décembre 16, 2005

CMAJ: male students more likely to be rejected

Medecine professors Mark Baerlocher and Allan Detsky have recently published in the Canadian Medical Association Journal a study examining whether there is discrimination against women in the selection of medical students for postgraduate training in Canada. They found results that may be surprising:
We found that, during the decade 1995–2004, women were no more likely than men to be rejected for residency positions in their first-ranked specialty. In fact, for several specialties, we found the opposite to be true: the odds of men being rejected were almost twice as high as the odds of women being rejected for residency positions in family medicine, psychiatry and emergency medicine. Overall, the odds of rejection among men were 1.6 time greater than the corresponding odds among women.

The authors of the study go on to point out that, since they did not have sufficient data to control for the quality of candidates, this higher rejection rate is not necessarily a proof of discrimination against men because it is possible that female students simply had on average better applications than male students. The authors are simply being good scientists, seeking out alternate explanatory hypotheses that could fit equally well the data they have on hand. As renowned psychology professor Steven Pinker pointed out, "[t]he point that differences in outcome don't show discrimination unless one has equated for other relevant traits is elementary social science (not to mention common sense)".1

But we have to wonder if, in the case that the study would have shown that female medical students faced a higher rejection rate than male students, its authors would have dared to suggest that maybe this was due to men submitting better applications. Perhaps these authors would have had second thoughts after considering what happened to Harvard University president Lawrence Summers after he tackled in a speech to the National Bureau of Economic Research the topic of why there are so few women holding tenured professorships in engineering and in hard sciences in top universities. After he dared to stray from the only "politically correct" explanation that discrimination was wholly to blame, he was predictably (and unjustifiably) widely denounced as a sexist.

1. Pinker, Steven (2002) The Blank Slate: The Modern Denial of Human Nature. New York: Viking Adult, p. 354.

Les professeurs de médecine Mark Baerlocher et Allan Detsky ont récemment publié dans le Journal de l'Association médicale canadienne une étude examinant si il y a de la discrimination contre les femmes lors de la sélection des étudiants en médecine pour une formation postdoctorale au Canada. Ils ont trouvé des résultats qui pourraient être surprenants:

Nous avons trouvé que, durant la décennie 1995–2004, les femmes n'avaient pas plus tendance que les hommes à se voir refuser un poste de résidence dans leur premier choix de spécialité. En fait, dans plusieurs spécialités, nous avons constaté la situation inverse: la probabilité qu'un homme soit refusé était près de deux fois plus élevée que la probabilité qu'une femme soit refusée pour un poste de résidence en médecine familiale, en psychiatrie et en médecine d'urgence. Dans l'ensemble, la probabilité de refus pour un homme était 1,6 fois plus élevée que la probabilité correspondante pour une femme.

Les auteurs de l'étude continuent et signalent que, étant donné qu'ils n'avaient pas les données suffisantes pour tenir compte de la qualité des candidats, ce taux de refus plus elevé n'est pas nécessairement une preuve de discrimination envers les hommes parce qu'il est possible que les étudiantes aient tout simplement eu en moyenne de meilleurs dossiers que les étudiants mâles. Les auteurs ne font que jouer leur rôle de bon scientifique, en cherchant des hypothèses alternatives qui pourraient tout aussi bien expliquer les données dont ils disposent. Comme le renommé professeur de psychologie Steven Pinker l'a souligné, "c'est un élément de science sociale élémentaire (pour ne pas dire de gros bon sens) que les inégalités de résultats ne démontrent pas la présence de discrimination à moins qu'on ait tenu compte des autres facteurs pertinents".1

Mais il faut se demander si, dans le cas où l'étude aurait montré que les étudiantes en médecine font face à taux de refus plus élevé que les étudiants, ses auteurs auraient osé suggéré que peut-être cela était dû à de meilleurs dossiers soumis par les hommes. Peut-être que ces auteurs y auraient pensé à deux fois après avoir considéré ce qui est arrivé au président de l'Université Harvard Lawrence Summers après qu'il ait abordé dans un discours au Bureau national de recherche économique le sujet du faible nombre de femmes qui détiennent un poste permanent de professeur en sciences pures ou en génie dans les meilleures universités. Après avoir osé s'écarter de la seule explication "politiquement correcte" selon laquelle la discrimination en est la cause unique, il a été prévisiblement (et injustement) largement dénoncé comme étant sexiste.

1. Pinker, Steven (2002) The Blank Slate: The Modern Denial of Human Nature. New York: Viking Adult, p. 354.


Publié par Laurent à décembre 16, 2005 07:49 PM
Commentaires

Je vais en choquer quelques uns c'est certain, mais je crois que le féminisme a tout simplement remplacé une tyranie par une autre...

===

This will shock some of you for sure, but I believe feminism simply replaced a tyrany by an other.

Écrit par: Friend of USA à décembre 17, 2005 08:04 PM

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