avril 19, 2004

Stephen Harper et le Québec

Chantal Hébert has an excellent article on Stephen Harper and Québec in Le Devoir. Here is the main outline:
In Canada's recent history, the number of federal politicians from outside Québec who have took the time of developing antennas for Québec can be counted on the fingers of a single hand.

[...] Until very recently, nobody would have thought that Stephen Harper could one day fit in the miniscule category of those who took the time to do their homework on Québec. Everything in his political career path was set against a minimal learning of Québec realities.

[...][But he seems] to have well understood the outrage felt in Québec in the wake of the sponsorship affair. In Laval, many people nodded when he asked how come the Liberals could have thought that they would convert Québec to federalism by sending them flags and placards.

[...] But still, his openings are not simply in the domain of an esthetic makeup. The vision of federalism that he defends is clearly closer to what [Charest's] Liberals dream about in their Quebec City offices than Paul Martin's vision. An Harper government, as claimed by the man himself, would be careful to make sure Ottawa focuses on its own responsibilities rather than on those of the provinces. If Jean Charest is looking for a serious interlocutor about fiscal imbalance in Ottawa, he would be more likely to find one in the office of the Leader of the Oppisition than in the Prime Minister's.

For a good number of Quebecers, there are many reasons not to vote for Stephen Harper. [...] But among [these reasons], there should not be the argument that the party under Harper is anti-Québec.

Chantal Hébert a un excellent article sur Stephen Harper et le Québec dans Le Devoir. En voici les grandes lignes:

Dans l'histoire récente du Canada, le nombre de politiciens fédéraux de l'extérieur du Québec qui ont pris la peine de développer des antennes québécoises se comptent sur les doigts d'une seule main.

[...] Jusqu'à tout récemment, personne n'aurait pensé qu'on pourrait un jour ranger Stephen Harper dans la minuscule catégorie de ceux qui ont pris le temps de faire leurs classes sur le Québec. Tout dans son parcours militait contre un apprentissage minimal des réalités québécoises.

[...][Mais il semble] avoir bien saisi l'outrage ressenti au Québec dans la foulée de l'affaire des commandites. À Laval, bien des gens ont opiné du bonnet quand il s'est demandé comment les Libéraux avaient pu penser qu'ils convertiraient le Québec au fédéralisme à coups de drapeaux et de placards.

[...] Pour autant, ses ouvertures ne tiennent pas strictement de la chirurgie esthétique. La vision du fédéralisme qu'il défend est nettement plus proche de celle dont on rêve dans les officines libérales [de Charest] à Québec que celle de Paul Martin. Un gouvernement Harper, affirme le principal intéressé, veillerait à ce qu'Ottawa se concentre sur ses propres responsabilités plutôt que sur celles des provinces. Si Jean Charest cherche un interlocuteur sérieux sur le déséquilibre fiscal à Ottawa, il aurait plus de chances d'en trouver un dans le bureau du chef de l'opposition officielle que dans celui du premier ministre.

Pour bon nombre de Québécois, il y a beaucoup de raisons de ne pas voter pour Stephen Harper. [...] Mais parmi [ces raisons], il ne devrait pas y avoir l'argument que le parti sous Stephen Harper est anti-Québec.


Publié par Laurent à avril 19, 2004 03:27 PM
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