Andrew Coyne and Colby Cosh have two good articles in the National Post on Stephen Harper's victory in the leadership race of the Conservative Party. Andrew Coyne's comments are especially relevant:
But it's in the riding-by-riding breakdown, ironically, that the breadth of [Harper's] support emerges. He won every riding West of Ontario: that much was probably expected (thought not the staggering majorities, often in excess of 80%.) But, significantly, he won 90 ridings in Ontario, to his Ontario-based rivals' 9. So much for the "Harper can't win in Ontario" thesis.The tougher nut to crack remains Quebec. I still believe the key to drum up Conservative support in Quebec is Harper's proposals for a more decentralized federalism. Indeed, Harper himself seems to believe this since both Le Devoir and Radio-Canada reports this key phrase from Harper: Quebecers need an option that is neither the centralization defended by the Liberal Party nor the separation proposed by the Bloc québécoisI think this is how the Conservative Party should promote itself in Quebec. The conventional wisdom in Quebec would label the Bloc Québécois as center-left, the Liberal Party as centrist and the Conservative Party as right-wing, thus showing Conservatives as 'extremists'. By instead emphasizing federalism - the relations between the federal and provincial governements - the Conservatives can instead present themselves as a moderate alternative to two failed extremisms: Liberal centralization and Bloc separatism. Indeed, even in the heartland of Quebec separatism, Saguenay-Lac-St-Jean, former PC MP Jean-Pierre Blackburn, who is a federalist, says that "Conservatives have always been closer [than Liberals] of supporters of the Parti québécois and the Bloc québécois". The glue that can bind moderate Quebec nationalists and federalists, alienated Westerners and conservatives in Ontario and the Maritimes is of course the belief that the government in Ottawa cannot be the solution to all our problems and that local and provincial governments are often better suited to the task. UPDATE 13h45: See also this Pro-Harper article (in French) which will soon be published in a Quebec university campus journal. The author is an ex-leftist and ex-separatist. UPDATE 20h57: Andrew Coyne points to this comment by Warren Kinsella, who was a political strategist for Jean Chrétien: Stephen Harper's one of those politicians - like Chretien - who the pundits and politicos always underestimate (me included). He put the Progressive Conservative party out of existence. He scared off Bernard Lord, Peter McKay and no less than Mike Harris. And he has won a huge victory without making a single mistake - and without breaking into a sweat. | Andrew Coyne et Colby Cosh ont deux bons articles dans le National Post sur la victoire de Stephen Harper dans la course à la chefferie du Parti Conservateur. Les commentaires d'Andrew Coyne sont particulièrement pertinents:
Mais c'est ironiquement en examinant les résultats comté par comté qu'on voit émerger l'étendue du soutien à Harper. Il a gagné dans chaque comté à l'ouest de l'Ontario: c'était probablement ce qu'on attendait (quoique les majorités écrasantes, souvent à plus de 80%, restent une surprise.) Mais, de manière significative, il a gagné dans 90 comtés en Ontario, comparé à 9 pour ses rivaux ontariens. Tant pis pour la thèse "Harper ne peut pas gagner en Ontario".Le plus grand défi reste le Québec. Je crois toujours que la clé pour mousser l'appui Conservateur au Québec sont les propositions de Harper pour un fédéralisme plus décentralisé. En effet, Harper lui-même semble le croire étant que donné Le Devoir et Radio-Canada rapporte cette phrase-clé de Harper: Les Québécois ont besoin d'une option qui n'est pas la centralisation qui est défendue par le Parti libéral, ni la séparation proposée par le Bloc québécois.Je crois que c'est ainsi que le Parti Conservateur doit se présenter au Québec. La sagesse conventionnelle au Québec veut que le Bloc Québécois soit de centre-gauche, le Parti Libéral centriste et le Parti Conservateur de droite, montrant ainsi les Conservateurs comme étant des "extrémistes". En mettant plutôt l'emphase sur le fédéralisme - les relations entre les gouvernements fédéral et provinciaux - les Conservateurs peuvent ainsi se présenter comme une alternative modérée à deux extrémismes qui ont échoué: la centralisation du PLC et le séparatisme du Bloc. En effet, même dans le coeur du séparatisme québécois, le Saguenay-Lac-St-Jean, l'ex-député PPC Jean-Pierre Blackburn, qui est un fédéraliste, dit que "ce sont les Conservateurs qui ont toujours été plus près [que les Libéraux] des sympathisants du Parti québécois et du Bloc québécois". La colle qui peut lier les modérés nationalistes et fédéralistes du Québec, les gens de l'Ouest aliénés et les conservateurs de l'Ontario et des Maritimes est bien sûr la conviction que le gouvernement à Ottawa ne peut pas être la solution à tous nos problèmes et que les gouvernements locaux et provinciaux sont souvent mieux adaptés à la tâche. MISE À JOUR 13h45: Voir aussi cet article Pro-Harper qui sera bientôt publié dans un journal universitaire québécois. L'auteur est un ex-gauchiste et ex-séparatiste. MISE À JOUR 20h57: Andrew Coyne signale ce commentaire de Warren Kinsella, qui était un stratège politique pour Jean Chrétien: Stephen Harper est un de ces politiciens - comme Chrétien - qui est toujours sous-estimé autant par les experts (incluant moi) que par les politiciens. Il a mis fin au Parti Progressiste-Conservateur. Bernard Lord, Peter McKay et rien de moins que Mike Harris l'ont craint. Et il a gagné un très grande victoire sans faire une seule erreur - et sans verser une goutte de sueur. |