The Parti Québécois presented a "Year One Budget" which claims that Québec would gain $17.1 billion in the period going from fiscal year 2005-2006 to 2009-2010 if it were sovereign. There are however many reasons to be skeptical of this number.
- This budget presents an incomplete picture of current Québec public finances when it compares them to those of a sovereign Québec. This budget forgets that the current situation does not merely encompass the finances of Québec's provincial government but also Québec's share of the federal government's finances. The Conference Board of Canada forecasts that the federal government will have surpluses of $48.75 billion in fiscal years 2005-2006 to 2009-2010. Since Québec accounts for 23.6 percent of the Canadian population, Québec's share of these federal surpluses amounts to $11.5 billion and the gain attributed to sovereignty must thus be reduced by this same amount.
- This budget relies on the extremely optimistic hypothesis that a sovereign Québec will only have to assume 18.2 percent of the federal debt. If you believe this is what will actually happen, I'd like to sell you farm lands 200 kilometers East of Miami. In the case where Québec would have to assume a more realistic share of 23.5 percent of the federal debt (approximately Québec's share of the Canadian population), then Guillaume Brière-Giroux computed that this would represent, compared with the Péquiste budget, $2.5 billion in additional interest expenses and thus a sum of $12.5 billion over 5 years. This again reduces the gain attributed to sovereignty.
- This budget forecasts that an amount of $10.7 billion will be saved over a period of 5 years thanks to the elimination of duplication between the activities of the federal and provincial governments. We have to be prudent when we do these kinds of predictions. Québec was supposed to get this kind of savings after the federal government transfered in 1997 responsiblities for manpower training to Québec's provincial government. We rather ended up with what became known as the Emploi-Québec fiasco. These $10.7 billion in savings could well never materialize.
After these 3 corrections, the hypothetical benefit of $17.1 billion instead becomes a loss of $17.6 billion. Moreover, uncertainty and transitory costs are not even considered here.
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UPDATE 2005-05-10: Also read Stéphane Dion's comments. | Le Parti Québécois a déposé un "budget de l'an 1" qui affirme que le Québec ferait un gain de 17,1 milliards dans la période allant de l'exercice financier 2005-2006 à 2009-2010 si il était souverain. Il y a cependant plusieurs raisons de douter de ce chiffre.
- Ce budget présente une vision tronquée des finances publiques actuelles du Québec pour les comparer à celles d'un Québec souverain. Ce budget oublie que la situation actuelle ne comprend pas seulement les finances du gouvernement provincial québécois, mais aussi la part du Québec dans les finances du gouvernement fédéral. Le Conference Board du Canada prévoit que le gouvernement fédéral aura des surplus de 48,75 milliards dans les exercices financiers de 2005-2006 à 2009-2010. Étant donné que le Québec compte pour 23,6% de la population canadienne, la part du Québec de ces surplus fédéraux est de 11,5 milliards et le gain attribué à la souveraineté doit donc être réduit de ce même montant.
- Ce budget fait l'hypothèse fortement optimiste qu'un Québec souverain n'aura à assumer que 18,2% de la dette fédérale. Si vous vous imaginez que c'est réellement ce qui se produira, je voudrais vous vendre des terres arables 200 kilomètres à l'Est de Miami. Dans le cas où un Québec souverain aurait à assumer une part plus réaliste de 23,5% de la dette fédérale (approximativement la part du Québec dans la population canadienne), alors Guillaume Brière-Giroux a calculé que cela représenterait, par rapport au budget Péquiste, des frais d'intérêts supplémentaires annuels de 2,5 milliards et donc une somme de 12,5 milliards sur 5 ans. Cela vient encore réduire le gain attribué à la souveraineté.
- Ce budget prévoit qu'un montant de 10,7 milliards sera économisé sur une période de 5 ans grâce à l'élimination des dédoublements entre le gouvernement fédéral et le gouvernement provincial. Il faut être prudent lorsqu'on fait ce genre de prédictions. Le Québec était censé faire ce genre d'économies après que le gouvernement fédéral ait transféré au gouvernement provincial québécois en 1997 les responsabilités de formation de la main d'oeuvre. On a plutôt eu droit à ce qui a été connu sous le nom du fiasco d'Emploi-Québec. Ces 10,7 milliards d'économies pourraient bien ne jamais se matérialiser.
Après ces 3 corrections, le gain hypothétique de 17,1 milliards devient plutôt une perte de 17,6 milliards. De plus, on ne considère même pas ici les coûts d'incertitude et de transition.
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MISE À JOUR 2005-05-10: Lire aussi les commentaires de Stéphane Dion. |