| You remember the federal Ontario Liberal caucus that was caught red-handed saying they have to "change the subject" by putting money in "a strategic fund" to spend it "for a few very specific, what would otherwise be called infrastructure projects" so that "people have something else to talk about"? Now they're shocked, shocked. It's not that they suddenly have some sense of shame about having been caught plotting to sweep a massive defrauding of taxpayers under the rug. They now want to press criminal charges not only against whoever turned on the switches of the Parliamentary television system, but also against the Sun newspaper chain that reported it (found via Andrew Coyne, who has more comments on this)
But the sponsorship scandal is still interesting, so we won't "change the subject". The sponsorship scandal was linked to Chrétien's Prime Minister's Office. Jean Pelletier, then Chrétien's chief of staff, regularly called the head of the sponsorship program to make political pressures on how the money would be handed out. Newly released memos also show Paul Martin's senior aides were intervening in sponsorship and advertising programs as soon as 1994 and 1995, which yet again makes Paul Martin's claim of having known nothing look even more dubious. Andrew Coyne has informations on how some public servants suddenly retired to be hired back by advertising firms to which they had just given lucrative contracts. Finally, this revealing interview of a retired accountant who worked in the federal government traces back the roots of the sponsorship scandal to administrative changes made in the early 1960s: The sponsorship scandal in Ottawa can be traced to the report of the Royal Commission on Government Organization, chaired by Grant Glassco, which reported in 1962.Also note that the reason for abolishing the COT was that government had grown so much that this system was becoming "very difficult to manage". | Vous vous rappelez du caucus Libéral fédéral d'Ontario qui s'est fait prendre la main dans le sac à dire qu'ils devaient "changer de sujet" en mettant de l'argent dans "un fonds stratégique" pour le dépenser "pour quelques projets très spécifiques, qui seraient autrement appelés projets d'infrastructure" afin que "les gens parlent d'autres choses"? Maintenant ils sont scandalisés, scandalisés. Ce n'est pas qu'ils éprouvent soudainement une quelconque honte à s'être fait prendre à comploter pour balayer en dessous du tapis une fraude massive faite aux contribuables. Ils veulent maintenant déposer des accusations criminelles non seulement contre quiconque a allumé le système de télévision du Parlement, mais aussi contre la chaîne de journaux Sun qui l'a rapporté (trouvé via Andrew Coyne, qui a aussi plus de commentaires là-dessus)
Mais le scandale des commandites est toujours intéressant, alors nous n'allons pas "changer de sujet". Le bureau du premier ministre Jean Chrétien a été lié au scandale des commandites. Jean Pelletier, qui était alors le chef de cabinet de Chrétien, appelait régulièrement le responsable du programme des commandites pour exercer des pressions politiques sur la manière dont les subventions seraient distribuées. Des mémos récemment rendus publics montrent aussi que des assistants hauts placés de Paul Martin intervenaient dans les programmes de publicité et de commandites aussi tôt que 1994 et 1995, ce qui fait encore une fois que les affirmations de Paul Martin selon lesquelles il ne savait rien ont l'air encore plus douteuses. Andrew Coyne a des informations sur la façon dont certains fonctionnaires ont soudainement pris leur retraite pour être ensuite engagés par des firmes de publicité auxquelles ils venaient tout juste de donner des contrats lucratifs. Finalement, cet interview révélateur d'un comptable à la retraite qui a travaillé pour le gouvernement fédéral trouve les racines du scandale des commandites dans des changements administratifs faits au début des années 1960: Le scandale des commandites à Ottawa trouve ses racines dans le rapport de la Commission royale sur l'organisation du gouvernement, présidée par Grant Glassco, qui a rendue son rapport en 1962.Notez aussi que la raison pour laquelle le CDT a été aboli et que le gouvernement avait tellement grossi que ce système devenait "très difficile à gérer". |