| A new biography of Jacques Parizeau reveals that Bernard Landry, then deputy prime minister of Québec, demanded that Parizeau resign after his declaration on "ethnic votes" and claimed that he had "set back the sovereignist movement by twenty years".
Exactly. This biography says that Brian Mulroney offered in 1987 a Senate seat to Parizeau (to attempt to prevent him from taking the head of the Parti Québécois) Paul Martin should offer him a Senate seat again: Jacques Parizeau, despite his intentions, has done more than anybody else to keep Canada united after the 1995 referendum. In 1996 or in 1997, it seemed sure that Québec would be a sovereign country around 2000. But support for the sovereignist movement then began to slide. The deadline for an hypothetical referendum then moved little by little to 2005. Then the PQ faced a resounding defeat in the 2003 elections and, when Landry now claims that Québec will be independant in 2008, this seems to be a good joke more than anything else. We can now see to which extent the famous declaration on "ethnic votes" devastated the sovereignist movement. Before October 30, 1995, it seemed obvious the only question to be asked was "do Quebecers want to form a new sovereign country?" After October 30, 1995, it is now impossible to answer this question without first asking who exactly are "the Quebecers" and more importantly who are not. Before 1995, Quebecers could believe that the PQ would give a sensible answer to the question of what is the identity of the Quebecer. After 1995, it becomes essential to be sure that this answer is not an answer that could have been spoken by a Jean-Marie Le Pen. Now that the matter of the Quebecer identity has been put to the foreground, it has created very deep rifts among the sovereignist movement between supporters of an ethnic nationalism and those of a civic and more inclusive nationalism; between those who believe that nationalism must trump everything else and those who want to balance nationalism with liberal democratic values. The best symbol of this new situation is Bernard Landry furiously asking for Jacques Parizeau to resign. Often, federalists cannot even start speaking out against the extreme-right leanings of some ethnic-nationalist diatribes that already civic-nationalists are busy denouncing them. For example, in the end of 2000, when Yves Michaud, a candidate for the PQ nomination in a Montreal riding, started denouncing the fact that Jews had voted massively for the NON, the government of the Parti Québécois presented a motion of blame in the National Assembly against Yves Michaud; Lucien Bouchard gave an ultimatum to the PQ asking it to reject Michaud's candidacy: "You have a choice: either it's me or it's Michaud". But many péquistes militants acted as apologists for Yves Michaud, just as they had been apologists for Jacques Parizeau before, presenting him as a victim of political correctness. Many péquistes simply thought that "Michaud talks about the real things". This was the most militant wing of the grassroots, the one that fills assemblies, that goes knocking from door to door, that sells memberships. In fact, even though Michaud lost the nomination in his riding, Lucien Bouchard still resigned some weeks after this affair. When Parizeau revisited his declaration on "ethnic votes" during the 2003 elections, Bernard Landry simply was stuck between two fires and got burned. On one hand, he could not condemn Parizeau without alienating a large part of his militant grassroots. On the other hand, he could not refrain from condemning Parizeau without seeming complacent toward the least palatable factions of the sovereignist movement. Parizeau wants to help the Bloc in the next electoral campaign and it is no coincidence that Duceppe does not seem to be very enthusiastic about it. | Une nouvelle biographie de Jacques Parizeau révèle que Bernard Landry, alors vice-premier ministre du Québec, a exigé la démission de Parizeau après sa déclaration sur les "votes ethniques" et a affirmé qu'il avait "fait reculer le mouvement souverainiste de vingt ans".
