décembre 25, 2006

Joyeux Noël!

Are you a Member of Québec's National Assembly? In this era of reasonable accomodations for religious minorities, do you wonder if you should wish Quebecers a "Merry Christmas" or "Happy Holidays" in your last speech of the year in the National Assembly? Then, here is your Christmas present: a handy guide of parliamentary precedents, listing for each year the MNAs who wished Quebecers a Merry Christmas, Happy Holidays, or both:Êtes-vous un député siégeant à l'Assemblée Nationale? Dans cette ère d'accomodements raisonnables pour les minorités religieuses, vous demandez-vous si vous devez souhaiter aux Québécois un "Joyeux Noël" ou de "Joyeuses Fêtes" dans votre dernier discours de l'année à l'Assemblée Nationale? Alors, voici votre cadeau de Noël: un guide pratique de précédents parlementaires, indiquant pour chaque année les députés qui ont souhaité aux Québécois un Joyeux Noël, de Joyeuses Fêtes, ou les deux à la fois:
 Joyeux Noël (Merry Christmas)Joyeuses Fêtes (Happy Holidays)
1993Jean-Pierre Saintonge (PLQ)Guy Chevrette (PQ) 
1994Jacques Chagnon (PLQ), Daniel Johnson (PLQ), Guy Chevrette (PQ), Jean-Pierre Saintonge (PLQ)  
1995 Guy Chevrette (PQ) 
1996Une voix (A voice)  
1997Lucien Bouchard (PQ), Jean-Claude Gobé (PLQ) Norman MacMillan (PLQ), Jean-Pierre Charbonneau (PQ)
1998Dissolution de l'Assemblée nationale le 28 octobre 1998 (élections générales) — The National Assembly was dissolved on October 28, 1998 (general elections)
1999  Jean-Pierre Charbonneau (PQ), Diane Leblanc (PLQ), Jacques Brassard (PQ), Pierre Paradis (PLQ)
2000  Jean-Pierre Charbonneau (PQ)
2001 Mario Dumont (ADQ)Jean Charest (PLQ), Jean-Pierre Charbonneau (PQ), Jacques Brassard (PQ)
2002Bernard Landry (PQ), Geoffrey Kelley (PLQ)Mario Dumont (ADQ)Jean-Marc Fournier (PLQ), François Beaulne (PQ)
2003Michel Bissonnet (PLQ)Bernard Landry (PQ), Marc Picard (ADQ)Jean Charest (PLQ)
2004 Michel Bissonnet (PLQ)Jean Charest (PLQ), Mario Dumont (ADQ), Daniel Bernard (PLQ)
2005Maxime Arseneau (PQ), Jacques Chagnon (PLQ), Michel Bissonnet (PLQ), Diane Leblanc (PLQ) Stéphane Bédard (PQ)
2006Elsie Lefebvre (PQ)Mario Dumont (ADQ), Normand Jutras (PQ)André Boisclair (PQ), Diane Leblanc (PLQ)
Source:

Débats de l'Assemblée Nationale, 16 décembre 1993, 20 décembre 1994, 21 décembre 1994, 15 décembre 1995, 18 décembre 1996, 16 décembre 1997, 19 décembre 1997, 17 décembre 1999, 20 décembre 2000, 19 décembre 2001, 18 décembre 2002, 19 décembre 2002, 18 décembre 2003, 16 décembre 2004, 13 décembre 2005, 14 décembre 2005, 15 décembre 2005, 14 décembre 2006

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décembre 10, 2006

Mise à jour du blogroll

As you may have noticed, this blog has been inactive during the last months, among other things because of a lack of time. In the meanwhile, the following Québec blogs have been added to my blogroll:Comme vous l'avez peut-être remarqué, ce blogue a été inactif au cours des derniers mois, entre autres à cause d'un manque de temps. En attendant, les blogues québécois suivants ont été ajoutés à mon blogroll:

David Chrétien
De gauche à droite
Le Québec révisé
Le surfeur autonome
Pierre Duhamel

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juillet 18, 2006

Un peu de judo

It is well known that the principle of judo is to use the strength and momentum of your opponent against him. We saw last week two dramatic examples of judo in a figurative sense.

