| Gilles Duceppe often repeats that "the politics of the worst case scenario is the worst policy". This means that sovereignists should not oppose measures that are good for Québec, like Stephen Harper's platform of respect for the powers and jurisdictions of the provinces, of restraining the federal spending power and of fixing the fiscal imbalance, even though such measures would take steam out of the sovereignist movement by addressing a major part of Québec's grievances. However, Parti Québécois leader André Boisclair does not seem to agree, judging by his negative reaction to Harper's announcement and by the fact that he holds the conduct of sovereignists toward the Meech Lake Accord — they were clearly opposed to it — as a model. (By the way, in the House of Commons on December 8, 1994, Gilles Duceppe boasted of the role the Parti Québécois played in the failure of Meech and he said "we were right [to oppose Meech] and we won.") Boisclair is trapped by the PQ's program, which is exclusively concerned with a referendum on sovereignty, and he must know that, in the words of Le Devoir columnist Michel David, "a Liberal government in Ottawa has always been a necessary precondition to a PQ victory."
So Boisclair tried to change the subject; instead of talking about Harper's platform for Québec, he claimed the Conservatives are too 'scary' for Québec. Boisclair asked: "Is the price to be paid to settle the fiscal imbalance to say that abortion rights no longer exist?" Which is a quite ridiculous question, given that the Conservative Party's policy, adopted during its March 2005 convention, is that "[a] Conservative government will not support any legislation to regulate abortion." Boisclair then said that Quebecers don't want to "reopen the debate on same-sex marriage" or, as he put it a month ago, that it would be "unacceptable for this already settled debate to be put again on the table". However, like Gilles Duceppe, he doesn't want to apply this same standard to the issue of Québec separation. Moreover, it must be pointed out that the Conservatives would bring in civil unions, similar to those unanimously approved by Québec's National Assembly in 2002 and to those adopted by European countries like France, Sweden and Great Britain, which would guarantee the substantive rights of marriage for gays. Toronto Star columnist Chantal Hébert even said that Harper, with his stance on gay marriage, had put progressive back into Conservative. In short, by inventing imaginary differences and by exaggerating those that do exist, Boisclair has proved that he is the kind of person who would rather build walls than bridges with other Canadians. We expect nothing less from the Parti Québécois. | Gilles Duceppe répète souvent que "la politique du pire est la pire des politiques". Cela signifie que les souverainistes ne devraient pas s'opposer aux mesures qui sont bonnes pour le Québec, telles que la plate-forme de Stephen Harper pour un respect des pouvoirs et compétences des provinces, pour une restriction du pouvoir fédéral de dépenser et pour un réglement du déséquilibre fiscal, même si de telles mesures couperaient l'élan du mouvement souverainiste en répondant à une part majeure des griefs du Québec. Cependant, le chef du Parti Québécois André Boisclair ne semble pas être d'accord, si on en juge par sa réaction négative à l'annonce de Harper et par le fait qu'il tient pour modèle la conduite des souverainistes vis-à-vis de l'Accord du lac Meech — ils y étaient clairement opposés. (En passant, le 8 décembre 1994 dans la Chambre des Communes, Gilles Duceppe s'est vanté du rôle qu'a joué le Parti Québécois dans l'échec de Meech et a dit qu'"on a eu raison [de s'opposer à Meech], on a gagné.") Boisclair est coincé par le programme du PQ, qui se préoccupe exclusivement d'un référendum sur la souveraineté, et il doit savoir que, dans les mots du chroniqueur du Devoir Michel David, "un gouvernement Libéral à Ottawa a toujours été une condition sine qua non d'une victoire du PQ."
