août 02, 2005

Growing up alone -- Grandir seul

Nicholas Eberstadt pointed out in 1997 in the journal Public Interest that, in the long term, rock-bottom fertility rates would have a considerable impact on family composition:
[P]rolonged bouts of fertility far below the replacement level would profoundly alter the composition of the typical family. Consider the possibilities for Italy, currently the country with the world's lowest fertility level [with a total fertility rate of less than 1.2] [...] If Italy's current fertility regimen is extended for two generations, the Italian family will be completely redefined. For, in that future world, under reasonable assumptions about the incidence of childlessness and larger families, almost three-fifths of the nation's children will have no siblings, cousins, aunts, or uncles; they will have only parents, grandparents, and perhaps great-grandparents. Under those same assumptions, less than 5 percent of Italy's children would have both siblings and cousins.

Italy's position today is at an extreme within the fertility continuum among contemporary nations. But projecting the fertility rates for the entire European Union forward two generations only slightly alters the Italian scenario: About 40 percent of those European children would have no collateral blood relatives; less than one-sixth would have a brother or a sister and a cousin.

Assuming that Canada maintains its low fertility rate (about 1.5 children per woman), this scenario would also apply to Canada.

Nicholas Eberstadt a souligné en 1997 dans la revue Public Interest qu'à long terme la dénatalité aurait un impact considérable sur la composition des familles:

Un taux de fécondité restant pendant une période prolongée bien en deça du niveau de remplacement mènerait à une altération profonde de la composition de la famille typique. Considérons le cas de l'Italie, le pays qui a présentement le niveau de fécondité le plus bas au monde [avec un indice synthétique de fécondité de moins de 1,2] [...] Si le régime de fécondité actuel de l'Italie se maintient au cours des deux prochaines générations, la famille italienne sera complètement redéfinie. Car, dans ce monde futur, sous des hypothèses raisonnables quant à l'incidence des familles nombreuses ou sans enfants, près des trois cinquièmes des enfants de ce pays n'auront ni frères, ni soeurs, ni cousins, ni tantes, ni oncles; ils n'auront que des parents, des grands-parents et peut-être des arrière-grands-parents. Sous ces mêmes hypothèses, moins de 5% des enfants italiens auront à la fois des frères ou soeurs et des cousins.

La position de l'Italie se trouve aujourd'hui à une extrême du spectre de fécondité parmi les nations contemporaines. Mais de projeter les taux de fécondité pour l'Union européenne au complet ne fait que légèrement modifier le scénario italien: à peu près 40% de ces enfants européens n'auront aucune parenté en ligne collatérale; moins d'un sixième auront un frère ou soeur et un cousin.

En supposant que le Canada maintienne son bas taux de fécondité (environ 1,5 enfants par femme), ce scénario pourrait aussi s'appliquer au Canada.


Publié par Laurent à août 2, 2005 06:48 PM
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