Exactement. Cette biographie dit que Brian Mulroney a offert en 1987 un siège au Sénat à Parizeau (pour essayer de l'empêcher de prendre la tête du Parti Québécois) Paul Martin devrait lui offrir un siège de sénateur à nouveau: Jacques Parizeau a fait bien malgré lui plus que quiconque pour garder le Canada uni après le référendum de 1995. En 1996 ou en 1997, il semblait certain que le Québec serait un pays souverain vers l'an 2000. Puis l'appui au mouvement souverainiste s'est mis à vaciller. L'échéance d'un hypothétique référendum s'est peu à peu déplacée jusqu'en 2005. Puis le PQ a connu une défaite cuisante aux élections de 2003 et, quand Landry affirme que le Québec sera indépendant en 2008, ça semble plus être une bonne blague qu'autre chose. On peut maintenant observer à quel point la fameuse déclaration sur "les votes ethniques" a dévasté le mouvement souverainiste. Avant le 30 octobre 1995, il semblait évident que la seule question à se poser était "est-ce que les Québécois veulent former un nouveau pays souverain?" Après le 30 octobre 1995, on ne peut plus répondre à cette question avant de se demander tout d'abord qui sont "les Québécois" et de manière plus importante qui ne le sont pas. Avant 1995, les Québécois pouvaient se dire que le PQ fournirait une réponse sensée à la question de l'identité du québécois. Après 1995, il devient essentiel de s'assurer que cette réponse n'en soit pas une qui pourrait sortir de la bouche d'un Jean-Marie Le Pen. La mise au premier plan de la question de l'identité québécoise a créé des fissures très profondes au sein du mouvement souverainistes entre les partisans d'un nationalisme ethnique et ceux d'un nationalisme civique et inclusif; entre ceux qui croient que le nationalisme doit primer sur tout et ceux qui veulent concilier le nationalisme avec les valeurs démocratiques libérales. Le meilleur symbole de cette nouvelle situation est Bernard Landry exigeant furieusement la démission de Jacques Parizeau. Souvent, les fédéralistes n'ont même pas le temps d'ouvrir la bouche pour dénoncer les diatribes à tendance extrême-droite de certains nationalistes ethniques que déjà les nationalistes civiques sont en train de les dénoncer à qui mieux mieux. Par exemple, à la fin de 2000, lorsque Yves Michaud, candidat à l'investiture du PQ dans un comté de Montréal, s'est mis à dénoncer le fait que les Juifs avaient massivement voté pour le NON, le gouvernement du Parti Québécois a déposé une motion à l'Assemblée Nationale condamnant Yves Michaud; Lucien Bouchard a sommé le PQ de rejeter la candidature de Michaud: "Vous avez le choix: c'est moi ou Michaud". Mais plusieurs militants péquistes ont fait l'apologie d'Yves Michaud, comme ils avaient fait l'apologie de Jacques Parizeau auparavant, le présentant comme une victime de la rectitude politique. Plusieurs militants péquistes pensaient simplement que "Michaud dit les vraies affaires". C'était l'aile la plus militante de la base, celle qui remplit des assemblées, qui fait du porte-à-porte, qui vend des cartes de membre. D'ailleurs, bien que Michaud ait perdu l'investiture de son comté, Lucien Bouchard a tout de même démissionné quelques semaines après cette affaire. Quand Parizeau est revenu sur sa déclaration des "votes ethniques" durant les élections de 2003, Bernard Landry a tout simplement été coincé entre deux feux et s'est fait brûler. D'un côté, il ne pouvait pas condamner Parizeau sans s'aliéner une large partie de sa base militante. De l'autre côté, il ne pouvait pas s'abstenir de condamner Parizeau sans paraître complaisant face aux factions les plus sombres du mouvement souverainiste. Parizeau veut aider le Bloc dans la prochaine campagne électorale et ce n'est pas un hasard si Gilles Duceppe n'en est pas tellement enthousiaste. |
Crazy, isn't it?
Now where did I read in the past day that Parizeau meant to say "anglophones", and not "ethnics"? Le Devoir, The Gazette, or maybe the Post.
Écrit par: Aaron à mars 31, 2004 03:10 PMWell, I do think that "ethnics" meant both anglos and 'allophones'.
Parizeau was supposed to deliver another speech that his adviser, Jean-François Lisée, had composed almost on the fly. But then Parizeau decided to improvise and we know what happened.
Écrit par: Laurent à mars 31, 2004 06:02 PM