C'est maintenant officiel. Je suis certain que le gouvernement Charest va céder face au chantage des groupes "populaires" et des syndicats. Il a déjà haussé le salaire minimum dans l'industrie du vêtement et gelé les frais scolarité pour la durée de son mandat. Les taxes sur le tabac ont été haussées. Les tranches d'imposition ne seront indexées qu'à un taux inférieur au taux d'inflation, ce qui se traduira en termes réels (après inflation) par une hausse d'impôt déguisée. Pire, les baisses générales d'impôts promises sont remplacées par une démagogique baisse d'impôts "pour la classe moyenne".
Mais la goutte qui fait déborder est que le gouvernement Charest hausse les prestations d'aide sociale. Pire, il s'en vante et est fier de les hausser plus que le précédent gouvernement péquiste. Le ministre Claude Béchard dit être optimiste de réduire le nombre de personnes sur l'aide sociale dans les cinq prochaines années. J'ai des petites nouvelles pour toi mon Claude: ça marcherait peut-être si tu arrêtais d'augmenter l'argent que tu leur verses.
Bref, attendons-nous à ce que Charest nous laisse à la fin de son mandat un gouvernement plus gros, qui taxe et dépense une plus grande proportion du PIB, qu'au début de son mandat.
Après ça, on viendra nous dire que ce ne sont pas les syndicats qui mènent la place...