The Parti Québécois leader [Bernard Landry] said that it is the Quebec government that is responsible for municipal borders and not the citizens.Of course, and no matter what Bernard Landry thinks, it is only because the government of Quebec led by Jean Charest decided to allow referendums on demergers, under terms dictated by the government of Quebec, that municipalities could be demerged. If the federal government would impose on sovereignty referendums merely a tenth of the conditions that the provincial government is currently imposing on demergers, Landry would be the first to scream that Canada is a prison. But all this is very revealing of the péquiste mindset: it is the government of Quebec that is responsible, or should be responsible, for everything. For so many péquistes, the fundamental principle of their political philosophy is not self-determination but the maximization of the powers of the gouvernement of Québec. Everything flows from it: the will to separate Québec from Canada, the strange belief according to which "the federal government does not have the right to levy income taxes", the lack of respect shown to local and municipal institutions (and I'm not talking only about municipal mergers), the denouncing of the Charter of rights and freedoms which tramples on "our" rights by protecting individual rights, the distrust toward everything in the private sector, the so-called modèle québécois which is based on the three pillars of interventionism, the Welfare State and regulations and the demands for "a project of society" that always translate into more governmental interventions. | Le chef de l'opposition [Bernard Landry] a rappelé c'était le gouvernement du Québec qui était responsable des frontières municipales et non les citoyens.Évidemment, et n'en déplaise à Bernard Landry, c'est seulement parce que le gouvernement du Québec dirigé par Jean Charest a décidé de permettre des référendums sur les défusions, dont les conditions sont dictées par le gouvernement du Québec, que des villes pourront être défusionnées. S'il fallait que le gouvernement fédéral n'impose qu'un dixième des conditions aux référendums sur la souveraineté que le gouvernement provincial impose présentement aux référendums sur les défusion, Landry serait le premier à hurler que le Canada est une prison. Mais tout ceci est très révélateur de la mentalité péquiste: c'est le gouvernement du Québec qui est responsable, ou qui devrait être responsable, de tout. Pour tant de péquistes, le principe fondamental de leur philosophie politique n'est pas l'autodétermination mais la maximisation des pouvoirs du gouvernement du Québec. Tout en découle: la volonté de séparer le Québec du Canada, la croyance étrange selon lequel "le gouvernement fédéral n'a pas le droit de lever un impôt sur le revenu", le manque de respect témoigné aux institutions locales et municipales (et je ne parle pas seulement des fusions municipales), la dénonciation de la Charte des droits et libertés qui brime "nos" droits en protégeant les droits individuels, la méfiance envers tout ce qui est privé, le soi-disant modèle québécois qui repose sur les trois piliers de l'interventionnisme, l'État-Providence et la réglementation et les demandes pour "un projet de société" qui se traduisent toujours par plus d'interventions gouvernementales. |
En passant, suis-je le seul à remarquer que les Péquistes ne parlent plus d'indépendance du Québec depuis 1980 mais plutôt de souveraineté du Québec?
Qui dit "indépendance" dit "liberté", qui dit "souveraineté" dit "contrôle".
Écrit par: Avary à avril 17, 2004 08:19 PMBon point. Il y a aussi le fait que "indépendance" a une signification assez claire tandis que "souveraineté" est assez vague pour qu'ils puissent répondre plus ou mions n'importe quoi (ou éviter de répondre) à des questions simples comme "va-t-on garder le passeport canadien?" ou "va-t-on continuer à envoyer des députés a Ottawa?" (Aussi bizarre que ça puisse paraître, il y a quelque chose comme 20-25% de ceux qui ont voté OUI en 1995 qui pensaient que le Québec enverrait toujours des députés à Ottawa.)
Écrit par: Laurent à avril 18, 2004 02:51 PMsouveraineté = indépendance.
autodétermination = maximisation des pouvoirs
Ce sont là des synonymes et il est étrange de vouloir y ajouter une connotation péjorative...
"Indépendance" peut aussi vouloir dire "contrôle" puisque qu'il s'agit de prendre contrôle de nos moyens. Les Américains ont pris le "contrôle" de leur pays et on appelle ce jour celui de l'Indépendance...
Aussi, comment parler d'autodétermination sans parler de maximisation des pouvoirs? Avec plus de pouvoir, on a évitablement plus de contrôle sur l'avenir de la province, ce qui est la définition même de l'autodétermination...
Écrit par: Morp à avril 30, 2004 01:32 PM