I found the following excerpt from Jean Chrétien's opening statement to the Gomery Commission to be very interesting (Jay Currie zeroes in the relevant part):
The sponsorship program was not partisan. It was not about the Liberal Party. It was about promoting the visibility of Canada in Québec. A conventional wisdom has nonetheless been created about "Liberal friendly" advertising agencies. We have to be very careful about labels. In Québec, there are basically two types of advertising agencies - those who are "separatist friendly" and those who are "federalist friendly". Federalist friendly agencies tended to support the Conservatives when they were in power and the Liberals when they were in power. I do hope the Government of Canada used "federalist friendly" agencies to promote the visibility of Canada in Québec, not because the agencies contributed to the Liberal Party until we abolished corporate contributions, but because the only alternative in practical terms was to use "separatist friendly" agencies. I don't want to defend Chrétien, but I have to say that automotically associating support for federalism with support for the Liberal Party of Canada is quite common in Québec. In fact, sovereignists are especially prone to it. Particularly in the last year, it wasn't rare for sovereignists to answer my criticisms of the Parti Québécois, the Bloc Québécois or the sovereignist movement by asking me how I could support a corrupt Liberal regime in Ottawa. Good question, except I didn't. | J'ai trouvé que l'extrait suivant de la déclaration liminaire de Jean Chrétien devant la commission Gomery était très intéressant (Jay Currie se concentre sur la partie qui nous intéresse):
Le programme des commandites n'était pas un programme partisan. Il ne s'agissait pas d'aider le Parti libéral. Il s'agissait d'accroître la visibilité du Canada au Québec. On en est venu cependant à faire croire, comme si c'était vérité d'évangile, que des agences de publicité étaient «proches du Parti libéral». Il faut se défier de telles étiquettes. Au Québec, il existe essentiellement deux types d'agences de publicité : celles qui sont "proches des séparatistes" et celles qui sont "proches des fédéralistes". Les agences proches des fédéralistes avaient tendance à soutenir les conservateurs lorsqu'ils étaient au pouvoir et les libéraux lorsque ceux-ci étaient au pouvoir. J'espère bien que le gouvernement du Canada a eu recours à des agences "proches des fédéralistes" pour hausser la visibilité du Canada au Québec, non pas parce que ces agences ont versé des fonds au Parti libéral jusqu'au jour où nous avons interdit les contributions des entreprises mais parce que la seule alternative sur le plan pratique eût été d'avoir recours à des agences "proches des séparatistes". Je ne voudrais pas défendre Chrétien, mais je dois dire que d'automatiquement associer un appui au fédéralisme avec un appui au Parti Libéral du Canada est plutôt courant au Québec. En fait, les souverainistes ont spécialement tendance à le faire. Particulièrement durant la dernière année, il n'était pas rare que des souverainistes répondent à mes critiques vis-à-vis le Parti Québécois, le Bloc Québécois ou le mouvement souverainiste en me demandant comment je pouvais appuyer un régime Libéral corrompu à Ottawa. Bonne question, excepté que je ne l'appuyais pas. |