In a speech he gave this week in Québec City, Stephen Harper outlined his vision for Québec and Canadian federalism:
We will recognize provincial autonomy as well as the special cultural and institutional responsibilities of the Quebec government. We will respect federal and provincial jurisdictions, as defined by the Canadian Constitution. I want to emphasize specifically today that we will develop mechanisms to allow the provinces a greater role in their own jurisdictions as they relate to the international arena. I know, for example, that the Charest government would like Québec to play a greater role in UNESCO-related competencies. A new Conservative government will invite Québec to participate in UNESCO according to the model for the Francophonie Summit. We will work to eliminate the fiscal imbalance between Ottawa and the provinces. Harper's platform of respect for the powers and jurisdictions of the provinces, of restraining the federal spending power and of fixing the fiscal imbalance has received a warm welcome in Québec. Indeed, it has been endorsed by the leaders of Québec's two non-separatist political parties. La Presse reported that Liberal premier Jean Charest had been "seduced" by Harper's commitments whereas Le Soleil reports that ADQ leader Mario Dumont described Harper's speech as "refreshing". We may wonder why Harper's promises are to be believed. After all, in May 2004, Paul Martin said that not only Québec should have a seat at UNESCO, but also that it should have its say, and now Paul Martin is saying the exact opposite of what he promised Quebecers. There are two reasons why the word of Stephen Harper is more credible than Paul Martin's on this issue. The first reason is that, contrary to the Liberal tradition of saying one thing in Québec and another thing in the rest of Canada, Stephen Harper is willing to defend his Québec platform in the rest of Canada. Indeed, he published an editorial in the Globe and Mail reiterating the content of his Québec City speech. The second reason is that his program rests on a philosophical and political tradition of the Conservative Party which is friendly to decentralization and to the provinces. Journal de Montréal columnist Michel C. Auger noted that "[f]or Mr. Harper, this is a return to his party's program under Clark, Mulroney and Charest". Alain Dubuc, a well-known federalist columnist, wrote in Le Soleil that conservatives are "naturally more decentralist" and that Harper's vision of Canada, which is "close enough to that of most Quebecers", is the vision of someone "who believes in the role of the provinces and wants to limit central power" and that it must be taken seriously. What has elicited the most comments is Harper's stand in favour of a greater international role for Québec. But he simply re-iterated the longstanding Gérin-Lajoie doctrine, detailed by Liberal Education minister Paul Gérin-Lajoie in 1965. According to this doctrine, since the federal government does not have the power to implement international agreements whose object fall under provincial jurisdiction, then provinces should be allowed to have their say on such agreements. This doctrine was first put forward by a federalist Québec government and is still defended by Charest's federalist government. On the other hand, it was attacked by federal minister Pierre Pettigrew in the fall and it is now attacked by Paul Martin. Paul Martin claimed earlier that this election would be a "referendum election" in Québec. But Martin seems determined to lose this "referendum" because, instead of making attractive proposals to Quebecers, he is instead bashing Harper's openness to Quebecers and showing a closed door to Québec and its federalist government. This is why Toronto Star columnist Chantal Hébert pointed out that "Charest knows he would be better off campaigning for his own re-election against the backdrop of a government that is open to changes to the federation than against Martin's systematic rebuttals." Former Parti Québécois minister Joseph Facal remarked in the Journal de Montréal that "with each passing day, Paul Martin is sawing off a little more the branch on which the leader of the provincial Liberals is sitting". New Brunswick premier Bernard Lord was right to say the federal Liberals are acting like the pyromaniacs of national unity. Read also La Sphère des Idées J.H. on the same topic. | Dans un discours qu'il a prononcé cette semaine à Québec, Stephen Harper a présenté sa vision pour le Québec et le fédéralisme canadien:
