avril 11, 2004

Radwanski's reign of terror?

The whistleblower-protection bill presented by the Liberal government is insufficient. Indeed, it requires whistleblowers to pass through the internal mechanisms of the government, using the system they wish to criticize, and public servants don't feel reassured by this:
Ottawa's new bill to protect whistle blowers would not have been enough to persuade most employees in George Radwanski's office to bring forward allegations of wrongdoing, results of an internal government survey show.

Asked for their reaction to a whistle-blower protection policy similar to the one Ottawa recently unveiled, almost two-thirds of employees surveyed — 63 per cent — in the Office of the Privacy Commissioner said they didn't think it would protect them because they didn't trust their managers. Only 6 per cent of respondents said they believed the policy would work.

Thirty-eight per cent said they thought confidentiality would be breached, and the same percentage didn't think protection from reprisal was possible.

"Distrust and fear were clearly the most significant barriers," according to a report attached to the survey.

Indeed it is striking to see to what extent Radwanski's wrongdoings were known -- and how everybody shutted up:

Sixty-three per cent of respondents said they had been aware of wrongdoing since November, 2001, that they hadn't reported. The key reasons listed were fear of reprisal (92 per cent), lack of faith in managers' ability to protect staff (69 per cent) and lack of faith in managers' intent to protect staff (58 per cent). (Respondents were allowed to select more than one answer to that question.)
Le projet de loi de protection des dénonciatieurs déposé par le gouvernement Libéral est insuffisant. En effet, il requiert que les dénonciateurs passent par les mécanismes internes du gouvernement, utilisant le système qu'ils veulent critiquer, et les fonctionnaires n'en sont pas rassurés:
Le projet de loi fédéral destiné à protéger les fonctionnaires dénonciateurs n'aurait pas suffi à persuader la plupart des employés du bureau de George Radwanski de dévoiler des irrégularités. C'est ce qu'indiquent les résultats d'un sondage interne, dont faisait état le Globe and Mail, ce week-end.

Les employés ont été sondés sur des modalités de protection des dénonciateurs similaires à celles qu'Ottawa a dévoilées récemment. Près des deux tiers [63%] des employés interrogés au bureau du Commissaire à la protection de la vie privée ont répondu qu'ils ne croyaient pas que cela les protégerait, parce qu'ils ne faisaient pas confiance à leurs supérieurs. Seulement six pour cent des employés questionnés ont dit croire qu'une telle politique serait efficace.

Trente-huit pour cent des employés ont dit qu'ils pensaient que la confidentialité ne serait pas respectée, et le même pourcentage a estimé qu'il n'était pas possible d'assurer une protection contre les représailles.

[...] "La méfiance et la peur étaient clairement les principaux obstacles", note un rapport attaché au sondage.

En effet, il est frappant de voir à quel point les malversations de Radwanski étaient connues -- et comment tout le monde s'est tu:

63% des répondants ont dit qu'ils étaient au courant de malversations, depuis novembre 2001, qu'ils n'avaient pas rapportées. Les principales raisons citées étaient la peur de représailles (92%), un manque de confiance dans la capacité de la direction de protéger le personnel (69%) et un manque de confiance dans le désir de la direction de protéger le personnel (58%). (Les répondants pouvaient choisir plus d'une réponse pour cette question.)


Publié par Laurent à avril 11, 2004 08:46 PM
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