives can instead present themselves as a moderate alternative to two failed extremisms: Liberal centralization and Bloc separatism. It was easier said than done, but this is exactly what Harper has managed to do when he outlined his vision for Québec and Canadian federalism in Québec City just before Christmas. | Les Conservateurs sont encore en hausse au Québec. Un sondage Ipsos-Reid montre le Parti Conservateur à 21% au Québec, comparativement à 43% pour le Bloc Québécois et à 24% pour les Libéraux. SES Research place les Conservateurs à 28% au Québec, alors que le Bloc est à 45% et les Libéraux à 19%. Un sondage Strategic Counsel donne 23% au Parti Conservateur au Québec, versus 48% pour le Bloc et 18% pour les Libéraux. La montée Conservatrice se déroule surtout à l'extérieur de Montréal: selon le même sondage, les Conservateurs sont à 30% dans le reste du Québec, comparativement à 47% pour le Bloc et à 12% pour les Libéraux.
La campagne électorale n'est pas encore terminée, mais les Conservateurs obtiendront très probablement un bien meilleur score au Québec que ce qu'ils ont eu en 2004, devenant fort possiblement le parti que préfèrent les fédéralistes francophones. En mars 2004, j'ai donné les conseils suivants aux Conservateurs: Je crois que c'est ainsi [comme une alternative décentralisatrice à la centralisation et à la séparation] que le Parti Conservateur doit se présenter au Québec. La sagesse conventionnelle au Québec veut que le Bloc Québécois soit de centre-gauche, le Parti Libéral centriste et le Parti Conservateur de droite, montrant ainsi les Conservateurs comme étant des "extrémistes". En mettant plutôt l'emphase sur le fédéralisme - les relations entre les gouvernements fédéral et provinciaux - les Conservateurs peuvent ainsi se présenter comme une alternative modérée à deux extrémismes qui ont échoué: la centralisation du PLC et le séparatisme du Bloc. C'était plus facile à dire qu'à faire, mais c'est précisément ce que Harper a réussi à faire lorsqu'il a présenté sa vision pour le Québec et le fédéralisme canadien à Québec juste avant Noël. |