Boisclair a donc tenté de changer le sujet; aulieu de parler de la plate-forme de Harper pour le Québec, il a affirmé que les Conservateurs sont trop 'effrayants' pour le Québec. Boisclair a demandé: "Est ce que le prix à payer pour régler le déséquilibre fiscal, c'est de dire que l'avortement est un droit qui n'existe plus?" Ce qui est une question ridicule, étant donné que la politique du Parti Conservateur, adoptée durant son congrès de mars 2005, est qu'"[u]n gouvernement conservateur n'adoptera pas de loi visant à régir l'avortement." Boisclair a ensuite dit que les Québécois ne veulent pas "rouvrir le débat sur le mariage gai" ou, comme il l'a formulé le mois dernier, qu'il serait "inacceptable que ce débat qui a été tranché dans l'ordre soit remis sur la table". Cependant, comme Gilles Duceppe, il ne veut pas appliquer cette même norme à l'enjeu de la séparation du Québec. De plus, il faut souligner que les Conservateurs instaureraient des unions civiles, similaires à celles approuvées à l'unanimité par l'Assemblée Nationale du Québec en 2002 et à celles adoptées par des pays européens tels que la France, la Suède et la Grande-Bretagne, et qui guarantiraient aux gais les droits fondamentaux du mariage. La chroniqueure du Toronto Star Chantal Hébert a même dit que Harper, par sa position sur le mariage gai, avait remis le progressiste à côté du Conservateur. En bref, en inventant des différences imaginaires et en exagérant celles qui existent, Boisclair a prouvé qu'il est le genre de personne qui préfère bâtir des murs plutôt que des ponts avec les autres Canadiens. On ne s'attend à rien de moins du Parti Québécois. |
Non...
La politique du pire c'est foutre le bordel pour "affaiblir" le Canada afin de donner un avantage stratégique aux souverainistes. Il y a deux écoles chez les souverainistes, Parizeau et les autres... et chez les autres il y a confusion sur la nature du pire...
C'est pas Boisclair qui fait campagne, mais Harper, et il se tire dans le pied à chaque fois qu'il parle des politiques sociales de son parti. Quand les conservateurs arriveront au 21e siècle comme tout le monde, ils formeront le prochaine gouvernement. D'ici là...
brem
Écrit par: brem à décembre 29, 2005 02:41 AMIl existe plusieurs problèmes entre le Québec et le Canada.
L'un des problèmes c'est l'incapacité aux autre provinces d'accepter ce qui pour plusieurs Québecois semble un minimum. Je fais référence aux tentativent de réconscillier le Québec au Canada. Vous n'avez qu'a regardé la coalition des provinces pour la santé qui a faillit se finir en queue de poisson.
Un autre problème c'est que les Conservateurs sont très divisé. Plusieurs Québecois n'accepte pas les idéos des députés plus a droite.
Le PQ et le Bloc se situe dans un entre-deux. Les Conservateurs semble démontrer un interêt a réparrer les pots cassé. Mais sera t'il suffisant ou on va assisté a Meech 2. Je croit que c'est de cela qu'André Boisclair a peur. Une possibilité que.. Ceci destabiliseraient les indécis qui sont habitué au status quo du PLC.
Duceppe joue la carte de l'honêteté. Oui il appuierait une politique conservatrice. Regardez un peu les medias Canadiens on voit souvent Ducceppe-Harper.(Harper chuchotant a l'oreille de Duceppe) comme s'il seraient des démons. Comme si Lucifer allait réussir a briser le Canada.
Franchement il faut révolutionné tout ca.
Je prédit une victoire du OUI si le PLC entre au pouvoir. Les Québecois auront compris que leur choix politique n'a plus aucun poid dans la balance.
L'un des problèmes c'est l'incapacité aux autre provinces d'accepter ce qui pour plusieurs Québecois semble un minimum.
(I'm going to respond to this in English because it's the language in which I am most familiar but feel free to respond to me in French since I think I read it reasonably well. I say this because I note that francophones often switch to English if responded to in English.)
I see this issue of minima and maxima brought up in Quebec francophone media and writing, but I rarely ever seen any analysis of why the ROC position *does* have this maximum that is too low for Quebec. It's as if ROC folk are just being meanie bogeymen spitefully denying Quebec its due. There's almost no discussion of any "good-faith" reasons why in the ROC it's hard to meet Quebec's minimal expectations.
While in general I find that Quebeckers have a far more informed discussion of the issues---it's their future, after all---this is one thing that I think the ROC has a better handle on than Quebeckers. In ROC media, the reason why Quebec wants the status it wants are held as obvious: cultural/political/national self-defence. Why it's hard for the ROC to give it is not given corresponding analysis in Quebec.
Écrit par: Mandos à décembre 31, 2005 01:48 AMJ'en ris Laurent! C'est bien que tu te remettes le fer dans la plaie! Les péquistes doivent se souvenir qu'ils ont tout fait pour couler Meech et qu'ils se sont servis de la défaite de Meech pour se faire du capital politique!
Écrit par: Vincent Geloso à janvier 2, 2006 10:56 PM