During the second overtime of the soccer World Cup final match, Italian defender Marco Materazzi apparently threw some insults worthy of junior high school yard taunts to star French offensive midfielder Zinedine Zidane. It is not rare for sports players to resort to these kind of tactics in order to make their opponents lose their focus and concentration. But Zidane's reaction went beyond that. He hit Materazzi with a magnificient headbutt and was expelled from the match, leaving his team to play the final stretch short of its best player. While Materazzi's stature has not been increased by this incident, Zidane's strength and his overwillingness to use it clearly backfired on him and on his team.

There was another example of overreaction last week on Québec's political scene. In answer to an interviewer on international francophone television station TV5 who stated that Québec had the means to become independent, Québec Premier Jean Charest said that while it would be feasible, it wouldn't be in Quebecers' interest. This was a quite typical Québec federalist argument. But PQ leaders such as André Boisclair and Bernard Landry cherry-picked Charest's words that independence would be feasible and they spent the week declaring their triumph and doing victory dances. In doing so, they fell in Charest's trap, no matter whether he had set it up intentionally or not.

By making Charest's words the issue, they gave him a stage from which he could repeat his complete words and precise them, and Charest used it to make the very obvious point that not all feasible things are desirable. Furthermore, Boisclair's reaction ruined the Parti Québécois' pre-electoral strategy, which had been to quietly de-emphasize sovereignty. Parti Québécois strategists realized that the heydays of the Gomery Commission were over and that sovereignty was now a losing electoral issue for the PQ. Indeed, by May-June 2006, it was the Liberals who were talking the most often about sovereignty, never missing an occasion to accuse the PQ of being obsessed with sovereignty and referendums. So you can see how happy Charest and the Liberals were to be able to vindicate their claims last week.

Il est bien connu que le principe du judo est d'utiliser la force et les mouvements de son adversaire contre lui. On a vu la semaine dernière deux exemples frappants de judo au sens figuré.

Au cours de la deuxième prolongation du match de finale de Coupe de monde de soccer, le défenseur italien Marco Materazzi a apparemment lancé quelques insultes dignes d'une cour d'école au milieu offensif français Zinedine Zidane. Il n'est pas rare que des joueurs sportifs aient recours à de telles tactiques afin de déconcentrer leurs adversaires. Mais la réaction de Zidane est allée plus loin. Il a frappé Materazzi avec un magnifique coup de tête et a été expulsé du match, laissant son équipe jouer le reste de la finale sans son meilleur joueur. Bien que Materazzi ne sorte pas grandi de cet incident, la force de Zidane et sa trop grande volonté à en user se sont clairement retournés contre lui et son équipe.

Il y a eu un autre exemple de réaction exagérée la semaine dernière sur la scène politique québécoise. En réponse à un intervieweur de la station de télévision francophone internationale TV5 qui a affirmé que le Québec avait les moyens de devenir indépendant, le Premier ministre du Québec Jean Charest a dit que bien que ce serait faisable, ce ne serait pas dans l'intérêt des Québécois. C'était un argument typique des fédéralistes québécois. Mais les chefs du PQ tels qu'André Boisclair et Bernard Landry n'ont retenu que les mots de Charest sur la faisabilité de l'indépendance et ont passé la semaine à déclarer leur triomphe et à faire des danses de la victoire. Ce faisant, ils sont tombés dans le piège de Charest, peu importe qu'il l'ait tendu par exprès ou non.

En faisant des paroles de Charest un enjeu, ils lui ont donné un podium du haut duquel il pourrait répéter et préciser l'ensemble de ses paroles, et Charest en a profité pour présenter l'argument très évident que ce qui est faisable n'est pas nécessairement souhaitable. De plus, la réaction de Boisclair a bousillé la stratégie pré-électorale du Parti Québécois, qui était de tranquillement enlever l'emphase sur la souveraineté. Les stratèges du Parti Québécois avaient réalisé que les "beaux jours" de la Commission Gomery étaient terminés et que la souveraineté était maintenant un enjeu électoral perdant pour le PQ. En effet, en mai et juin 2006, c'étaient les Libéraux qui parlaient le plus souvent de souveraineté, ne ratant jamais une occasion d'accuser le PQ d'être obsédé par la souveraineté et les référendums. On voit maintenant à quel point Charest et les Libéraux sont contents d'avoir pu voir leurs affirmations confirmées la semaine dernière.

