| Seeing that people are currently greatly interested in the sponsorship scandal (I received yesterday two times more visitors than when journalist Andrew Coyne linked to my site during the federal elections of 2004), I publish here a table of contents of my writings on the scandal.
This scandal began to grow in relevance with the publication of a devastating report by Canada's Auditor General. The Liberal Prime Minister Paul Martin tried to lay the blame on the ancien régime of his Liberal predecessor Jean Chrétien and claimed that "[a]nybody who is found to have known that people are kiting cheques, that people are falsifying invoices - me or anybody else - should resign." Nevertheless, when, some years before, a manufacturer of Canadian flags questioned Paul Martin, then Minister of Finance, about fake invoices for flags that were never delivered, he washed his hands by saying that "Sheila does her own thing" (referring to Minister of Canadian Heritage Sheila Copps). Moreover, some senior aides to Paul Martin intervened in sponsorship and advertising programs as soon as 1994 and 1995, as is corroborated by Chuck Guité's testimony. This, and much more, shows that Paul Martin is not the man we need to clean house in Ottawa. Before the 2004 elections, microphones left open by error caught the Liberal caucus suggesting that a good way to "change the subject" would be to sprinkle taxpayer money on many pork-barrel projects, so that people would talk of something else than the sponsorship scandal. In a way reminescent of the current publication ban on Jean Brault's testimony, the Liberals tried to intimidate those who published these revelations. Reg Alcock, president of the Treasury Board, tried to minimize the sponsorship scandal by saying that 'only' 13 millions had been lost, but he finally admitted that this number was an 'error.' It is estimated that it is rather an amount of 100 millions that has been lost. The Liberal Party of Canada today tries to play the victim, claiming to have been a 'victim' of fraud. It is interesting to note that, when the LPC asked for an independent audit of donations made to the party to be performed, they hired an accounting firm that is one of the Liberals' most generous donators. Moreover, the LPC's Québec electoral campaign in 2000 hired a publicity firm with links to the Hells Angels. In the spring of 2004, the House of Commons' public accounts committee held audiences on the sponsorship scandal. Former Minister of Public Works, Alfonso Gagliano, claimed to be a victim of Italophobic xenophobia. He also claimed that he knew nothing and that a minister does not run his department. Senior civil servant Chuck Guité explained how the Liberal government put its trust in him because "you won't rat on us." Journalist Andrew Coyne presented some root causes of the sponsorship scandal while Tony Clement, candidate to the leadership of the Conservative Party, presented some suggestions to avoid a repeat of such a scandal. Finally, I explained why I thought that to promote Canada like one would promote Coca-Cola was inappropriate and did not convince Quebecers to abandon the sovereignist project. | Voyant que le scandale des commandites suscite présentement un vif intérêt (j'ai reçu hier deux fois plus de visiteurs que lorsque le journaliste Andrew Coyne a signalé mon site durant les élections fédérales de 2004), je publie ici la table des matières de mes écrits sur le scandale.
Ce scandale a commencé à prendre de l'ampleur lors de la publication d'un rapport dévastateur de la vérificatrice générale du Canada. Le premier ministre Libéral Paul Martin a tenté de jeter le blâme sur "l'ancien régime" de son prédécesseur Libéral Jean Chrétien et a affirmé que "[q]uiconque est reconnu avoir su que des gens faisaient des chèques de complaisance, que des gens falsifiaient des factures - moi ou qui que ce soit d'autre - devrait démissionner." Pourtant, lorsqu'un fabricants de drapeaux canadiens a questionné quelques années auparavant Paul Martin, alors ministre des Finances, à propos de fausses factures pour des drapeaux jamais livrés, il s'en est lavé les mains en disant que "c'étaient les affaires de Sheila", la ministre du Patrimoine canadien. De plus, certains assistants hauts placés de Paul Martin sont intervenus dans les programmes de publicité et de commandites aussi tôt qu'en 1994 et 1995, ce que corrobore le témoignage de Chuck Guité. Ceci, et bien plus encore, montre que Paul Martin n'est pas l'homme qu'il faut pour faire le ménage à Ottawa. Avant les élections 2004, des micros laissés ouverts par erreur ont surpris le caucus Libéral en train de suggérér qu'une bonne façon de "changer le sujet" serait de saupoudrer l'argent des contribuables dans plusieurs projets de patronage, afin que les gens parlent d'autre chose que du scandale des commandites. D'une manière qui rappelle l'interdit de publication actuel sur le témoignage de Jean Brault, les Libéraux ont tenté d'intimider ceux qui ont publié ces révélations. Reg Alcock, le président du Conseil du Trésor, a tenté de minimiser le scandale des commandites en disant que "seulement" 13 millions avaient été perdus, mais il a finalement avoué que ce chiffre était une "erreur." On estime que c'est plutôt 100 millions qui ont été perdus. Le Parti Libéral du Canada tente aujourd'hui de jouer à la victime, affirmant avoir été "victime" de fraude. Il est intéressant de noter que, lorsque le PLC a demandé à ce qu'une vérification indépendante des dons faits au parti soit faite, il a choisi une firme de comptables qui est un des plus généreux donateurs au PLC. De plus, la campagne électorale du PLC au Québec en 2000 a retenu les services d'une agence de publicité ayant des liens avec les Hells Angels. Au printemps 2004, le Comité des comptes publics des Communes a tenu des audiences en lien avec le scandale des commandites. L'ex-ministre des Travaux publics, Alfonso Gagliano, a affirmé être victime de xénophobie italophobe. Il a aussi affirmé qu'il ne savait rien et qu'un ministre ne gère pas son ministère. Le haut fonctionnaire Chuck Guité y a expliqué comment le gouvernement Libéral lui a fait confiance parce que "tu ne parleras pas contre nous." Le journaliste Andrew Coyne a présenté quelques causes fondamentales du scandale des commandites tandis que le candidat à la direction du Parti Conservative, Tony Clement, a présenté des suggestions pour éviter qu'un tel scandale se reproduise. Finalement, j'ai expliqué pourquoi j'estimais que de promouvoir le Canada comme on fait la promotion de Coca-Cola n'était pas approprié et n'avait pas convaincu les Québécois d'abandonner le projet souverainiste. |