Lorsque la gauche canadienne attaque des mesures de privatisation, de dérèglementation ou de libéralisation ou des baisses d'impôts, elle se plaint souvent que ce sont des politiques importées des États-Unis. Regardons un exemple concret de "politique importée des États-Unis" qui a été mise en pratique dans l'histoire canadienne:
Prior to his time at Harvard, Trudeau was of the view that, "business was there to produce the goods and services, and the state was there to provide the proper environment for the production of wealth." But Harvard taught him differently: "the state has an active role to play in ensuring that there is equilibrium between the constituent parts of the economy, the consumers and the producers."-- Bercuson, David, et Cooper, Barry (1994) Derailed: The Betrayal of the National Dream. Toronto: Key Porter, p. 140.
Définitivement, ils avaient raison: il fallait vraiment se méfier des idées américaines, surtout celles qui venaient de leurs universités. Je suis seulement surpris de constater que la gauche canadienne était beaucoup moins bruyante pour dénoncer cette idéologie importée à l'époque.
Quand on copie des mesures de droite sur les Américains, elle lève haut et fort le drapeau canadien. Mais quand on copie des mesures de gauche sur eux, il est mystérieux de constater comment la gauche canadienne "oublie" tout simplement de brandir le drapeau canadien. Comme quoi la gauche canadienne comprend très bien le concept de pavillon de complaisance.