| John Manley jumps into a minefield with both feet and claims that it is time for the Liberal Party to choose a leader that is not from Québec, after Quebecers have led the Liberal Party of Canada for 31 of the last 37 years. This outburst from Manley is in substance a more refined version of the infamous "no more Québec leaders" Reform Party ad shown during the 1997 federal elections.
Verstehen and La sphère des idées J.H. claim that, if the Liberals and the Conservatives are both led by an anglophone leader from outside Québec, then "it won't be long before francophones from Québec feel excluded from the rest of Canada" and "the sovereignty question is merely a matter of time." On the other hand, Tout le monde en parle brings nuance to these claims and points out that, even if you share an ethnic origin with a politician, you will not necessarily like his policies and, even if your ethnic origin differs from a politician's, you will not necessarily dislike his policies. I do not think it is possible to completely abstract away the irrational, or even mildly tribalist, inclination of a sizeable portion of the population, both inside and outside Québec, to want a Prime Minister "like us." If we look at the ethnocultural characteristics of the successful Canadian prime ministers of the last 40 years, we realize that most of them are somehow both English Canadian and French Canadian and can thus satisfy simultaneously in the two solitudes the need to have a leader "like us." The problem is that the path to the political summit becomes very narrow and that this situation can lead to tensions, as is illustrated by Preston Manning's and John Manley's broadsides. This is why it is dangerous to concentrate so much prestige and power in a single office that can be occupied by only one man at a time. To make the office of Deputy Prime Minister of Canada similar in principle to the office of Vice-President of the United States would instantly double the number of seats at the summit and would allow a wider selection of Canadians to reach the summit on a regular basis. Moreover, to instate a constitutional monarchy that would be really Canadian would give us an institution, a family, specifically assigned to the task of personifying the nation while the Prime Minister and Deputy Prime Minister would be chosen by voters on criteria having more to do with their talent and ideology and less to do with the symbolics of their origins. UPDATE 2005-03-02: Also read Amateur Extraordinaire here and here. | John Manley saute à pieds joints dans un champ de mines et affirme qu'il est temps pour le Parti Libéral de se choisir un chef non-Québécois, après que des Québécois aient dirigé le PLC pendant 31 des 37 dernières années. Cette sortie de Manley est dans le fond une version plus raffinée de l'infâme publicité "no more Québec leaders" du Parti Réformiste durant les élections fédérales de 1997.
Verstehen et La sphère des idées J.H. affirment que, si les Libéraux et les Conservateurs sont tous deux menés par un chef anglophone de l'extérieur du Québec, alors "cela ne sera pas long avant que les francophones du Québec se sentent exclus du reste du Canada" et "la question de la souveraineté n'est qu'une question de temps." De son côté, Tout le monde en parle nuance ces propos et rappelle que ce n'est pas parce que vous partagez l'origine ethnique d'un politicien que vous apprécierez nécessairement ses politiques et que ce n'est pas parce que votre origine ethnique diffère de celle d'un politicien que ses politiques vous déplaîront nécessairement. Je ne crois pas qu'il soit possible de faire complètement abstraction du penchant irrationnel, voire légèrement tribaliste, qu'a une bonne partie de la population, autant au Québec qu'à l'extérieur, de vouloir un premier ministre "comme nous." Si on regarde les caractéristiques ethnoculturelles des premiers ministres canadiens qui ont eu du succès dans les 40 dernières années, on se rend compte que la plupart d'entre eux sont en quelque sorte à la fois Canadien anglais et Canadien français et peuvent donc satisfaire simultanément dans les deux solitudes ce besoin d'avoir un chef "comme nous." Le problème est que le chemin vers le sommet politique devient très étroit et que cette situation peut mener à des tensions, comme les sorties de Preston Manning et de John Manley le démontrent. C'est pourquoi il est dangereux de concentrer tant de prestige et de pouvoir dans un seul poste qui peut être occupé par un seul homme à la fois. De rendre le poste de Vice-premier ministre du Canada similaire au poste de Vice-président des États-Unis permettrait de doubler instantanément le nombre de postes au sommet et de permettre à un éventail plus large de Canadiens d'accéder au sommet sur une base régulière. De plus, de se doter d'une monarchie constitutionnelle véritablement canadienne nous permettrait d'avoir une institution, une famille, spécifiquement assignée à la tâche de personifier la nation alors que le Premier ministre et le Vice-premier ministre seraient choisis par les électeurs sur des critères ayant plus à voir avec leur talent et leur idéologie et moins à voir avec la symbolique de leurs origines. MISE À JOUR 2005-03-02: Lire aussi Amateur Extraordinaire ici et ici. |
Souverainete(-association)? Quel mal y-a-t-il avec ca? Les economies de Quebec et les autres sont si "scrambled" qu'on remarquerait a peine une difference apres "la souverainite".
Écrit par: sir Wilfred Laurier à mars 1, 2005 07:41 AMLe Québec devrait faire sécession parce que John Manley trouve qu'il n'y a pas assez de Canadiens anglais à la tête du Parti Libéral? Ça me semble analogue à tenter de tuer une mouche avec un marteau.
Écrit par: Laurent à mars 2, 2005 02:39 PM