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juillet 09, 2006

Taux de fécondité selon l'origine et la religion

According to a common stereotype, Canadians of European ancestry are not having babies anymore whereas visible minorities in Canada are having a lot of them. But a recent study from Statistics Canada shows that the reality is more nuanced.

While the total fertility rate of white Canadians in 2001 was indeed low — 1.51 children per woman — the fertility rate of visible minorities in Canada was not that much higher: it stood at 1.70 in 2001. Moreover, from 1996 to 2001, the fertility rate of visible minorities has declined faster (by 0.24) than that of whites (by 0.12). We also see that almost no group has a fertility rate higher than the replacement rate of 2.1. For example, Southeast Asians have a fertility rate that ranges from 1.18 to 1.71, depending on their country of origin, West Asians have a rate of 1.54, South Asians are at 1.99, Latin Americans at 1.83 and blacks at 1.71.

There are only two exceptions: Aboriginals, who have a fertility rate of 2.60, and Arabs, who also have a fertility rate of 2.60. (The summary published by Statistics Canada lumps together Arabs and West Asians. The fertility rate specific to Arabs is buried in the middle of a 128 pages PDF and the only journalist who reported on this study apparently did not find this number. I do not know why Statistics Canada did not put one of the most significant results of the study in its summary.)

The same study also measured the fertility rate by religious denomination. While almost all religious denominations have fertility rates that are below the replacement rate, what stands out is the fertility rate of Muslims, which stands at 2.41.

UPDATE: Le Devoir published an article on this topic in its July 11 edition.

Selon un stéréotype courant, les Canadiens d'origine européenne ne font plus d'enfants alors que les minorités visibles du Canada en font beaucoup. Mais une recente étude de Statistique Canada montre que la réalité est plus nuancée.

Bien que l'indice synthétique de fécondité des Canadiens blancs en 2001 soit bel et bien bas — 1,51 enfants par femme — l'indice synthétique de fécondité des minorités visibles au Canada n'était pas tellement plus élevé: il était de 1,70 en 2001. De plus, de 1996 à 2001, le taux de fécondité des minorités visibles a diminué plus vite (de 0,24) que celui des blancs (de 0,12). On voit aussi que presque aucun groupe n'a un taux de fécondité supérieur au taux de remplacement de 2,1. Par exemple, les Asiatiques du Sud-Est ont un taux de fécondité qui varie entre 1,18 et 1,71, selon le pays d'origine, les Asiatiques de l'Ouest ont un taux de 1,54, les Sud-Asiatiques sont à 1,99, les Latino-Américains à 1,83 et les noirs à 1,71.

Il y a seulement deux exceptions: les Autochtones, qui ont un taux de fécondité de 2,60, et les Arabes, qui ont aussi un taux de fécondité de 2,60. (Le résumé publié par Statistique Canada met les Arabes et les Asiatiques de l'Ouest dans le même panier. Le taux de fécondité spécifique aux Arabes est enfoui au milieu d'un PDF de 129 pages et le seul journaliste qui a rapporté cette étude n'a apparemment pas trouvé ce chiffre. Je ne sais pas pourquoi Statistique Canada n'a pas mis un des résultats les plus significatifs de l'étude dans son résumé.)

La même étude a aussi mesuré l'indice synthétique de fécondité selon la confession religieuse. Alors que presque toutes les confessions religieuses ont des taux de fécondité inférieurs au taux de remplacement, ce qui ressort est le taux de fécondité des Musulmans, qui est de 2,41.

MISE À JOUR: Le Devoir a publié un article sur ce sujet dans son édition du 11 juillet.

Publié par Laurent à 07:23 PM | Commentaires (2) | TrackBack (0)

juillet 06, 2006

Slow down / Au ralenti

As you may have noticed, this blog is slowing down during the summer months.

In the main time, you can read Jarrett Plonka's post on the surprising resurrection of the Canadian Alliance logo.

Comme vous l'avez sans doute remarqué, ce blogue est au ralenti durant les mois d'été.

Entre temps, vous pouvez lire le billet de Jarrett Plonka sur la surprenante résurrection du logo de l'Alliance canadienne.

Publié par Laurent à 11:56 PM | TrackBack (0)

juin 27, 2006

Le PQ et son scandale

There was a scandal last week when it was confirmed that the Parti Québécois received 96,400$ in disguised contributions from Groupaction from 1995 to 2000. But another scandal is the way sovereignist leaders have handled these revelations.

