avril 08, 2004

To each his share

Vincent just had an idea that is so good that I wonder why I did not think about it before. He proposes a new process of privatization: distributing the shares in the privatized company directly to the citizens.

When we think about it, this becomes obvious. It is already well known that the possession of large oil resources can render a government corrupt and kleptocratic and it has already been proposed to distribute directly to Iraqis shares in the petroleum companies of Iraq in order to avoid this problem; a government that would want to lay its hands on this wealth would then have to tax Iraqi citizens, and a government that must tax its citizens is a government that must provide a minimal level of legitimacy, representation, competence and transparence if it wants citizens to pay their taxes. In the same vein, a frequently invoked reason to oppose privatizations is that the process of selling to one investor or group of investors encourages corruption and cronyism during the preparation the sale. (Which is profoundly ironic: socialists using the weaknesses of government to argue in favour of maintaining the current role of government in the economy) This problem is avoided by directly distributing shares to citizens. Moreover, this prevents government budgets from being artificially balanced during a fiscal exercise with the proceeds from the sale of state companies, like what the Liberal government is currently doing in Quebec and like the Raffarin government is doing it in France.

Vincent vient d'avoir une idée qui est tellement bonne que je me demande pourquoi je n'y ai pensé avant. Il propose un nouveau processus de privatisation: distribuer directement les actions de l'entreprise privatisée aux citoyens.

Quand on y pense, ça devient évident. On sait déjà à quel point la possession de larges ressources pétrolières peut rendre un gouvernement corrompu et kleptocratique et on a déjà proposé de distribuer directement aux Irakiens des actions dans les compagnies pétrolières d'Irak pour contourner ce problème; un gouvernement qui voudrait mettre la main sur cette richesse devrait alors taxer les citoyens irakiens, et un gouvernement qui doit taxer ses citoyens est un gouvernement qui doit fournir un minimum de légitimité, de répresentation, de compétence et de transparence si il veut que les citoyens paient leurs taxes. De même, une raison fréquemment évoquée pour s'opposer aux privatisations est que le processus de vente à un investisseur ou à un groupe d'investisseurs encourage la corruption et le copinage durant la préparation de la vente. (Ce qui est profondément ironique: des socialistes utilisent les faiblesses du gouvernement pour arguer en faveur du maintien du gouvernement dans l'économie) On évite ce problème en distribuant directement les actions aux citoyens. De plus, cela empêche que les budgets publics soient artificellement équilibrés pour un exercice avec les recettes de la vente de sociétés d'État, comme le gouvernement Libéral est en train de le faire aujourd'hui au Québec et comme le gouvernement Raffarin le fait en France.


Publié par Laurent à avril 8, 2004 05:25 PM
Commentaires

Add to Technorati Favorites Top Blogues Politics Blogs - Blog Top Sites