mars 05, 2004

Fan Club Joseph Facal

I would probably go much more lightly in my bashing of the Parti Québécois if it had within its ranks more people like Joseph Facal, former President of the Quebec Treasury Board under the Parti Québécois.

Joseph Facal wrote in December 2003 a solid op-ed demolishing federal employment insurance. Here's an excerpt:

According to the chief actuary of the federal government, the $44 billion of surpluses generated up to now by the federal regime of employment insurance amount to three times more than what would have been necessary, even in the case of an economic slowdown. Let's put it bluntly: derailed from its original mission, the employment insurance regime has become a covert form of taxation which makes heavier the fiscal burden of contributors and greatly harms Canadian competitivity.
His February 2004 op-ed on tuition fees is just as much solid:
The central argument of student associations is that any increase in tuition fees would reduce accessibility. However, nobody could establish such a link. Nova Scotia has the highest tuition fees yet has also the highest rate of university attendance. Ontario raised these fees by 137% over 10 years and her university attendance rate is higher than Quebec's. The very high increase of fees in Quebec in 1991-1992 did not prevent an increase in the university attendance rate. Many studies point out to the greater importance of factors such as the valorization of education in the familial home and academic success in high school.

We also know that children from upper-income families have a much greater probability of attending university than those from lower income families. Not only very low tuition fees do not substantially modify the composition of the student body on university campuses, but they are tantamount to subsidizing the education of young people mostly from upper-middle class backgrounds by taxpayers whose children do not start with these social advantages. Is that progressive?

Of course, Quebec's Left likes to remind people that Facal is not "right-wing". Facal labels himself a social-democrat and points to Tony Blair as a model. However, and that's unfortunate, people like Facal and Blair are generally an exception within the modern Left.
Je taperais probablement beaucoup moins fort sur le Parti Québécois si il comptait parmi ses rangs plus de gens comme Joseph Facal, ex-président du Conseil du trésor du Québec sous le Parti Québécois.

Joseph Facal a écrit en décembre 2003 un éditorial solide déboulonnant l'assurance-emploi fédérale. En voici un extrait:

Selon l'actuaire en chef du gouvernement fédéral, les 44 milliards de dollars (G$) de surplus générés à ce jour par le régime d'assurance emploi représentent trois fois ce qui aurait été nécessaire, même en cas de ralentissement économique. Disons-le tout net : détourné de sa mission originelle, le régime d'assurance emploi est devenu un mode de taxation déguisée qui alourdit le fardeau fiscal des cotisants et nuit terriblement à la compétitivité canadienne.
De même, son autre éditorial sur les frais de scolarité est tout aussi solide:
L'argument central des associations étudiantes est que toute hausse des droits réduirait l'accessibilité. Personne n'a cependant pu établir ce lien. La Nouvelle-Écosse a les droits les plus élevés en même temps que le plus haut taux de fréquentation universitaire. L'Ontario a augmenté ces droits de 137 % en 10 ans et son taux de fréquentation est plus élevé que celui du Québec. La très forte hausse des droits au Québec en 1991-1992 n'a pas empêché le taux de fréquentation d'augmenter. Plusieurs études font ressortir que la valorisation de l'éducation dans le foyer familial et la réussite scolaire au niveau secondaire sont des facteurs explicatifs plus importants.

Nous savons aussi que les enfants issus de milieux aisés ont beaucoup plus de chances de fréquenter l'université que ceux issus de familles moins bien nanties. Non seulement des droits de scolarité très bas ne modifient pas substantiellement la composition de la clientèle universitaire, mais ils reviennent à faire subventionner l'éducation de jeunes venant surtout de milieux favorisés par des contribuables dont les enfants n'ont pas leurs avantages sociaux de départ. Est-ce que c'est cela le progressisme ?

Évidemment, la gauche québécoise aime bien rappeler que Facal n'est pas "de droite". Facal lui-même se dit social-démocrate et cite Tony Blair comme exemple. Cependant, et c'est bien dommage, les Facal et Blair sont généralement l'exception dans la gauche moderne.


Publié par Laurent à mars 5, 2004 06:35 PM
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