When former Groupaction president Jean Brault and lobbyist Alain Renaud first testified in April 2005 to the Gomery Commission that Groupaction had given about 100,000$ to the Parti Québécois in order to secure contracts from Québec's Crown corporations, the Parti Québécois, by way of a press release, "formally denie[d] having received any money at all from Groupaction" and it attempted to discredit Alain Renaud by saying his claims were "clearly false" and "part of a decoy strategy" that was "shameful and desperate". Pierre Châteauvert, then executive director of the PQ, declared to the Journal de Montréal that such a thing was impossible because the PQ does not accept checks from corporations. This was pure obfuscation since it was obvious that the claim was not that Groupaction had directly wrote a check to the PQ, but rather that it had funneled the contributions through its employees, who were reimbursed by Groupaction for these contributions.

Now that a Commission of inquiry commissioned by Québec's Chief Electoral Officer and headed by Justice Moisan has found in its report that Groupaction indeed contributed, through its employees, 96,400$ to the Parti Québécois and that Parti Québécois officials were aware of these contributions, the initial denials by the Parti Québécois and the attacks on Alain Renaud look less like an honest mistake made in ignorance and more like an attempt to conceal the truth. Recall that Ginette Boivin, who is one of the two PQ officials fingered by the Commission's report, is still responsible for the PQ's financing: the PQ cannot plead organizational amnesia. Instead, the Parti Québécois continues to resort to denials and attacks: despite the evidence presented in the Moisan report, PQ leader André Boisclair claims that there is no evidence that PQ officials approved the contributions and online attacks on the integrity of Justice Moisan by Péquiste activists were so numerous and so fierce that columnist Michel C. Auger was prompted to write a post setting the record straight.

Another tactic used by sovereignist leaders is to claim that Groupaction didn't receive any contract from the government of Québec or its Crown corporations. During a press conference held at the National Assembly on April 7, 2005, PQ MNA Stéphane Bédard claimed that Groupaction did "not get any contract with the SAQ nor with the government of Québec while the Parti québécois held power". Last Thursday, Bloc Québécois leader Gilles Duceppe said that "no contract was awarded" to Groupaction. While the PQ, in its press release of last Wednesday, did acknowledge that Groupaction won a publicity contract from Télé-Québec in 1997, it still omits to mention the fact that Groupaction also won the main publicity contract of the Société des Alcools du Québec in 1995 under a PQ government (though it mentions that the contract ended in 1998).

How come virtually no one called Parti Québécois officials on their contradictions and obfuscations? How come Gilles Duceppe's words, "no contract was awarded", can be printed in large letters at the top of a page in La Presse and not face any public rebuttal, despite the obvious falseness of these words?

Il y a eu un scandale la semaine dernière lorsqu'il a été confirmé que le Parti Québécois a reçu 96 400$ en contributions déguisées de Groupaction de 1995 à 2000. Mais la manière dont les leaders souverainistes ont géré ces révélations constitue un autre scandale.

Lorsque l'ex-président de Groupaction et le lobbyiste Alain Renaud ont d'abord témoigné en avril 2005 à la Commission Gomery que Groupaction avait donné environ 100 000$ au Parti Québécois afin d'obtenir des contrats des sociétés d'État québécoises, le Parti Québécois, par voie de communiqué, a "ni[é] formellement avoir reçu quelque montant que ce soit de Groupaction" et il a tenté de discréditer Alain Renaud en plaidant que ses affirmations étaient "clairement fausses" et faisaient "partie d'une stratégie de diversion" qui était "éhontée et désespérée". Pierre Châteauvert, alors directeur général du PQ, a declaré au Journal de Montréal qu'une telle chose était impossible puisque le PQ n'accepte pas les chèques des compagnies. C'était de la pure obfuscation puisqu'il était évident que l'affirmation n'était pas que Groupaction ait directement fait un chèque au PQ, mais plutôt qu'elle ait fait transité les contributions par ses employés, qui ont été remboursés par Groupaction pour ces contributions.

