| Louis Bernard is currently one of the candidates to the leadership of the Parti Québécois. He has also been chief of staff to Premier René Lévesque and secretary general of the Executive Council under the Lévesque and Parizeau governments.
In 1990, in the wake of the failure of Meech Lake Accord, sovereignist sentiment reached its peak and the Bourassa government formed a Commission on the Political and Constitutional Future of Quebec, better known under the name of the Bélanger-Campeau Commission. I uncovered a transcript of Louis Bernard's testimony in front of this commission and I find it interesting that Louis Bernard understands the importance for Québec of Canada's continued existence as a political entity distinct from the United States: [T]he proximity of the United States means that it is in Quebec's long-term interests that English Canada remain a distinct political entity. I do not think it is a good idea for us to be brash or reckless, for our neighbour to the south is a formidable giant with a population 40 times ours. If all of Canada fell apart, and the other provinces joined the United States, we would be completely isolated. We would find ourselves surrounded on all sides by an economic, cultural and social ocean which, with time, could easily overwhelm us. We have only to think of the pressure the American reality already exerts on us to have an idea of the pressure should we lose Canada as a buffer. Sovereignist leaders are often reluctant to talk about the details of the transition which would turn the province of Québec into a sovereign country. Nevertheless, this transition, if it is botched, could have catastrophic consequences for Québec. This is why it is refreshing to see that Louis Bernard has published a text dealing with the details of this transition. This text is also a detailed rebuttal of the plan according to which an unilateral declaration of independence should immediately flow from a YES victory in a referendum on sovereignty. | Louis Bernard est présentement un des candidats à la chefferie du Parti Québécois. Il a aussi été chef de cabinet du premier ministre René Lévesque et sécrétaire général du Conseil exécutif sous les gouvernements Lévesque et Parizeau.
En 1990, dans la foulée de l'échec de l'Accord du Lac Meech, le sentiment souverainiste atteint son sommet et le gouvernement Bourassa créé une Commission sur l'avenir politique et constitutionnel du Québec, mieux connue sous le nom de Commission Bélanger-Campeau. J'ai déniché une transcription du témoignage de Louis Bernard devant cette commission et je trouve intéressant que Louis Bernard saisisse l'importance pour le Québec de l'existence continue du Canada comme entité politique distincte des États-Unis: [E]n raison du voisinage des États-Unis, il est dans l'intérêt à long terme du Québec que le Canada anglais persiste comme entité politique distincte. Je ne voudrais pas qu'on soit présomptueux ou téméraires parce que nous avons comme voisins, au sud, un géant formidable qui est 40 fois plus nombreux que nous. S'il fallait que tout le Canada se désintègre, et que les autres provinces se joignent aux États-Unis, nous serions complètement isolés. Et nous nous trouverions entourés de toutes parts par une mer économique, culturelle et sociale qui risquerait, avec le temps, de nous submerger. Il suffit de penser à la pression actuelle qu'exerce déjà sur nous la réalité américaine pour s'imaginer quelle pourrait être cette pression si nous perdions le tampon canadien. Les chefs souverainistes sont souvent réticents à parler des détails de la transition qui ferait passer le Québec du statut de province à celui de pays souverain. Pourtant, cette transition, si elle est bâclée, pourrait avoir des effets catastrophiques sur le Québec. C'est pourquoi il est rafraîchissant de voir que Louis Bernard a publié un texte sur les détails de cette transition. Ce texte constitute aussi une réfutation détaillée du plan selon lequel une déclaration unilatérale d'indépendance devrait immédiatement suivre une victoire du OUI à un référendum sur la souveraineté. |