| I wrote some days ago that there is a particularly high crime rate in Montréal's black community. One of the factors that could explain, at least in part, this state of things is the high rate of single-parenthood among black families in Montréal. Indeed, according to a study from Statistics Canada, a child raised by a lone parent is, after controlling for various factors, about 40 percent more likely to commit property crimes and about 35 percent more likely to engage in violent delinquency.
According to the 2001 census, 46 percent of black children aged 0 to 14 years in Canada live in a single-parent family compared to 18 percent of other children. Montréal's blacks are no exception to this tendency. The 1986 census indicates that about 45 percent of black Montrealers aged 12 to 17 years then lived with a single parent whereas a 1990 study on Secondary III and V students found that about half of students of Caribbean origin lived with a single parent. Finally, according to a research paper published by Statistics Canada, the data collected in the 1996 census show that in Montréal "the one census tract with a 'dominant' Black presence [...] is populated with a much larger percentage of single parent families (56%) than in other tracts." UPDATE 2005-07-09: According to a publication of the government of Québec's Conseil de la famille, cultural factors could explain this high rate of single-parenthood: [I]t is possible to explain this high rate of single-parent families among Caribbeans by taking into account the practices observed in these countries. Thus, in the majority of these countries, particularly Haiti and the English-speaking Caribbean, female single-parenthood as well as matrifocality are traditional family models. In their study, Meintel et al. note that in Haiti, urban areas are characterized by a high level of conjugal instability. | J'ai écrit il y a quelques jours qu'il y a un taux particulièrement élevé de criminalité dans la communauté noire de Montréal. Un des éléments qui permettraient d'expliquer, du moins en partie, cet état des choses est le fort taux de monoparentalité des familles noires à Montréal. En effet, selon une étude de Statistique Canada, un enfant élevé par un parent seul a, après avoir tenu compte de divers facteurs, environ 40% plus de chances de commettre des délits contre les biens et environ 35% plus de chances de commettre des actes de violence.
Selon le recensement 2001, 46% des enfants noirs âgés de 0 à 14 ans au Canada vivent dans une famille monoparentale comparativement à 18% des autres enfants. Les Noirs de Montréal ne font pas exception à cette tendance. Le recensement de 1986 indique qu'environ 45% des Noirs de Montréal âgés entre 12 et 17 ans vivaient alors avec un parent seul alors qu'un étude de 1990 portant sur les élèves de 3e et 5e secondaire a trouvé qu'environ la moitié des élèves d'origine antillaise vivaient avec un parent seul. Finalement, selon un document de recherche publié par Statistique Canada, les données du recensement de 1996 montrent qu'à Montréal "le seul secteur de recensement où les Noirs avaient une présence 'dominante' [...] comprenait une proportion beaucoup plus élevée de familles monoparentales (56 %) que celles d'autres secteurs de recensement." MISE À JOUR 2005-07-09: Selon une publication du Conseil de la famille du Québec, des facteurs culturels pourraient expliquer ce fort taux de monoparentalité: [I]l est possible d'expliquer le taux important de familles monoparentales chez les Caraïbéens en tenant compte des pratiques observées dans ces pays. Ainsi, chez la majorité d'entre eux, notamment en Haïti et dans les Antilles anglophones, la monoparentalité féminine ainsi que la matrifocalité constituent des modèles familiaux traditionnels. Dans leur étude, Meintel et al. notent qu'en Haïti, le milieu urbain est caractérisé par un niveau important d'instabilité conjugale. |