| I barely have time to take a week of vacation that already the censors of the CRTC have put a padlock - by analogy with the famous Padlock Law against communism voted by Maurice Duplessis' government - on the Québec City area CHOI radio station for having broadcasted politically incorrect speech. The comments of Ted Byfield, Kevin Jaeger (1, 2), Colby Cosh, Andrew Coyne and François Morin are very relevant. The Presse Canadienne moreover points out that "almost all columinsts and op-ed writers of the Québec press have denounced yesterday the unprecedented decision of the [CRTC]."
The Broadcasting Act, whose enforcement the CRTC is responsible for, states through its section 3(1)d)(iii) that "the Canadian broadcasting system should [...] through its programming [...] serve the needs and interests, and reflect the circumstances and aspirations, of Canadian men, women and children, including equal rights, the linguistic duality and multicultural and multiracial nature of Canadian society and the special place of aboriginal peoples within that society." In other words, this law establishes an official State orthodoxy against which it is impossible to express one's dissent on the airwaves without exposing the broadcaster to the most severe sanctions. Section 3(1)d)(i) further states that "the Canadian broadcasting system should [...] serve to safeguard, enrich and strengthen the cultural, political, social and economic fabric of Canada." This article - just as the preceding article to a good extent - is so vague that broadcasters simply find themselves subject to the arbitrary authority of the CRTC. The Conservative Party of Canada and the Action Démocratique du Québec have protested and have reiterated their support for freedom of speech. This compares to an absolutely pitiful press release from the Bloc Québécois which pins all the blame on CHOI. Apparently the Bloc believes that we must have the permission of the State to express our opinions. The Bloc claims it is there to defend the interests of Quebecers, but it sure seems it does not believe that the interests of the 380,000 weekly listeners of CHOI - more than 5% of the population of Québec - matter, unless the Bloc instead believes that these are not "true Quebecers"? My impression is that the Bloc will sing a different tune the day the CRTC will interpret the Broadcasting Act as demanding of broadcasters that they do not harm or even better that they "safeguard, enrich and strengthen" Canada's national unity. | J'ai à peine le temps de prendre une semaine de vacances que les censeurs du CRTC en profitent pour mettre un cadenas - par analogie avec la fameuse Loi du Cadenas contre le communisme votée par le gouvernement de Maurice Duplessis - sur la station de radio CHOI de la ville de Québec pour avoir diffusé des propos politiquement incorrects. Les commentaires de Ted Byfield, Kevin Jaeger (1, 2), Colby Cosh, Andrew Coyne et François Morin sont tout à fait pertinents. La Presse Canadienne note de plus que "[l]a presque totalité des chroniqueurs et des éditorialistes de la presse québécoise ont dénoncé hier la décision sans précédent du [CRTC]."
La Loi sur la Radiodiffusion, que le CRTC est chargé d'appliquer, stipule par son article 3(1)d)(iii) que "le système canadien de radiodiffusion devrait [...] par sa programmation [...] répondre aux besoins et aux intérêts, et refléter la condition et les aspirations, des hommes, des femmes et des enfants canadiens, notamment l'égalité sur le plan des droits, la dualité linguistique et le caractère multiculturel et multiracial de la société canadienne ainsi que la place particulière qu'y occupent les peuples autochtones." En d'autres mots, cette loi établit une orthodoxie officielle d'État contre laquelle il est impossible d'exprimer sa dissidence sur les ondes sans que le diffuseur en question risque les plus sévères sanctions. L'article 3(1)d)(i) stipule quant à lui que "le système canadien de radiodiffusion devrait [...] servir à sauvegarder, enrichir et renforcer la structure culturelle, politique, sociale et économique du Canada." Cet article - tout comme dans une bonne mesure l'article précédent - est si vague qu'il soumet tout simplement les diffuseurs à l'autorité arbitraire du CRTC. Le Parti Conservateur du Canada et l'Action Démocratique du Québec ont protesté et ont réitéré leur appui à la liberté d'expression. Cela se compare à un communiqué absolument minable du Bloc Québécois qui met tout le blâme sur CHOI. Apparemment le Bloc croit qu'il faut avoir la permission de l'État pour pouvoir exprimer son opinion. Le Bloc affirme qu'il est là pour défendre les intérêts des Québécois, mais il semble bien qu'il croit que les intérêts des 380 000 auditeurs hebdomadaires de CHOI - plus de 5% de la population du Québec - ne comptent pas, à moins que le Bloc croit plutôt que ce ne sont pas des "vrais Québécois"? J'ai l'impression que le Bloc va chanter une chanson différente le jour où le CRTC interprètera la Loi sur la Radiodiffusion comme exigeant des diffuseurs qu'ils ne nuisent pas ou encore mieux qu'ils "sauvegardent, enrichissent et renforcent" l'unité nationale du Canada. |