Maintenant qu'une Commission d'enquête créée par le Directeur général des élections du Québec et dirigée par le juge Moisan a trouvé dans son rapport que Groupaction a bel et bien contribué, via ses employés, 96 400$ au Parti Québécois et que les responsables du Parti Québécois étaient au courant de ces contributions, le déni initial du Parti Québécois et les attaques contre Alain Renaud ressemblent moins à un erreur honnête faite dans l'ignorance et plus à une tentative de cacher la vérité. Gardez en tête que Ginette Boivin, qui est une des deux responsables du PQ pointées du doigt dans le rapport de la Commission, est toujours responsable du financement au PQ: le PQ ne peut pas plaider l'amnésie organisationnelle. À la place, le Parti Québécois continue d'avoir recours au déni et aux attaques: malgré les preuves présentées dans le rapport Moisan, le chef du PQ André Boisclair affirme que rien ne démontre que les responsables du PQ ont approuvé les contributions et les attaques sur le Web contre l'intégrité du juge Moisan par des militants Péquistes ont été si nombreuses et si féroces que le chroniqueur Michel C. Auger s'est senti obligé d'écrire un billet pour rétablir les faits.

Une autre tactique utilisée par les leaders souverainistes est d'affirmer que Groupaction n'a reçu aucun contrat du gouvernement du Québec ou de ses sociétés d'État. Durant une conférence de presse tenue à l'Assemblée nationale le 7 avril 2005, le député Péquiste Stéphane Bédard a affirmé que Groupaction n'a "pas obtenu de contrat, ni avec la SAQ, ni avec le gouvernement du Québec, pendant que [le PQ était] au pouvoir". Jeudi dernier, le chef du Bloc Québécois Gilles Duceppe a dit qu'"il n'y a aucun contrat qui a été donné" à Groupaction. Alors que le PQ, dans son communiqué de mercredi dernier, a reconnu que Groupaction a obtenu un contrat de publicité de Télé-Québec en 1997, il a néanmoins omis de mentionner le fait que Groupaction a aussi obtenu le contenu principal de publicité de la Société des Alcools du Québec en 1995 sous un gouvernement Péquiste (bien qu'il mentionne que le contrat a pris fin en 1998).

Comment se fait-il que virtuellement personne n'ait confronté les responsables du Parti Québécois par rapport à leurs contradictions et à leurs obfuscations? Comment se fait-il que les mots de Gilles Duceppe, "aucun contrat n'a été donné", puissent être imprimés en grosses lettres dans le haut d'une page de La Presse et ne faire face à aucune réfutation publique, malgré l'évidente fausseté de ces mots?

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juin 21, 2006

DGEQ: Près de 100 000$ de dons de Groupaction au PQ

The Chief Electoral Officer of Québec has published today a report confirming that Groupaction Marketing, an advertising agency that was at the center of the sponsorship scandal, gave the Parti Québécois almost 100,000$ in disguised contributions (made by employees and reimbursed by Groupaction) in the mid-1990s. The report also concluded that Parti Québécois officials knew about Groupaction's actions. (See also these posts from last year.)

The report also recommends changes in Québec's political financing rules in order to allow donations from corporations as well as larger individual donations. The logic of the recommendation is that it's better for such donations to occur directly and transparently than to do so indirectly like Groupaction did with the PQ. Interestingly, this is the same argument that former Chief Electoral Officer of Québec Pierre-F. Côté made to the Commons committee studying changes to federal political financing rules. This seems to be a case of the grass always being greener on the neighbor's yard. Groupaction managed to break both provincial and federal political financing rules, and now the federal government wants to prevent such things by adopting rules similar to those of Québec whereas Québec is starting to think about doing the reverse in reaction to the same events.

Le Directeur général des élections du Québec a publié aujourd'hui un rapport confirmant que Groupaction Marketing, une agence de publicité qui était au centre du scandale des commandites, a donné près de 100 000$ en contributions déguisées (faites par des employés et remboursées par Groupaction) au Parti Québécois lors du milieu des années 1990. La rapport a aussi conclu que les responsables du Parti Québécois étaient au courant des actions de Groupaction. (Voir aussi ces billets de l'an dernier.)

Le rapport recommande aussi des changements dans les règles de financement politique du Québec afin de permettre les dons des entreprises ainsi que des dons individuels plus importants. La logique derrière cette recommendation est qu'il est préférable que de tels dons aient lieu directement et de manière transparente plutôt qu'indirectement comme Groupaction a fait avec le PQ. Ce qui est intéressant est que c'est le même argument que l'ex-Directeur général des élections du Québec Pierre-F. Côté a présenté au comité des Communes qui se penche sur les changements aux règles fédérales de financement politique. Cela semble être un exemple d'un gazon qui est toujours plus vert chez le voisin. Groupaction a trouvé le moyen de violer autant les règles provinciales que fédérales de financement politique, et maintenant le gouvernement fédéral veut prévenir de telles choses en adoptant des règles semblable à celles du Québec alors que le Québec commence à penser à faire l'inverse en réaction aux mêmes évènements.

