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If there is in Québec an institution which attained a mythical stature, it is certainly Hydro-Québec. We only have to think of the teleseries Les Bâtisseurs d'eau, which celebrates Hydro-Québec's role in Québec's economic development, or of the now immortal slogan "Maîtres chez nous", used by the Liberals to promote the nationalization of hydro-electricity during the 1962 provincial elections.
However, the reality is more nuanced. Thus, in the decades which followed the nationalization of hydro-electricity, the return on the capital invested by Hydro-Québec has been rather weak. For example, according to a Master's Thesis titled "Le taux de rendement ex-post du capital investi d'Hydro-Québec ajusté à l'inflation de 1966 à 1989": During the period from 1966 to 1989, [...] [the] real rate of return on invested capital [for Hydro-Québec has been] of 4.25 percent. This rate is lower than the real rate paid by Hydro-Québec for its new borrowings during the same period, which was of 7.5 percent.1 According to a paper written by Jean-Thomas Bernard, professor at the Université Laval's Department of Economics, during the period from 1980 to 1998, Hydro-Québec paid no dividends to the government of Québec during 10 years out of 18 because its capitalization rate was too low. Moreover, during the same period: [T]he return on equity has been particularly low. Since 1983, the rate of return on equity has always been lower than the average interest rate paid by Hydro-Québec on its own bonds. According to Hydro-Québec's 2004 annual report (p. 108), it would seem that Hydro-Québec now boasts since 2002 a solid return on equity. 40 years after the nationalization of hydro-electricity, we can say that it is about time. | Si il est bien une institution au Québec qui a atteint une stature mythique, c'est Hydro-Québec. On pense par exemple à la télésérie Les Bâtisseurs d'eau, qui célèbre le rôle d'Hydro-Québec dans le développement économique du Québec, ou au désormais immortel slogan "Maîtres chez nous", utilisé par les Libéraux pour promouvoir la nationalisation de l'hydro-électricité lors des élections provinciales de 1962.
Cependant, la réalité est plus nuancée. Ainsi, dans les décennies qui ont suivi la nationalisation de l'hydroélectricité, le rendement sur le capital investi par Hydro-Québec a été plutôt faible. Par exemple, selon un mémoire de maîtrise intitulé "Le taux de rendement ex-post du capital investi d'Hydro-Québec ajusté à l'inflation de 1966 à 1989": Au cours de la période allant de 1966 à 1989, [...] [le] taux de rendement réel sur le capital investi [pour Hydro-Québec a été] de 4,25%. Ce taux est inférieur au taux réel payé par Hydro-Québec pour ses nouveaux emprunts durant la même période, soit 7,5%.1 Selon un article écrit par Jean-Thomas Bernard, professeur au Département d'économique de l'Université Laval, dans la période allant de 1980 à 1998, Hydro-Québec n'a pas payé de dividendes au gouvernement du Québec au cours de 10 années sur 18 car son taux de capitalisation n'était pas suffisant. De plus, au cours de la même période: [L]e rendement sur l'avoir-propre a été particulièrement bas. Depuis 1983, le taux de rendement sur l'avoir-propre a toujours été inférieur au taux d'intérêt moyen payé par Hydro-Québec sur ses propres obligations. Selon le rapport annuel 2004 d'Hydro-Québec (p. 108), il semblerait qu'Hydro-Québec affiche maintenant depuis 2002 un solide rendement sur l'avoir propre. 40 ans après la nationalisation de l'hydro-électricité, on peut dire que ce n'est pas trop tôt. |
| 1. Source: Bélanger, Gérard et Jean-Thomas Bernard (1994) "La tarification de l'électricité au Québec." in Palda, Filip (ed.) L'état interventionniste: le gouvernement provincial et l'économie du Québec. Vancouver: The Fraser Institute, p. 184. | |
Ce sont des chiffres très intéressants, mais qui, mlaheureusement, ne tiennent pas compte d'un des principaux objectifs de la nationalisation, qui étaient d'offrir l'électricité à des tarifs réduits à des milliers de famille qui, principalement dans les régions, devaient composer avec des prix exorbitants auparavant. Si on inclue les économies que les Québécois ont fait sur l'électricité depuis quarante ans, on obtient un taux de rendement de loin supérieur aux chiffres mentionnés.
Excellent blogue, en passant.
Écrit par: Christopher Young à juillet 7, 2005 12:53 PMDeduct the windfall profits from the Churchill Falls agreement with Newfoundland and the results are much worse.
Écrit par: Thomas W à juillet 7, 2005 04:46 PMChristopher,
Je suis content que tu apprécies ce blogue.
Tu as raison de mentionner que les consommateurs d'électricité québécois, surtout dans les régions éloignées où les tarifs étaient particulièrement élevés, ont pu bénéficier de tarifs réduits suite à la nationalisation.
Il n'en reste pas moins que les chiffres présentés ci-haut brossent un portrait différent de celui de la vision conventionnelle des choses. On croit souvent qu'Hydro-Québec a permis de réduire les tarifs ET a généré d'excellents rendements alors que la réalité est qu'Hydro-Québec a permis de réduire les tarifs MAIS a dû se contenter de faibles rendements.
Écrit par: Laurent à juillet 7, 2005 09:28 PM