Nous reconnaîtrons l'autonomie des provinces et des responsabilités culturelles et institutionnelles spéciales du gouvernement du Québec. Nous respecterons les compétences fédérales et provinciales telles que définies dans la Constitution canadienne. J'aimerais rappeler aujourd'hui que nous concevoir des mécanismes qui donneront aux provinces un plus grand rôle dans leurs propres champs de compétences sur des questions internationales. Je sais, par exemple, que le gouvernement Charest aimerait un plus grand rôle pour le Québec en ce qui concerne ces compétences à l'UNESCO. Selon le modèle du Sommet de la francophonie, un nouveau gouvernement conservateur va inviter le Québec à participer à l'UNESCO! Nous travaillerons à éliminer le déséquilibre fiscal entre Ottawa et les provinces. La plate-forme de Harper pour un respect des pouvoirs et compétences des provinces, pour une restriction du pouvoir fédéral de dépenser et pour un réglement du déséquilibre fiscal a été bien reçue au Québec. En effet, elle a été endossée par les chefs des deux partis politiques non-séparatistes du Québec. La Presse a rapporté que le premier ministre Libéral Jean Charest a été "séduit" par les engagements de Harper alors que Le Soleil rapporte que le chef de l'ADQ Mario Dumont a décrit le discours de Harper comme étant "rafraîchissant". On peut se demander pourquoi les promesses de Harper devraient être crues. Après tout, en mai 2004, Paul Martin a dit que non seulement le Québec devrait avoir un siège à l'UNESCO, mais aussi qu'il devrait prendre la parole, et maintenant Paul Martin dit exactement le contraire de ce qu'il a promis aux Québécois. Il y a deux raisons pour lesquelles la parole de Stephen Harper est plus crédible que celle de Paul Martin sur cet enjeu. La première raison est que, contrairement à la tradition Libérale de dire une chose au Québec et une autre chose dans le reste du Canada, Stephen Harper est prêt à défendre sa plate-forme québécoise dans le reste du Canada. En effet, il a publié un éditorial dans le Globe and Mail réitérant le contenu de son discours de Québec. La deuxième raison est que son programme repose sur une tradition philosophique et politique du Parti Conservateur qui est favorable à la décentralisation et aux provinces. Le chroniqueur du Journal de Montréal Michel C. Auger a remarqué que "[p]our M. Harper, c'est un retour au programme de son parti du temps des Clark, Mulroney et Charest". Alain Dubuc, un chroniqueur fédéraliste bien connu, a écrit dans Le Soleil que les conservateurs sont "naturellement plus décentralisateurs" et que la vision du Canada qu'a Harper, qui est "assez proche de celle qu'ont la plupart des Québécois", est la vision de quelqu'un "qui croit au rôle des provinces et qui souhaite la réduction du pouvoir central" et qu'elle doit être prise au sérieux. Ce qui a suscité le plus de commentaires est la position de Harper en faveur d'un plus grand rôle international du Québec. Mais il a simplement réitéré la doctrine Gérin-Lajoie, qui est bien établie et a été détaillée par le ministre Libéral de l'Éducation Paul Gérin-Lajoie en 1965. Selon cette doctrine, étant donné que le gouvernement fédéral n'a pas le pouvoir de mettre en oeuvre les ententes internationales dont l'objet est de juridiction provinciale, alors on devrait permettre aux provinces d'avoir leur mot à dire sur de telles ententes. Cette doctrine a d'abord été mise de l'avant par un gouvernement québécois fédéraliste et elle est encore défendue par le gouvernement fédéraliste de Charest. D'un autre côté, elle a été attaquée par le ministre fédéral Pierre Pettigrew cet automne et elle est maintenant attaquée par Paul Martin. Paul Martin a affirmé plus tôt que cette élection serait une "élection référendaire" au Québec. Mais Martin semble être déterminé à perdre ce "référendum" car, aulieu de faire des propositions attirantes aux Québécois, il dénonce plutôt l'ouverture de Harper aux Québécois et montre une porte fermée au Québec et à son gouvernement fédéraliste. C'est pourquoi la chroniqueuse du Toronto Star Chantal Hébert a souligné que "Charest sait qu'il est mieux de faire campagne pour sa propre ré-élection en ayant dans le décor un gouvernement qui est ouvert à des changements dans la fédération plutôt qu'avec les refus systématiques de Martin." L'ex-ministre du Parti Québécois Joseph Facal a fait remarquer dans le Journal de Montréal qu'à "[c]haque jour qui passe, Paul Martin scie un peu plus la branche sur laquelle est assis le chef des libéraux provinciaux". Le premier ministre du Nouveau-Brunswick Bernard Lord a eu raison de dire que les Libéraux fédéraux agissent comme des pyromanes de l'unité nationale. Lire aussi La Sphère des Idées J.H. sur le même sujet. |
Je suis confusé between the English and le français found on ce site web. I just ne sais jamais quelle langue je devrais read being sorta bilingual 'n all. Ce site me donne un grand headache. Je ne peux pas enduré this kind of Canadianness!
Anyways, Merry Noel et San Nin Fat Lok, everyone.