Parti Québécois leader André Boisclair engaged in historical revisionism yesterday when he claimed:
Sovereignists never practiced the politics of the worst case scenario. The people of the Parti Québécois had not turned their back on the Meech Lake Accord. However, the Canadian Press journalist reporting this news was not fooled and he remarked that: Nevertheless, in a vote held in the National Assembly on June 23, 1987, the Parti Québécois had absolutely rejected the Meech Lake Accord. The Liberal majority had adopted the text of the Accord by 95 votes for versus 18 votes against, cast by the Péquiste members. Indeed, when we examine sources from that time, it becomes clear that sovereignists and the Parti Québécois were opposed both to the Meech Lake agreement-in-principle reached by Canadian first ministers on April 30, 1987 and to the Meech Lake Accord signed on June 3, 1987. Thus, on May 1, 1987, Radio-Canada reported that the Meech Lake agreement-in-principle was supported by the three major federal political parties and news anchor Bernard Derome informed viewers that: The only real opposition comes from Québec nationalists, in particular from [Parti Québécois leader] Pierre-Marc Johnson who believes that Québec has been sold out at a discount. Moreover, during the debate on the ratification of the Meech Lake Accord, then-Opposition Leader Pierre-Marc Johnson told the National Assembly that Robert Bourassa's Liberal government had been "abjectly cowardly" in its negotiation and ratification of the Meech Lake Accord, reported Radio-Canada on June 23, 1987. In 1987, Le Devoir published Le Québec et le lac Meech, a book-length compilation of news articles, op-eds, speeches and position statements on the Meech Lake agreement-in-principle and Accord. In it, we observe that nationalist organizations such as the Société Saint-Jean-Bapiste de Montréal1, Gilles Rhéaume's Parti indépendantiste2, the Société nationale des Québécois de la Capitale3, the Mouvement national des Québécois4 and the Mouvement Québec français5 were opposed to Meech. Indeed, La Presse reported the day after the signature of the Meech Lake Accord that: The ratification of the Meech Lake Accord caused consternation among nationalist groups. Some react with anger, others with deception, most also with some fatalism.6 Former Parti Québécois leader René Lévesque said "we must be wary" of Meech whereas Pierre-Marc Johnson spoke of "the Meech Lake monster".7 Future PQ leader Jacques Parizeau denounced Meech, saying it was "unacceptable" for Québec.8 During the Parti Québécois' tenth national convention which took place on June 12-14, 1987, the PQ delegates pronounced themselves against the Meech Lake Accord. When Jacques Parizeau replaced Pierre-Marc Johnson as leader of the PQ on March 19, 1988, he did not rescind his party's opposition to Meech; on the contrary, he adopted an harder line than Johnson's and said the PQ would promote Québec sovereignty "before, during and after the elections". Parizeau kept his promise. According to a chapter on provincial political parties of the 1990 book L'année politique au Québec 1989-1990, "[s]oon before the electoral campaign of 1989, the PQ leader had also declared that in the event of a victory for his party, there would be a string of popular consultations leading to political sovereignty" for Québec. A 1989 Parti Québécois campaign ad showed an handshake turning into a handcuffing while Jacques Parizeau said that Bourassa's Liberals, by "working hand in hand with the federal government", would end up getting Québec's "hands tied up". Ten years after Meech's failure, Journal de Montréal columnist Michel C. Auger summed up the PQ's action by writing that "[t]he PQ spent three years denouncing the Meech Lake Accord as insufficient or even insignificant." Thus, contrary to André Boisclair's claims, at the time the Parti Québécois did turn its back on Meech and it has been crying crocodile tears ever since over the death of an Accord it never wanted. | Le chef du Parti Québécois André Boisclair a fait du révisionnisme historique hier lorsqu'il a affirmé:
