Colby Cosh gives us some historical perspective on the term Tory:
As Adam says, there is no convenient alternative in the Canadian lexicon for "Tory" as shorthand for "Conservative". Granted, this shorthand is required mostly by headline-writers, but they're the ones who are going to decide whether it's used: you can't expect them not to be selfish about it. The problem is that by equating "Conservative" with "Tory" we basically discard the useful 20th-century concept of a "Tory" as someone who is Anglophile, monarchist, elitist, ceremony-loving, truly conservative about certain institutions, and committed to property and the existing class order. The word doesn't denote the minarchist leaning that is arguably the basis of the merged Conservative party and of modern "conservatism"; indeed, until the First World War or thereabouts, it was the Liberals who, as their name suggests, were the party of liberty. Conservatives, as David Orchard would want us to remember, were protectionists and mercantilists.Indeed, in the elections of 1911, it was the Liberals of Wilfrid Laurier who supported free trade, not the Conservatives of Robert Borden. It seems always astounding to hear Quebec leftists accuse the Parti Québécois of having become right-wing, and seriously claim that people like François Legault, Pauline Marois and Bernard Landry are right-wing. Besides reaching a zero deficit, what is usually cited as evidence of the PQ having turned right-wing is its near-tripling of business subsidies from $1.2 billion to $3.5 billion between 1995-1996 and 2002-2003. Of course, this is a neo-mercantilist policy that is "right-wing" only in the early 20th century sense. By the late 20th century, the Right had broadly abandoned this type of economics to instead embrace free trade and free enterprise while protectionism and mercantilism became mainly a province of the Left. But the French Right (which just took a beating in regional elections) also seems to have retained large streaks of Toryism and has still little classical liberalism. It should be remembered that the leader of the French Right is Jacques Chirac. Alain Juppé, president of the UMP party (Chirac's party) declared himself to an 'alterglobalist' while Chirac set up a workgroup for studying the Tobin tax on international finances. The latest quip on Chirac and the UMP is that they are right-wing socialists. | Colby Cosh nous donne une perspective historique sur le terme Tory:
Comme Adam dit, il n'y a pas d'alternative facile dans le lexique canadien pour "Tory" comme abbréviation de "Conservateur". Bien sûr, cette abbrévation est rendu nécessaire surtout par ceux qui écrivent les grands titres, mais ce sont eux qui vont décider si ce sera utilisé: on ne peut pas s'attendre à ce qu'ils ne soient pas égoïstes là-dessus. Le problème est qu'en rendant équivalent les termes "Conservateur" et "Tory", on se débarasse d'un concept utile du "Tory" comme quelqu'un qui est Anglophile, monarchiste, élitiste, aime les cérémonies, est vraiment conservateur vis-à-vis certaines institutions et est attaché à la propriété et à la structure de classes existante. Le mot ne désigne pas la tendance minarchiste qu'on peut voir comme la base du nouveau parti Conservateur et du "conservatisme" moderne; en effet, jusqu'à la première guerre mondiale ou à peu près, c'étaient les Libéraux qui, comme leur nom le suggère, étaient le parti de la liberté. Les Conservateurs, comme David Orchard souhaite qu'on s'en souvienne, étaient protectionnistes et mercantilistes.En effet, dans les élections de 1911, c'étaient les Libéraux de Wilfrid Laurier qui ont appuyé le libre-échange, pas les Conservateurs de Robert Borden. Il semble toujours déroutant d'entendre des gauchistes québécois accuser le Parti Québécois d'être devenu de droite, et de sérieusement affirmer que des gens comme François Legault, Pauline Marois et Bernard Landry sont de droite. À part la quête du déficit zéro, ce qui est habituellement cité comme preuve du virage à droite du PQ est le fait qu'il a presque triplé les subventions aux entreprises de 1,2 milliards à 3,5 milliards entre 1995-1996 et 2002-2003. Évidemment, c'est une politique néo-mercantiliste qui est "de droite" seulement dans le sens où on l'entendait au début du 20e siècle. À la fin du 20e siècle, la droite avait largement abandonné ce genre de politiques économiques pour plutôt adopter le libre-échange et la libre entreprise alors que le protectionisme et le mercantilisme sont devenus surtout du ressort de la gauche. Mais la droite française (qui vient de prendre une raclée dans les élections régionales) a aussi gardé de larges courants de Toryisme et a toujours peu de libéralisme classique. Il faut se rappeler que le chef de la droite française est Jacques Chirac. Alain Juppé, président du parti UMP (le parti de Chirac) s'est déclaré "altermondialiste" alors que Chirac a mis sur pied un groupe de travail pour étudier la taxe Tobin sur les finances internationales. La dernière blague sur Chirac et l'UMP est qu'ils sont des socialistes de droite. |