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juin 18, 2006

The Conservative Party's past and future promises

The book Double Vision: The Inside Story of the Liberals in Power described what happened during the drafting of the federal government's 1994 budget when officials from the Department of Finance reminded Finance minister Paul Martin of the promises that had been made in the Red Book, the Liberal Party's 1993 electoral platform. Paul Martin yelled at them: "Don't tell me what's in the red book. I wrote the goddarn thing and I know that it's a lot of crap."

This is the kind of cynical behavior that people had come to expect from politicians and an exemple of why, according to a December 2005 Léger Marketing poll, 76 percent of Canadians did not believe in electoral promises. This also explains why so many people are surprised that Stephen Harper is doing what he said he would do. There were only 17 percent of Canadians who believed in electoral promises in December 2005, but according to a May 2006 Léger Marketing poll, 52 percent of Canadians now believe Stephen Harper will keep the promises he made during the last federal election campaign. Le Devoir is even criticizing the Conservative government for sticking too closely to its electoral promises and is calling on it to develop a vision beyond the promises of the last electoral campaign.

The Conservative Party will particularly have to think about what will be the next step, what will be its platform for the next electoral campaign. Given Harper's reputation, this platform will probably be the platform to be taken the most seriously and to be subjected to the closest scrutiny in recent history, which will be a double-edged sword for the Conservative Party.

Le livre Double Vision: The Inside Story of the Liberals in Power a décrit ce qui s'est passé lors de l'élaboration du budget 1994 du gouvernement fédéral lorsque des fonctionnaires du ministère des Finances ont rappelé au ministre des Finances Paul Martin les promesses qui avaient été faites dans le Livre rouge, la plate-forme électorale du Parti Libéral en 1993. Paul Martin leur a crié: "Ne me dites pas ce que contient le livre rouge. J'ai rédigé ce foutu ouvrage et je sais qu'il contient beaucoup de conneries."

C'est le genre de comportement cynique que les gens en étaient venus à attendre des politiciens et un exemple de pourquoi, selon un sondage Léger Marketing de décembre 2005, 76% des Canadiens ne croyaient pas aux promesses électorales. Cela explique aussi pourquoi tant de gens sont surpris que Stephen Harper fasse ce qu'il a dit qu'il ferait. Il y a seulement 17% des Canadiens qui croyaient aux promesses électorales en décembre 2005, mais selon un sondage Léger Marketing de mai 2006, 52% des Canadiens croient maintenant que Stephen Harper tiendra les promesses qu'il a faites au cours de la dernière campagne électorale fédérale. Le Devoir reproche même au gouvernement Conservateur de se tenir trop près de ses promesses électorales et l'enjoint à développer une vision qui dépasse les promesses de la dernière campagne électorale.

Le Parti Conservateur aura particulièrement à penser à ce que sera la prochaine étape, à ce que sera sa plate-forme lors de la prochaine campagne électorale. Étant donné la réputation de Harper, cette plate-forme sera probablement la plate-forme qui aura été prise le plus au sérieux et sujette à l'examen le plus approfondi de l'histoire récente, ce qui sera un couteau à double tranchant pour le parti Conservateur.

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juin 15, 2006

Les Canadiens et l'immoralité

Léger Marketing has polled Canadians in 2002 and 2006 to know their opinion on morality. Here are the share of Canadians who consider the following behaviours to be immoral:
 20022006
Shoplifting89,3
Pedophilia81
Taking hard drugs79,2
Tax evasion77,0
Extra-marital affairs80,874
Prostitution68,468
Alcohol abuse66,165
Sexual relations before 1665
Suicide61,8
Pornographic films58
Working under the table52,8
Blasphemy40,251
Taking soft drugs47,5
Gambling41,4
Abortion 41,834
Euthanasia31,3
Homosexuality32,131
Pre-marital sex27,3
Atheism26,2
Divorce22,317
Contraception8