Les souverainistes n'ont jamais pratiqué la politique du pire. Les gens du Parti Québécois n'avaient pas tourné le dos à [l'Accord du lac] Meech. Cependant, le journaliste de la Presse Canadienne qui a rapporté cette nouvelle n'a pas été dupe et il a rappelé que: Pourtant, lors d'un vote pris à l'Assemblée nationale le 23 juin 1987, le Parti Québécois avait carrément rejeté l'Accord du lac Meech. La majorité Libérale avait adopté le texte de l'Accord par 95 voix contre 18, soit celles des élus péquistes. En effet, lorsqu'on examine les sources de cette époque, il devient clair que les souverainistes et le Parti Québécois étaient opposés autant à l'entente de principe de Meech conclue par les premiers ministres canadiens le 30 avril 1987 qu'à l'Accord du lac Meech signé le 3 juin 1987. Ainsi, le 1er mai 1987, Radio-Canada a rapporté que l'entente de principe du lac Meech était appuyée par les trois partis politiques fédéraux majeurs et le lecteur de nouvelles Bernard Derome a informé les téléspectateurs que: La seule véritable opposition vient des nationalistes québécois, en particulier celle [du chef du Parti Québécois] Pierre-Marc Johnson qui est d'avis que le Québec a été vendu à rabais. De plus, durant le débat sur la ratification de l'Accord du lac Meech, Pierre-Marc Johnson, alors chef de l'Opposition, a dit à l'Assemblée Nationale que le gouvernement Libéral de Robert Bourassa avait été "abjectement lâche" dans sa négociation et ratification de l'Accord du lac Meech, a rapporté Radio-Canada le 23 juin 1987. En 1987, Le Devoir a publié Le Québec et le lac Meech, une compilation sous forme de livre des articles, éditoriaux, discours et prises de position sur l'entente de principe et l'Accord du Lac Meech. On y remarque que les organisations nationalistes telles que la Société Saint-Jean-Bapiste de Montréal1, le Parti indépendantiste de Gilles Rhéaume2, la Société nationale des Québécois de la Capitale3, le Mouvement national des Québécois4 et le Mouvement Québec français5 étaient opposés à Meech. En effet, La Presse a rapporté le lendemain de la signature de l'Accord du Lac Meech que: La ratification de l'Accord du lac Meech a jeté la consternation dans les groupes nationalistes. Certains y réagissent avec colère, d'autres avec déception, la plupart, aussi, avec un certain fatalisme.6 L'ex-chef du Parti Québécois René Lévesque a dit qu'"il faut se méfier" de Meech alors que Pierre-Marc Johnson a parlé du "monstre du lac Meech".7 Le futur chef du PQ Jacques Parizeau a dénoncé Meech en disant qu'il est "inacceptable" pour le Québec.8 Lors du dixième Congrès national du Parti Québécois qui a eu lieu du 12 au 14 juin 1987, les délégués du PQ se sont prononcés contre l'Accord du Lac Meech. Lorsque Jacques Parizeau a remplacé Pierre-Marc Johnson à la chefferie du PQ le 19 mars 1988, il n'a pas retiré l'opposition de son parti à Meech; au contraire, il a adopté une ligne plus dure que celle de Johnson et a dit que le PQ ferait la promotion de la souveraineté du Québec "avant, pendant et après les élections". Parizeau a tenu promesse. Selon un chapitre sur les partis politiques provinciaux du livre de 1990 L'année politique au Québec 1989-1990, "[u]n peu avant la campagne électorale de 1989, le chef du PQ avait aussi déclaré qu'advenant l'élection de son parti, il y aurait une série de consultations populaires menant à la souveraineté politique" pour le Québec. Une publicité du Parti Québécois pour la campagne de 1989 montrait une poignée de mains se transformant en un menottage alors que Jacques Parizeau disait que les Libéraux de Bourassa, en "travaillant main dans la main avec le fédéral", mèneraient le Québec à être "les mains liées". Dix ans après l'échec de Meech, le chroniqueur du Journal de Montréal Michel C. Auger a résumé l'action du PQ en écrivant que "[l]e PQ a passé trois ans à dénoncer l'Accord du lac Meech comme étant insuffisant, voire insignifiant." Ainsi, contrairement à ce qu'André Boisclair affirme, à l'époque le Parti Québécois a bel et bien tourné le dos à Meech et il verse depuis des larmes de crocodile pour la mort d'un Accord dont il n'a jamais voulu. |
| 1. Le Québec et le lac Meech: Un dossier du Devoir, Montréal: Guérin Littérature, 1987, pp. 192-195. 2. Ibid., pp. 195-198. 3. Ibid., pp. 202-207. 4. Ibid., pp. 207-210. 5. Ibid., pp. 211-213. 6. Fontaine, Mario. "Colère et déception chez les groupes nationalistes." La Presse, 4 juin 1987 in Ibid., pp. 368-369. 7. Descôteaux, Bernard. "'Méfions-nous'." Le Devoir, 27 mai 1987 in Ibid., pp. 314-315. 8. O'Neill, Pierre. "L'accord, recul inacceptable sur 'la langue, l'école et l'argent'." Le Devoir, 15 mai 1987 in Ibid., pp. 301-303. | |
Indeed, one of the reasons why I stopped listening to CBC radio was that, during the Meech Lake period in 1987, they reported a whole series of events in which Meech, at first, was opposed only by the PQ and the Quebec separatist movement; and when Trudeau launched his attack, he did so by endorsing separatism, insisting that it was better for Quebec to separate than to allow any change in the constitution of Canada.
Of course, the CBC for many years now has been happy to inhabit a world in which these things simply didn't happen. I no longer listen. No point in hearing news of events which will not have occurred in a few years time.
Écrit par: ebt à décembre 23, 2005 04:22 PM