mai 29, 2004

La fusion fonctionne, mais pas le PLC

It really seems that the naysayers who opposed uniting the Right were wrong. The Toronto Star says that the merger works for Conservatives:
A full 71 per cent of the people who voted Progressive Conservative in the last election have flocked to the Conservative party in this campaign, the poll shows. The Alliance contingent is there in greater proportion, with 92 per cent of its supporters in 2000 ready to vote Conservative in the June 28 federal election. But predictions of a large-scale defection of PC voters to the Liberals turn out to be off the mark. Only 18 per cent of Progressive Conservative voters from the last election are now calling themselves Liberals, says the poll, which was carried out this week by EKOS Research Associates.

[...] Only 58 per cent of the people who voted Liberal in 2000 are ready to vote with the party again this time, according to the Star poll.

Moreover, 22 per cent of those former Liberal voters are now saying they're with the merged Conservative Party of Canada. Another 15 per cent have moved to the NDP

[...] All in all, the Liberal voters of 2000 appear to be the least faithful to the party "brand." New Democrats, for instance, have hung on to 78 per cent of their voters from the last election, while the Bloc Québécois has retained 89 per cent of its support in 2000.

Le Devoir is moreover revealing that the Liberal Party of Québec has ordered its MNAs and officials to not get involved in the campaign of the Liberal Party of Canada because Martin is denying the fiscal imbalance. Since the Conservatives have historically lacked grassroots support in Québec and that their campaign in Québec seems to be now lacking vigour (I have not yet seen a single Conservative sign in the region of Montréal), the following revelations from Le Devoir are good to hear:

"There is no help [toward the federal Liberals] but no nuisance either", said a leading official of the LPQ, who nevertheless pointed out that some militants and organizers have decided to go with the Conservatives. This would notably be the case in the region of Québec, where Josée Verner is running under the Conservative banner in the Louis-Saint-Laurent riding. This former political staffer from Québec City's Parliamentary hill is benefiting from, among the LPQ, a network ready to do some toiling, we are told.

"There are many people from the LPQ and the ADQ [Action démocratique du Québec] among us. Many people equate too quickly the LPQ and the LPC. This is an error", said yesterday Dany Renault, an organizer for the LPQ, who is working on the communications of the Conservative campaign in Québec.

The situation is not without reminding that under Robert Bourassa, Liberal troops had given some unofficial help to Brian Mulroney's Conservative team. What is sure is that the LPQ's directive is particularly hurting the LPC since it does not have, properly speaking, a militant base like the provincial parties have. The system of popular financing instituted in Québec since more than 25 years ago has forced the LPQ to build some permanent structures. On the contrary, the financial support of enterprises, allowed until recently on the federal level, did not in any way entice federal parties to benefit from anything else except a sporadic implication of their militants. The result: riding associations are born just before the elections and die immediately afterwards.

Il semble bien que les détracteurs de la fusion de la droite ont eu tort. Le Toronto Star affirme que la fusion fonctionne pour les Conservateurs:

Le sondage montre que 71% des gens qui ont voté Progressiste-Conservateur aux dernières élections se tournent maintenant vers le Parti Conservateur dans cette campagne. Le contingent de l'Alliance est présent en plus grande proportion, avec 92% des ses partisans de 2000 prêts à voter Conservateur aux élections fédérales du 28 juin. Mais les prédictions d'un exode massif des électeurs du PPC vers les Libéraux se sont révélées être dans le champ. Seulement 18% des électeurs Progressistes-Conservateurs des dernières élections se désignent maintenant comme Libéraux, indique le sondage, qui a été effectué cette semaine par EKOS Research Associates.

[...] Seulement 58% des gens qui ont voté Libéral en 2000 sont prêts à voter de nouveau pour le parti cette fois-ci, selon le sondage du Toronto Star.

De plus, 22% de ces ex-électeurs Libéraux disent maintenant qu'ils sont avec le nouveau Parti Conservateur du Canada. Un autre 15% se sont déplacés vers le NPD.

[...] En tout et pour tout, les électeurs Libéraux de 2000 semblent être les moins fidèles à la "marque" du parti. Les Néo-Démocrates, par exemple, ont conservé 78% de leurs électeurs des dernières élections, alors que le Bloc Québécois a conservé 89% de ses appuis de 2000.

Le Devoir révèle de plus que le Parti Libéral du Québec a ordonné à ses députés et à ses officiers de ne pas s'impliquer dans la campagne du Parti Libéral du Canada parce que Martin nie le déséquilibre fiscal. Étant donné que les Conservateurs ont historiquement manqué d'appuis sur le terrain au Québec et que leur campagne au Québec semble actuellement manquer de vigueur (je n'ai pas encore vu une seule pancarte Conservatrice dans la région de Montréal), les révélations suivantes du Devoir sont bonnes à entendre:

"Il n'y a pas d'aide [envers le PLC] mais pas de nuisance non plus", a dit un dirigeant du PLQ, qui a toutefois fait valoir que certains militants et organisateurs se sont tournés vers les conservateurs. Ce serait notamment le cas dans la région de Québec, où Josée Verner se présente sous la bannière du Parti conservateur du Canada dans la circonscription de Louis-Saint-Laurent. Cette ancienne attachée politique sur la colline parlementaire à Québec bénéficie, au sein du PLQ, d'un réseau prêt à pousser à la roue, assure-t-on.

"On a beaucoup de monde du PLQ et de l'ADQ [Action démocratique du Québec] chez nous. Bien des gens font l'équation trop vite entre le PLQ et le PLC. C'est une erreur", a affirmé hier Dany Renault, un organisateur du PLQ, qui travaille aux communications de la campagne conservatrice au Québec.

La situation n'est pas sans rappeler que sous Robert Bourassa, les troupes libérales avaient donné un coup de pouce officieux à l'équipe conservatrice de Brian Mulroney. Chose certaine, la consigne du PLQ fait d'autant plus mal que le PLC ne possède pas à proprement parler de base militante comme les partis provinciaux. Le financement populaire en place au Québec depuis plus de 25 ans a forcé le PLQ à se doter de structures permanentes. À l'inverse, le soutien financier des entreprises, jusqu'ici permis dans le cadre fédéral, ne stimulait aucunement les partis fédéraux à bénéficier d'autre chose que d'une implication sporadique de leurs militants. Résultats : les associations de comté naissent juste avant les élections et meurent immédiatement après.


Publié par Laurent à mai 29, 2004 12:52 PM
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