Léger Marketing (then called Léger et Léger) did a similar poll among Quebecers in 1990.1 Taken from this poll and those of 2002 and 2006, here are the share of Quebecers who consider the following behaviours to be immoral:

 1990220022006
Shoplifting91,9
Pedophilia91
Taking hard drugs85,1
Tax evasion75,5
Extra-marital affairs67,372,768
Prostitution68,366,668
Alcohol abuse92,073,766
Working under the table63,9
Gambling62,6
Suicide61,7
Pornographic films54
Sexual relations before 1681,151
Taking soft drugs45,3
Blasphemy63,150,143
Euthanasia28,1
Abortion43,041,628
Atheism25,5
Homosexuality47,026,122
Pre-marital sex16,0
Divorce37,525,815
Contraception9
Léger Marketing a sondé les Canadiens en 2002 et 2006 pour connaître leur opinion sur la moralité. Voici le pourcentage de Canadiens qui considèrent que les comportements suivants sont immoraux:
 20022006
Vol à l'étalage89,3
Pédophilie81
Consommation de drogues dures79,2
Évasion fiscale77,0
Relations extra-conjugales80,874
Prostitution68,468
Abus d'alcool66,165
Relations sexuelles avant 16 ans65
Suicide61,8
Films pornographiques58
Travail au noir52,8
Blasphème40,251
Consommation de drogues douces47,5
Gambling41,4
Avortement 41,834
Euthanasie31,3
Homosexualité32,131
Relations sexuelles avant le mariage27,3
Athéisme26,2
Divorce22,317
Contraception8

Léger Marketing (qui s'appelait alors Léger et Léger) a fait un sondage semblable en 1990 auprès des Québécois.1 Tirés de ce sondage ainsi que ceux de 2002 et 2006, voici les pourcentages de Québécois qui considèrent que les comportements suivants sont immoraux:

 1990220022006
Vol à l'étalage91,9
Pédophilie91
Consommation de drogues dures85,1
Évasion fiscale75,5
Relations extra-conjugales67,372,768
Prostitution68,366,668
Abus d'alcool92,073,766
Travail au noir63,9
Gambling62,6
Suicide61,7
Films pornographiques54
Relations sexuelles avant 16 ans81,151
Consommation de drogues douces45,3
Blasphème63,150,143
Euthanasie28,1
Avortement43,041,628
Athéisme25,5
Homosexualité47,026,122
Relations sexuelles avant le mariage16,0
Divorce37,525,815
Contraception9
1. Léger, Jean-Marc et Léger, Marcel (1990) Le Québec en question. Montréal: Les Éditions Québécor, p. 133.
2. Francophones: 83%; non-francophones: 17%.
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juin 13, 2006

Sylvain Simard et les frais de scolarité

I was going to write a post praising the political courage of Parti Québécois MNA Sylvain Simard who, during the PQ's thematic convention on education this weekend, defied his party on tuition fees by pointing out that the tuition freeze had led to an underfunding of universities and that this policy has ultimately harmed students. Predictably, his party greeted him with tar and feathers.

However, in the course of writing that post, I found this news item from January 2003 which tells us how Sylvain Simard, then Education Minister, explained the underfunding of universities at the time: he blamed the fiscal imbalance and did not mention tuition fees.

I guess we will have to add the name of Sylvain Simard to the list of persons who make much more sense when they are not part of a PQ government.

J'allais écrire un billet louangeant le courage politique du député Péquiste Sylvain Simard qui, au cours du Congrès thématique du PQ sur l'éducation cette fin de semaine, a défié son parti sur les frais de scolarité en signalant que le gel des frais de scolarité avait mené à un sous-financement des universités et que cette politique avait ultimement nui aux étudiants. De manière prévisible, son parti l'a accueilli avec une brique et un fanal.

Cependant, en faisant des recherches pour ce billet, j'ai trouvé cet article de janvier 2003 qui nous dit comment Sylvain Simard, alors Ministre de l'éducation, expliquait le sous-financement des universités à l'époque: il blâmait le déséquilibre fiscal et ne mentionnait pas les frais de scolarité.

J'ai l'impression qu'il va falloir ajouter le nom de Sylvain Simard à la liste des personnes qui sont bien plus sensées lorsqu'elles ne font pas partie d'un gouvernement Péquiste.

Publié par Laurent à 08:49 AM | Commentaires (1) | TrackBack (0)